Pourquoi le prix du gaz risque d’exploser dans les jours à venir ?
Mauvaise surprise pour les ménages chauffés au gaz : au 1er mars, le prix repère a bondi de 5,3 % pour le chauffage et de 4 % pour la cuisson et l’eau chaude.
Une hausse inhabituelle à l’approche du printemps. Les tensions internationales et le décalage avec les marchés de gros laissent présager d’autres augmentations dans les mois à venir.
Le prix du gaz toujours en hausse
Alors que les prix du gaz ont plutôt tendance à refluer à la fin de l’hiver, le prix repère du kWh a grimpé de 5,3 % pour un usage chauffage et de 4 % pour la cuisson et l’eau chaude au 1er mars.
Cette augmentation, annoncée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), met fin à une longue période de baisse entamée au printemps 2025.
Pour rappel, depuis la disparition du tarif réglementé en juin 2023, ce prix repère sert d’indicateur : les fournisseurs restent libres de fixer leurs tarifs, mais beaucoup s’alignent dessus.
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L’hiver 2024-2025 avait déjà été marqué par une flambée, avec un kWh chauffage passé de 0,109 à 0,124 euro, soit +14 %.
En cause à l’époque : un froid marqué et surtout la hausse du gaz sur les marchés européens, notamment via l’indice TTF, référence du secteur.
Après un pic à 50,3 euros le MWh en février 2025, les prix étaient redescendus jusqu’à 27,6 euros en décembre 2025, entraînant mécaniquement un reflux sur les factures.
Une nouvelle hausse importante à prévoir
Mais ce répit pourrait être de courte durée. Edouard Lotz, responsable recherche et analyse marchés chez Omnegy, rappelle : « Il y a toujours un décalage entre les hausses ou baisses sur les marchés, et les hausses ou baisses sur les factures ».
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Autrement dit, la remontée actuelle des cours ne fait que commencer à se voir chez les particuliers. Pire, les tensions récentes au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, ont provoqué une nouvelle flambée du TTF.
« L’indice TTF a connu une envolée de +46% par rapport à vendredi dernier. Cette hausse va se répercuter, mais plutôt à partir de mai voire juin. Le pire est donc à venir », prévient-il.
Certes, la hausse de mars arrive au moment où les radiateurs s’éteignent peu à peu. Mais pour les 11 millions de foyers chauffés au gaz, surtout ceux avec une offre indexée sur le prix repère, la facture pourrait encore s’alourdir.
Une option pour limiter la casse : passer à un contrat à prix fixe, histoire de bloquer le tarif avant la prochaine vague.