Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Santé

Kiwi : selon les médecins, manger sa peau a des bénéfices incroyables sur la santé, vous devriez vous y mettre

Publié par Killian Ravon le 21 Jan 2026 à 5:30

Croquer un kiwi comme une pomme a longtemps ressemblé à une provocation. Pourtant, la peau est bien comestible et elle concentre une partie intéressante des nutriments du fruit. Alors, effet de mode ou vrai bon plan santé ?

La suite après cette publicité
Gros plan d’une personne croquant un kiwi vert avec la peau, la chair verte et les graines visibles.
Un kiwi croqué avec sa peau : un geste simple qui permet de profiter de la peau riche en fibres et en antioxydants

On fait le tri, chiffres à l’appui, avec les précautions qui vont avec.

La vidéo du jour à ne pas manquer
Kiwis entiers et kiwi coupé, peau visible et texture de la chair. Crédit : Lviatour.
La suite après cette publicité

Une habitude qui change… parce qu’un geste est devenu viral

Le kiwi fait partie de ces fruits qu’on “ouvre” plutôt qu’on ne mange. On le coupe en deux, on sort la cuillère, et la peau finit à la poubelle. Ces derniers mois, une séquence a relancé le débat. L’actrice Jenna Ortega a été filmée en train de mordre directement dans un kiwi, peau comprise. L’extrait a circulé, avec la même question partout : est-ce que c’est normal… et est-ce que c’est sans risque ? D’après NBC Chicago, c’est surtout l’occasion de rappeler une réalité simple : le kiwi se mange en entier, graines et peau incluses.

Ce qui change aujourd’hui, c’est moins la possibilité que l’intérêt. Car, selon plusieurs sources médicales et nutritionnelles, la peau n’est pas qu’un emballage naturel. Elle contient une part non négligeable de fibres et de composés antioxydants.

Kiwis verts sur la liane, en culture sous treille, lumière de verger. Crédit : A.j.morris.
La suite après cette publicité

La peau du kiwi est comestible… et ce n’est pas un détail botanique

Le kiwi appartient au genre Actinidia. Il existe de nombreuses espèces, mais celles qui remplissent nos étals sont surtout les kiwis verts et les kiwis “gold” (jaunes). À la Cleveland Clinic, la diététicienne Gillian Culbertson rappelle qu’il existe “environ 60 espèces” et que la peau est comestible. En revanche, toutes ne se valent pas côté texture. Certaines peaux sont plus fines, d’autres plus duveteuses.

En clair, si la question est “peut-on ?”, la réponse est oui. La vraie question devient donc “pourquoi le faire ?” et “dans quels cas éviter ?”.

Kiwis gold en verger, fruits suspendus et feuillage, prise en contre-plongée. Crédit : A.j.morris.
La suite après cette publicité

Fibres : le bénéfice le plus solide quand on mange le kiwi entier

Le premier argument en faveur du kiwi avec la peau, c’est la fibre. Et c’est le plus concret. La Cleveland Clinic indique que manger le kiwi entier augmente l’apport en fibres d’environ 50 % par rapport à un kiwi consommé sans peau. Elle donne aussi un ordre de grandeur parlant : un kiwi vert consommé avec la peau apporte autour de 3,5 g de fibres, tandis qu’un kiwi gold avec la peau tourne autour de 3 g.

Pourquoi c’est important ? Parce que la fibre agit sur plusieurs leviers à la fois. Elle participe à la satiété, elle aide le transit, et elle nourrit une partie du microbiote. Des travaux plus anciens ont aussi observé des modifications de populations bactériennes intestinales après consommation de kiwi, ce qui renforce l’idée d’un effet “terrain” sur la digestion.

Et le kiwi ne s’arrête pas au folklore “ça aide à aller aux toilettes”. Les essais cliniques se sont multipliés, notamment en comparaison avec des solutions très classiques comme le psyllium ou les pruneaux. Une étude publiée sur PubMed, par exemple, a comparé deux kiwis verts par jour à d’autres approches chez des adultes souffrant de constipation chronique. Les résultats soutiennent l’intérêt du kiwi comme option alimentaire crédible.

À lire aussi

La suite après cette publicité

Dans la foulée, l’Europe a même franchi un cap réglementaire. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu un avis concluant sur un lien de cause à effet entre consommation de kiwi vert et fonction intestinale. Une réglementation publiée au Journal officiel de l’UE encadre désormais une allégation précise : la consommation de kiwi vert contribue à une fonction intestinale normale en augmentant la fréquence des selles, sous condition de quantité quotidienne.

Dit autrement, ce n’est pas seulement un “truc de grand-mère” : c’est un sujet suffisamment documenté pour passer un filtre scientifique et juridique.

La suite après cette publicité

Antioxydants : “trois fois plus”, mais de quoi parle-t-on exactement ?

Le second argument, plus spectaculaire, concerne les antioxydants. On lit souvent que la peau du kiwi contient “trois fois plus d’antioxydants” que la chair. La Cleveland Clinic reprend cette idée et précise que la peau apporte davantage de composés antioxydants que l’intérieur du fruit, avec notamment des vitamines et des polyphénols.

Il faut cependant traduire correctement la promesse. “Trois fois plus” ne signifie pas que vous triplez, d’un coup, tous les antioxydants de votre journée. Cela veut dire que, à poids égal, la peau est plus concentrée que la chair. Sur un fruit entier, l’effet final dépend donc de la proportion de peau, de la variété, de la maturité et même de la façon dont vous le consommez.

