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Des chimères porc-singe sont nés et présentent l’ADN des deux animaux

Publié par Nicolas F le 10 Déc 2019 à 5:33
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Deux porcelets sont nés dans un laboratoire en Chine. Ils sont les premières chimères réussies entre un cochon et un singe. Lorsqu’on analyse leur ADN, ces porcs ont également de l’ADN de singe à plusieurs endroits de leur corps. Cette expérience de mélange volontaire d’ADN est une réussite. Cependant, les animaux n’ont pas survécu plus de quelques jours.

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Des chimères porc-singe ont vécu presqu’une semaine

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C’est le scientifique Tang Hai du Laboratoire d’État de biologie reproductive et d’étude cellulaire de Pékin qui a annoncé la nouvelle : « Il s’agit du premier rapport de chimères porc-singe nées à terme ».  Ces scientifiques affirment avoir réussi leur expérience du chimérisme. Pour enfin obtenir le mélange porc-singe, en tout, plus de 4000 embryons ont été utilisés. Cette expérience permettra notamment de faire avancer la recherche pour la création d’organes humains.

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Des cellules de macaques se sont développées dans les embryons de porc

L’explication du processus de fabrication est évidemment très complexe. Les cellules de macaques crabiers ont été génétiquement modifiées, afin qu’elles produisent du GFP, une protéine fluorescente. Les scientifiques ont ensuite dérivé des cellules souches embryonnaires des cellules modifiées et elles ont été injectées dans les embryons de porc, cinq jours après la fécondation. Sur les 4000 embryons qui ont été injectés, seuls 10 porcelets sont arrivés à terme. Parmi les 10 porcelets, deux présentaient les caractéristiques du chimérisme. Grâce au cellules fluorescentes, il a été possible de suivre l’évolution des cellules de singe tout au long de la grossesse par des scanners spécialisés.

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L’ADN de singe a été retrouvé dans plusieurs organes des porcelets

Tous les 10 porcelets nés par insémination sont morts dans la semaine. La mort de tous les porcelets indique que leur décès n’est pas lié au chimérisme, puisque seuls 2 étaient des porc-singe, mais leur mort est plutôt liée à la méthode de fécondation. Les traces d’ADN du singe se sont retrouvées dans le cœur, le foie, la rate, les poumons et la peau. Dans ces organes, la proportion de cellules de singe était faible, mais tout de même présentes à une occurrence d’1 sur 1000 à 10 000.

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Crédits : Tang Hai

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