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Coronavirus : certaines patients connaissent le pire, mourir seul

Publié par Manon CAPELLE le 29 Mar 2020 à 7:03

Nombreux sont les patients gravement malades admis seuls à l’hôpital. Ces mêmes personnes meurent seuls car leurs proches sont en quarantaine ou en confinement. Ils peuvent parler une dernière fois à leurs proches grâce aux téléphones des médecins.

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Des patients meurent seuls

Ce qui se passe dans des centaines d’hôpitaux aux travers de la planète ressemble à une guerre. Un psychologue et psychanalyse en équipe mobile de soins palliatifs (EMSP) a pris la parole pour Le Figaro.

En effet, le Dr Nizaar Lallmahamood a pris la parole pour informer la population des conséquences physiques mais aussi psychologiques qu’a le virus sur nous. Les patients « diagnostiqués Covid » sont dans un état de détresse psychologique et physique comme en période de guerre. 

Aussi, le docteur Francesca Cortellaro est une chef de service des urgences de l’hôpital San Carlo Borromeo, près de Milan. Elle aide les patients à se sentir moins seuls durant leur fin de vie.

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Une médecin italienne prête son téléphone aux patients pour qu’ils fassent leur adieu

Cette Italienne se mobilise pour combattre le coronavirus. Elle raconte : « En général, ces patients se sentent bien jusqu’à ce que leur fin approche. Ils sont toujours lucides. C’est comme s’ils étaient en train de se noyer qu’ils s’en rendaient compte. »

Elle raconte comment elle aide les malades à dire au revoir à distance à leurs familles : « Récemment, une grand-mère a voulu revoir sa petite-fille. J’ai pris mon téléphone et j’ai activé un appel vidéo. Elles se sont dit au revoir. Peu de temps après, elle est morte. J’ai maintenant une longue liste de personnes qui attendent un appel vidéo. Je l’appelle ma liste d’adieu. »

Aussi, une infirmière italienne parle d’une zone de guerre. « Ce n’est pas une guerre qu’on gagne avec des armes ordinaires. Nous ne connaissons pas assez bien l’ennemi et ça rend la bataille encore plus difficile. La seule arme vraiment bonne que nous avons, c’est de surveiller de près les actions du gouvernement. »

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