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Les médecins généralistes bientôt autorisés à la sédation profonde à domicile des personnes en fin de vie ?

Publié par Claire le 11 Fév 2020 à 17:17

C’est une décision qui vient de la Haute autorité de santé ! En effet, ce lundi 10 février, elle publie un communiqué autorisant les médecins généralistes à pratiquer l’euthanasie à domicile. Concrètement, il s’agit d’administrer un puissant sédatif pour accompagner leurs patients en fin de vie.

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Les médecins généralistes : l’euthanasie à domicile

Ce lundi 10 février, la Haute autorité de santé s’attaque à la prise en charge des patients en fin de vie. Elle examine notamment les cas de patients pris en charge à domicile. Voilà pourquoi, elle décide d’autoriser les médecins généralistes à pratiquer « la sédation profonde et continue » pour soulager les souffrances du patient, jusqu’au décès. Donc, l’euthanasie.

Dans les faits, il s’agit d’administrer du midazolam comme puissant sédatif. Sur la question, Pierre Gabach, chef du service de bonnes pratiques professionnelles de la Haute autorité explique. « Les médecins qui veulent se lancer dans cette prise en charge auront un guide pratique. » En effet, la HAS tient à « faire évoluer la réglementation des médicaments » pour soulager les patients en soins palliatifs.

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Une demande d’autorisation

Par cette nouvelle réglementation, la HAS « s’adresse à tous les professionnels de santé, de ville comme hospitalier » pour pratiquer l’euthanasie à domicile. Concernant les médecins généralistes, il faut savoir qu’actuellement, la loi Leonetti ne leur permet pas d’administrer une sédation profonde jusqu’au décès. En effet, seuls les médecins des hôpitaux sont habilités à pratiquer ce type d’anesthésie.

D’ailleurs, certains professionnels de la santé le regrettent. « Imaginez un patient qui souffre de métastase osseuse ou d’un cancer de la prostate par exemple, c’est horriblement douloureux. Il est sous morphine à des doses qui font parfois frémir les pharmaciens. » Voilà pourquoi, la HAS devrait mettre à disposition ces médicaments plus facilement mais toutefois, avec une autorisation et une prise de décision effectuée de manière collégiale.

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Source : France Info