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Vous oubliez toujours de fermer vos placards ? Voici les explications de la psychologie

Publié par Andri R le 16 Fév 2026 à 8:37

On vous a déjà reproché de laisser vos placards ouverts ? Avant de vous défendre, lisez la suite. Ce geste du quotidien en dit bien plus long qu’il n’y paraît. Les psychologues y voient un indice sur votre manière de penser. Créativité, fatigue mentale, équilibre à trouver, tout est lié. On vous explique pourquoi !

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Ce que les placards ouverts révèlent sur vous !

La psychologue Kathleen Vohs a mené une expérience simple, mais vraiment éclairante. Deux groupes, deux décors opposés : une pièce ordonnée contre un espace encombré. Dans les deux cas, la consigne est la même : imaginer des usages inattendus pour un objet banal. Les résultats, publiés dans Psychological Science, ont surpris tout le monde. Le désordre, visiblement, libère quelque chose que l’ordre étouffe !

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Ce sont les participants dans l’espace chargé qui ont eu les idées les plus audacieuses. Leurs réponses sortaient des sentiers battus, elles surprenaient, elles osaient. Autrement dit, l’environnement encombré semblait autoriser le cerveau à penser autrement. Les placards entrouverts, les objets éparpillés… tout cela alimentait la réflexion plutôt que de la parasiter. Contre-intuitif ? Oui. Mais documenté !

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Ce fonctionnement porte un nom : la pensée en arborescence. Une idée en entraîne cinq, qui en génèrent dix, sans jamais vraiment s’arrêter. Dans cette dynamique, refermer les placards passe tout simplement au second plan. L’esprit est déjà ailleurs, lancé sur la prochaine idée. Et c’est précisément là que tout se joue.

Quand le chaos devient une méthode super efficace…

Einstein, Steve Jobs, Francis Bacon sont tous célèbres pour leur génie. Tous sont aussi connus pour leurs espaces de travail franchement chaotiques ! Le Journal des Femmes et plusieurs publications spécialisées le rapportent clairement. Leurs objets restaient visibles, accessibles, disponibles sans effort. Ranger aurait signifié perdre du temps et surtout, perdre le fil.

Ce rapport au désordre dit quelque chose de précis sur leur cerveau. Refermer des placards, c’est revenir en arrière sur un geste déjà accompli. Pour des esprits tournés vers l’anticipation, ce retour coûte cher. Il interrompt une concentration précieuse. Les chercheurs appellent cela une boucle ouverte, une action suspendue qui reste en mémoire, sans vraiment peser.

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Mais attention, le désordre ne crée pas le génie. La science est claire là-dessus : corrélation ne vaut pas causalité. Ce que montrent les études de Kathleen Vohs dans Psychological Science, c’est autre chose. Certains profils trouvent dans l’environnement non structuré une vraie permission créative. Les placards ouverts sont le reflet d’une pensée divergente et non sa cause.

Le revers de la médaille : les placards ouverts peuvent aussi fatiguer

Le cerveau stimulé en continu, ça a un coût. Chaque objet visible, chaque placard entrouvert, autant de micro-signaux enregistrés inconsciemment. Des chercheurs en psychologie environnementale l’ont bien documenté. À faible dose, cette stimulation est utile. Mais accumulée sur des heures, elle installe une fatigue mentale.

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L’entourage, lui, ne voit pas la créativité derrière les placards ouverts. Il voit d’abord le désordre et cela crée souvent des frictions. Les psychologues parlent d’une impression d’inachevé permanent qui s’alourdit avec le temps. Même les personnes à l’aise avec le chaos finissent par le ressentir. Un stress diffus, difficile à identifier, s’installe.

Alors, ordre ou désordre, faut-il vraiment choisir ? Les spécialistes répondent non, et c’est rassurant ! L’enjeu, c’est d’apprendre à alterner intelligemment. Laisser les idées circuler librement quand elles arrivent. Puis fermer les placards, de temps en temps, pour offrir à l’esprit une vraie pause.

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