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Cabinets médicaux déserts : les médecins tirent la sonnette d’alarme !

Publié par Manon CAPELLE le 05 Avr 2020 à 19:19
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Dans ce contexte épidémique sans précédent, les médecins observent que les hôpitaux et les cabinets médicaux sont désertés. Ainsi, les patients atteints d’autres pathologies ne se déplacent plus pour se faire soigner. Les médecins s’inquiètent.

cabinets médicaux desertés

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Les patients ne vont plus se faire soigner pour d’autres pathologies dans les cabinets médicaux

Le constat des médecins est pour beaucoup le même. Les patients ne se déplacent plus. Un médecin bordelais constate la raréfaction des patients dans son cabinet : « Habituellement, j’ai une trentaine de patients par jour. Actuellement, j’en ai cinq ou six. Ce n’est pas une diminution, c’est un effondrement. »

Au CHU de Bordeaux, le professeur Igor Sibon s’inquiète et observe une « très nette baisse du nombre de patients, de l’ordre de près de 50%. » Et les professionnels de santé sont formels, les autres pathologies n’ont pourtant pas décidé de se mettre en sommeil.

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Alors, pour expliquer la désertion progressive des hôpitaux et cabinets médicaux, Arnaud Gaunelle pointe du doigt « les messages contradictoires » du gouvernement. Dans un premier temps, Edouard Philippe demandait, pour « soulager les soignants », de limiter les déplacements pour les consultations médicales pour des soins urgents.

La seconde explication, pour les médecins tient à la crainte des patients de s’exposer au virus dans les enseignes médicales. Pourtant, le médecin Bertrand Plédran réfute cette dernière : « S’il y a des endroits où le risque de contamination est faible, c’est dans les cabinets médicaux. En termes de règles d’hygiène, de nettoyage, les précautions sont maximales. »

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« Ne renoncez pas à vous faire soigner »

Pour ces deux professionnels, le message est limpide : « Ne renoncez pas à vous faire soigner! » Bertrand Plédran alerte : « En médecine générale, quand on distingue un problème, au début c’est facile. Si on attend un peu, c’est plus compliqué. Si on attend trop, c’est l’explosion et les moyens sont très lourds pour arriver à cadrer les choses. »

Les professionnels de santé s’inquiètent de voir une implosion de gros problèmes au niveau de la santé publique. « Beaucoup de patients ne viennent plus aux urgent pour des symptômes considérés comme mineurs. Mais pour ces patients, qui viennent de faire un accident vasculaire soit transitoire, soit mineur, le risque est de voir survenir une récidive plus sévère d’AVC dans les jours ou semaines suivants » affirme Igor Sibon.

Il conclut : « Le message d’alerte, qui est de faire le 15, reste valable. Il faut garder cette habitude. Le CHU s’est mis en ordre de marche pour maintenir une filière de prise en charge rapide pour ces patients. Il n’y a normalement pas de sur-risque à venir à l’hôpital. En tout cas, il y a plus de risque à ne pas venir et à différer la prise en charge. »

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