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Quelles sont les trois origines du cancer du poumon chez les non-fumeurs ?

Publié par Justine Rousseau le 11 Sep 2021 à 9:30
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Les recherches des médecins de l’Institut national du cancer à Bethesda ont révélé les trois origines du cancer du poumon chez les non-fumeurs.

L'origine du cancer du poumon chez les non-fumeurs

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Cancer du poumon même chez les non-fumeurs

Eh oui, même ceux qui n’ont jamais fumé de tabac peuvent développer un cancer du poumon. En France, c’est le cancer le plus meurtrier même s’il n’est pas le plus fréquent. Par contre, la consommation de tabac multiplie les risques de développer ce type de cancer.

Une exposition à l’amiante, à la pollution atmosphérique ou encore au radon (un élément radioactif) peut être à l’origine d’un cancer du poumon. Mais l’exposition à ce facteur n’entraine pas systématiquement un cancer du poumon, il peut survenir sans raison apparente.

Pour répondre à ces mystères, une équipe américano-canadienne a alors réalisé des analyses génomiques. Le génome correspond à l’ensemble de notre matériel génétique, composé d’ADN. Ces analyses ont été réalisées sur des tissus pulmonaires cancéreux de plusieurs personnes, n’ayant jamais consommé de tabac au cours de leur vie. Trois sous-types de cancer du poumon et leur origine (sur les personnes non-fumeuses) ont été découverts par les médecins.

« Piano », « mezzo forte » et « forte »

232 échantillons de tissu cancéreux ont été analysés par les scientifiques. Ils ont d’abord réalisé un séquençage du génome des cellules cancéreuses pour comparer les mutations présentes avec une cellule saine. Classé selon leur « bruit » (nombre de changements dans le génome), les médecins ont référencé trois sous-types du cancer du poumon.

Premièrement, toutes les mutations observées ne correspondent pas aux conséquences du tabagisme ou du tabagisme passif. Elles sont dues à des mutations intérieures et naturelles du corps humain. Les scientifiques ont nommé ces trois mutations : « piano », « mezzo forte » et « forte », en référence aux nuances musicales.

La première, « piano » est caractérisée par la présence de plusieurs gènes mutés. Présente dans la plupart des échantillons observés, leur croissance est lente. La seconde « mezzo forte » observe une amplification des gènes. Plus précisément de la copie du gène mauvais ainsi que la mutation d’un récepteur. Ce sous-type intervient dans la prolifération des cellules cancéreuses. La « forte » observe une croissance rapide et est caractérisée par la polyploïdie. Ici le génome entier est dupliqué au moins à trois reprises.

Ces recherches pourraient aider les médecins à améliorer la prise en charge des cancers chez les non-fumeurs.

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