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Selon un médecin, cet aliment du quotidien provoque les pets les plus nauséabonds

Publié par Cassandre le 14 Avr 2026 à 17:08

On a tous vécu ce moment gênant. Celui où un gaz silencieux s’échappe et empoisonne littéralement l’atmosphère. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi certains pets sont parfaitement inodores… alors que d’autres pourraient faire évacuer une pièce ? Un médecin américain a décortiqué la science derrière nos flatulences, et la réponse tient à un type d’aliment bien précis que la plupart d’entre nous consomment chaque jour.

Tous les pets ne naissent pas égaux

Personne gênée devant une assiette de brocolis et légumineuses

Avant de pointer du doigt le coupable, il faut comprendre une chose : vos gaz intestinaux n’ont pas tous la même origine. Le Dr Zachary Rubin, allergologue pédiatrique et immunologiste clinicien, l’a expliqué dans une vidéo Instagram qui a fait le tour du web. Selon lui, il existe trois grandes sources de flatulences, et chacune produit un résultat très différent.

La première, c’est tout simplement l’air que vous avalez en mangeant ou en buvant. Cet air emprisonné finit par ressortir — soit par un rot, soit par l’autre extrémité. La bonne nouvelle ? Ce type de gaz est quasi inodore. Si vous avez tendance à mâcher du chewing-gum, vous avalez d’ailleurs plus d’air que la moyenne.

La deuxième source, c’est le dioxyde de carbone. Il est produit quand des aliments riches en glucides atteignent votre estomac. Là encore, rien d’alarmant côté odeur. Votre entourage ne s’en rendra probablement même pas compte. Les boissons gazeuses amplifient ce phénomène, mais sans drame olfactif.

Mais alors, d’où viennent ces effluves capables de ruiner un trajet en ascenseur ? La réponse se cache dans la troisième catégorie — et elle implique un processus chimique bien particulier.

Le soufre : l’ennemi invisible de votre entourage

Les pets les plus redoutables ont un point commun : les composés soufrés. Quand certains aliments arrivent dans votre côlon sans avoir été complètement digérés, les bactéries intestinales prennent le relais. Elles fermentent lentement ces résidus et libèrent des gaz à base de soufre — les mêmes molécules que l’on retrouve dans l’odeur d’œuf pourri.

Le Dr Rubin précise que ces flatulences-là ont une particularité bien connue : elles sont souvent silencieuses. C’est le fameux « silencieux mais mortel » qui fait tant de victimes dans les open spaces et les salles d’attente. Peu de volume de gaz produit, mais une concentration en soufre maximale. Le processus de fermentation lent explique cette discrétion sonore couplée à une puissance olfactive redoutable.

Et si vous cumulez indigestion et fermentation ? Là, c’est le jackpot : des flatulences à la fois bruyantes ET malodorantes. Le pire des deux mondes, en somme. Mais la vraie question, c’est de savoir quels aliments précis déclenchent cette bombe chimique dans vos intestins.

La liste noire des aliments à éviter avant un rendez-vous

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Les principaux responsables sont les aliments riches en fibres et en protéines contenant du soufre. En tête de liste : les crucifères. Chou, chou-fleur, brocoli, choux de Bruxelles — ces légumes sont excellents pour la santé globale, mais leur teneur en composés soufrés en fait les champions toutes catégories des pets nauséabonds. L’oignon et l’ail complètent ce podium.

Les légumineuses ne sont pas en reste. Haricots, lentilles, pois chiches et pois cassés sont des bombes à retardement intestinales. Leur richesse en fibres fermentescibles nourrit directement les bactéries productrices de soufre. Même le soja, souvent considéré comme un aliment léger, figure sur cette liste.

Les céréales complètes comme le blé complet, le seigle ou l’orge participent aussi au phénomène. Même certains fruits apparemment inoffensifs sont concernés : pommes, poires, cerises et mangues, riches en FODMAPS, peuvent alimenter cette fermentation intestinale. Si vous aimez les fruits au quotidien, mieux vaut choisir les bons au bon moment.

Côté boissons, les sodas, la bière et même l’eau gazeuse ajoutent du gaz dans un système déjà sous pression. Un cocktail parfait pour transformer votre appareil digestif en usine à nuisances.

Quand faut-il vraiment s’inquiéter ?

Péter entre 13 et 21 fois par jour est parfaitement normal selon la littérature médicale. Votre microbiote intestinal a besoin de ce processus pour fonctionner correctement. Mais le Dr Rubin insiste sur un point crucial : si vos flatulences s’accompagnent de douleurs abdominales, de nausées, de vomissements, de fièvre ou de sang dans les selles, consultez immédiatement un médecin.

Un déséquilibre du microbiote peut expliquer des flatulences excessives. Dans ce cas, un professionnel de santé pourra prescrire une cure de probiotiques adaptée. Les personnes souffrant du syndrome du côlon irritable sont particulièrement concernées : ballonnements chroniques et flatulences font partie de leur quotidien. Un régime pauvre en FODMAPS est souvent recommandé pour soulager ces symptômes.

Autre piste à explorer : l’intolérance au lactose. Si vos pets deviennent particulièrement offensants après un verre de lait ou un morceau de fromage, des tests spécifiques existent. Certaines habitudes alimentaires simples peuvent aussi faire une vraie différence au quotidien.

En résumé, la prochaine fois que vous avez un entretien d’embauche ou un premier rendez-vous, évitez le houmous-brocoli. Votre entourage vous remerciera.

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