Ce point est cohérent avec la littérature scientifique. Une revue publiée sur PubMed Central rappelle que consommer le SunGold entier, peau comprise, augmente certains apports (fibre, vitamine E, folates) par rapport au fruit épluché. D’autres synthèses grand public, comme Healthline, reprennent le même ordre d’idée en insistant sur la densité nutritionnelle de la peau.

La suite après cette publicité

Le bon réflexe, ici, est de voir la peau comme une “zone riche” du fruit. Elle n’annule pas l’intérêt de la chair. Elle le complète.

Tranches de kiwi en gros plan, détail de la pulpe et des graines. Crédit : J.smith.

Folates et vitamine E : l’avantage discret, surtout sur le kiwi gold

On parle beaucoup de vitamine C quand il est question de kiwi. Pourtant, la peau joue surtout sur d’autres lignes du tableau. La Cleveland Clinic souligne deux points souvent oubliés : la vitamine E et les folates (vitamine B9). Selon elle, laisser la peau sur un kiwi gold augmente l’apport en folates d’environ 34 %, ce qui compte pour la production d’énergie et, chez les femmes enceintes, pour le bon développement du système nerveux du fœtus.

La suite après cette publicité

Là encore, ces chiffres ne sortent pas de nulle part. La revue scientifique déjà citée fait le même constat sur les gains de fibre, de vitamine E et de folates quand le fruit est consommé entier.

À lire aussi

Pourquoi tout le monde n’a pas intérêt à croquer dedans

Là où la tendance “kiwi entier” peut devenir trompeuse, c’est quand elle oublie les profils à risque. Premier point : les oxalates. La Cleveland Clinic avertit que la peau est riche en oxalates, ce qui peut augmenter le risque de calculs rénaux chez les personnes qui en ont déjà souffert.

Deuxième point : l’irritation et les allergies. Le kiwi est un fruit connu pour déclencher, chez certains, des réactions de type picotements, démangeaisons buccales ou gêne, surtout chez les personnes déjà sensibles (syndrome d’allergie orale, allergies croisées). Dans ce cas, ajouter la peau peut aggraver l’inconfort, même si le fruit “passe” habituellement en petite quantité. Les recommandations de prudence, ici, sont basiques : si ça pique, si ça gratte, si la gorge serre, on arrête et on en parle à un professionnel de santé.

La suite après cette publicité

Enfin, il y a la tolérance digestive. La peau apporte plus de fibres. C’est un avantage, mais une montée trop rapide de fibres peut aussi ballonner certains intestins sensibles. L’idée n’est donc pas de changer tout du jour au lendemain. Il vaut mieux tester progressivement.

Pesticides, poussières, microbes : le vrai sujet, c’est surtout le lavage

Manger la peau change une règle pratique : on ne peut plus “compter sur l’épluchage” pour enlever une partie des salissures de surface. La réponse n’est pas la panique. C’est l’hygiène. L’Anses rappelle l’intérêt d’un lavage minutieux des fruits et légumes à l’eau potable pour éliminer terre et souillures.

La suite après cette publicité

Concrètement, cela veut dire rincer longuement, frotter si besoin, et sécher. Sur un kiwi très duveteux, un passage sous l’eau avec frottement doux peut aussi diminuer la sensation de poils. Et si vous achetez des fruits abîmés, mieux vaut éviter de consommer la peau : une peau marquée peut héberger davantage de micro-organismes.

Healthy kiwi juice summer recipe

Comment s’y mettre sans se dégoûter (et sans se forcer)

Tout le monde n’adhère pas au “croque dedans”. Et ce n’est pas grave. Il existe des voies plus simples. D’abord, choisir la variété compte. Le kiwi gold est souvent jugé plus facile, car sa peau est plus lisse et moins agressive en bouche.

La suite après cette publicité

Ensuite, la mise en scène peut aider. Si vous coupez le kiwi en rondelles sans l’éplucher, le cerveau accepte parfois mieux la peau, car la texture se mélange. Autre option : le smoothie. Mixer un kiwi entier dilue la sensation de peau tout en gardant la fibre, à la différence d’un jus qui retire souvent une partie de la pulpe. Enfin, l’ajout dans une salade de fruits fonctionne bien, parce que la peau se “perd” parmi d’autres textures.

Le point clé, c’est de choisir une méthode durable. Si vous forcez, vous abandonnerez. Si vous trouvez votre format, vous garderez le bénéfice.

Oui, la peau du kiwi a un intérêt… à condition de rester lucide

Manger la peau du kiwi n’est ni un gadget, ni une obligation. C’est un levier simple pour augmenter fibres et densité en antioxydants, avec des gains documentés sur certains nutriments comme les folates ou la vitamine E. C’est aussi une façon de réduire le gaspillage, puisque le fruit est conçu pour être consommé entier.

La suite après cette publicité

Mais ce geste n’est pas universel. Les personnes sujettes aux calculs rénaux, celles qui réagissent au kiwi, ou celles dont l’intestin est facilement irrité devraient rester prudentes. Dans tous les cas, le bon sens s’impose : un lavage soigneux, une progression douce, et l’écoute de sa tolérance. Le kiwi n’a pas besoin d’un effet TikTok pour être intéressant. Il a surtout besoin d’être mangé de façon adaptée à chacun.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

N'oubliez pas de cliquer sur l'email de validation pour confirmer votre adresse email. Si vous ne l'avez pas recu vérifiez dans vos spams.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *