Le RN veut vendre France 2, France 5 et France Inter : ce plan à 4 milliards

L’audiovisuel public français fait partie du paysage quotidien de millions de téléspectateurs et d’auditeurs. Pourtant, son avenir pourrait basculer radicalement si le Rassemblement National accède au pouvoir. Laurent Jacobelli, porte-parole du parti et député de la Moselle, a détaillé un programme de privatisation massive visant France 2, France 5 et France Inter. L’enjeu affiché : récupérer 4 milliards d’euros et créer des géants médiatiques capables de rivaliser avec Netflix et Amazon Prime.
Pourquoi le RN cible 4 milliards dans l’audiovisuel public
Invité de l’émission Questions politiques, présentée par Victoria Koussa aux côtés d’Alix Bouilhaguet et Françoise Fressoz, Laurent Jacobelli n’a pas mâché ses mots. « Il y a 4 milliards à aller chercher et on va aller les chercher », a-t-il martelé. Dans la ligne de mire du RN : le coût du service public audiovisuel, jugé excessif face à des programmes que le parti estime comparables, voire inférieurs, à ceux du privé.
Le raisonnement repose sur un constat partagé par une partie de l’opinion : à l’heure où les plateformes américaines captent massivement les audiences françaises, les chaînes publiques peineraient à justifier leur financement. Le député de la Moselle considère que ces milliards seraient mieux employés ailleurs, dans la santé ou la justice notamment. Une position qui rejoint les débats sur le pouvoir d’achat au cœur de l’agenda politique actuel. Reste à savoir si l’électorat suivra cette logique comptable jusqu’au bout.
France 2, France 5, France Inter : le détail du plan de vente
Jacobelli a esquissé les grandes lignes d’un démantèlement méthodique. France 2, France 5 et France Inter seraient cédées au secteur privé, potentiellement sous forme de lots mêlant chaînes de télévision et stations de radio. « Nous allons adapter aux offres du marché », a-t-il précisé, tout en reconnaissant qu’aucun contact n’a été pris avec d’éventuels repreneurs.
L’objectif affiché est stratégique : constituer de grands groupes privés de médias capables de contrer l’hégémonie de Netflix et d’Amazon Prime, accusés de diffuser en France sans respecter les mêmes obligations que les diffuseurs nationaux. L’opération s’étalerait sur un quinquennat complet. Seule France 3 serait épargnée, recentrée sur le divertissement familial et la proximité régionale, sans journal national ni émission politique. Une vision qui rappelle l’époque des débats sur la ligne éditoriale du service public. Mais cette promesse soulève une question brûlante.

Bolloré en embuscade : qui rachèterait les chaînes publiques ?
L’audiovisuel fait déjà l’objet de vifs débats au Parlement, et la question du repreneur cristallise toutes les craintes. Sans contact officiel avec des acheteurs potentiels, le RN laisse le champ libre aux spéculations. Le nom de Vincent Bolloré, déjà propriétaire de Canal+ et de CNews via Vivendi, revient dans toutes les analyses. Ses détracteurs redoutent un transfert massif de fréquences vers un empire médiatique déjà dominant.
Jacobelli balaie ces inquiétudes en invoquant la compétitivité internationale. Selon lui, sans consolidation privée, la France subira « l’américanisation de ses chaînes de télévision ». Mais le risque inverse existe : concentrer l’information entre quelques mains privées menace le pluralisme autant que l’influence étrangère. Le calendrier annoncé — un quinquennat entier — laisse entrevoir des négociations âpres et des résistances sociales considérables parmi les 16 000 salariés de l’audiovisuel public.
Vendre France 2, France 5 et France Inter pour créer des champions nationaux face aux géants du streaming : la promesse est spectaculaire, le pari risqué. Si le RN accède un jour à l’Élysée, ce dossier deviendra l’un des plus explosifs du quinquennat. Et vous, seriez-vous prêt à voir le 20 heures passer sous pavillon privé ?
- 18/05/2026 à 13:30c'est comme les autoroute et l'argent sert a engraisser les politique uniquement il serait utile comme pour la television de fourré son nez dans les depenses de ces soit disant representant de la france ils ne parlentquede parti... bonjours l'absenteisme senat 70%.....
- 18/05/2026 à 07:13Pourquoi pas ,eux au moins donne les vrais informations, contrairement à France 2 et autres ! Un exemple il n’y a pas longtemps à LYON des voyous ont attaqués une voiture de police municipale et baisse à la tête une policière FRANCE 2 à ignoré l’information, par contre lorsque un policier porte un mauvais coup à un délinquant FRANCE 2 en parle plusieurs jours d’affilés. Donc OUI pour privatiser ces chaînes audiovisuelles !
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