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Cet athlète français participe aux JO d’hiver tout en étant au RSA

Publié par Elodie GD le 13 Fév 2026 à 20:25

Entre passion et stabilité, Lucas Defayet a fait son choix et participe cette année aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina.

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Sacrifier son salaire et sa vie sociale pour sa passion

Sacrifier son confort de vie pour sa passion. C’est la décision qu’a prise Lucas Defayet, jeune skeletonneur originaire de Rennes. Unique représentant français de la discipline lors de ces JO d’hiver, il n’a pas chômé pour obtenir sa qualification. Auparavant manutentionnaire sur les chantiers ou encore paysagiste, il abandonne la perspective d’un salaire décent pour se consacrer à sa passion : le skeleton.

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Dans le même temps, il fait une croix sur les à-côtés et consacre tout son temps à la pratique de son sport. Un investissement payant, puisqu’après avoir vu ses rêves avortés lors des Jeux d’hiver 2022, il intègre enfin la délégation des athlètes tricolores.

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« C’est du soulagement d’avoir cette confirmation de la fédération, de voir que tout le travail accompli paie enfin« , souffle-t-il face aux journalistes de France Bleu.

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Les Jeux d’hiver de 2030 comme objectif final

Athlète prometteur, Lucas Defayet figure parmi les 20 meilleurs skeletonneurs mondiaux. Une place à laquelle il n’aurait pu prétendre sans l’aide de la Fédération française des sports de glace. Le matériel de skeleton coûtant entre 15 000 et 20 000 euros par saison, ce n’est pas son seul RSA qui aurait couvert les frais. « Heureusement, j’ai la chance d’avoir la fédération qui me soutient depuis 2022. Elle prend en charge tous mes déplacements et mes hébergements. Elle me met aussi un préparateur physique à disposition », se réjouit-il.

Lucas Defayet Jeux Olympiques
@lucas_defayet
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Tout cet investissement a bien failli être réduit à néant en avril dernier. Lors d’une session de badminton entre amis, le jeune homme se blesse aux croisés. « Je n’avais pas senti sur le coup, mais le soir, en voyant le genou qui avait gonflé, je me suis posé la question. L’IRM a confirmé la blessure. Je me suis dit : Tout ça pour ça. » Heureusement, il est pris en charge dès le lendemain de la blessure et se remet en quelques semaines. « Actuellement, je suis à mon meilleur niveau, même en meilleure forme que l’année dernière ! »

Un constat encourageant pour celui qui ne vise pas le podium pour autant. Réaliste, il profite des Jeux d’hiver 2026 pour se familiariser avec la compétition et son fonctionnement. Son objectif : intégrer le top 15 de l’épreuve, sans se mettre la pression. « J’essaie de ne pas trop y penser. J’aime bien prendre les choses comme elles viennent et puis, je verrai au moment venu comment je réagis. » Et tandis qu’il s’apprête à concourir, il pense aux prochains Jeux prévus pour 2030 et lors desquels il espère se démarquer.

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