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« Bomba ! Bomba ! » : un footballeur argentin crie à la bombe dans un avion, il se retrouve menotté et menacé de licenciement

Publié par Gabrielle Nourry le 13 Avr 2026 à 19:32

Un défenseur du club argentin de Gimnasia de Jujuy, évoluant en deuxième division, pensait sans doute faire rire ses coéquipiers. Dimanche, à bord d’un avion prêt à décoller vers Buenos Aires, il a hurlé « Bomba ! Bomba ! » dans la cabine. L’équipage n’a pas ri du tout. Et ce qui a suivi ressemble davantage à un cauchemar qu’à une blague entre potes.

Un mot de trop à bord d’un vol pour Buenos Aires

footballeur bombe

La scène s’est déroulée à l’aéroport international de Jujuy, dans le nord-ouest de l’Argentine. Le joueur, installé dans l’avion avec le reste de l’équipe, a lancé son « canular » alors que l’appareil n’avait pas encore quitté le tarmac. À peine les mots prononcés, le protocole de sécurité s’est enclenché automatiquement.

Les hôtesses et stewards ont immédiatement alerté le commandant de bord. Le vol a été suspendu. L’ensemble des passagers — coéquipiers compris — a dû évacuer l’appareil. On imagine l’ambiance dans les rangées quand tout le monde a compris d’où venait le problème. Pour ceux qui ont déjà vécu des situations tendues en aéroport, le scénario est glaçant.

Les autorités aéroportuaires ne plaisantent jamais avec ce genre de menace, même quand elle vient d’un joueur de foot en survêtement. Et elles ont eu raison de ne pas prendre le moindre risque.

Équipe de déminage, menottes et interpellation

Une équipe de déminage a été dépêchée sur place pour inspecter l’avion de fond en comble. Chaque bagage, chaque recoin de la carlingue a été passé au peigne fin. L’opération a mobilisé plusieurs unités de sécurité et retardé le vol de manière significative.

Résultat de l’inspection : aucun explosif à bord. La menace était bien fictive. Mais le défenseur, lui, n’a pas pu remonter dans l’avion. Interpellé directement sur le tarmac, il a été menotté par les forces de l’ordre. Arrêté à l’aéroport même de sa propre ville, sous les yeux probables de ses coéquipiers médusés. On a connu des retours de match plus discrets.

Des incidents comparables se produisent parfois dans l’aviation, comme cette polémique à bord d’un vol commercial qui avait choqué les internautes. Mais une fausse alerte à la bombe lancée volontairement par un sportif professionnel, c’est un registre à part.

Le joueur fait désormais face à de possibles poursuites judiciaires. En Argentine comme ailleurs, les fausses alertes à la bombe dans les avions sont des infractions graves, passibles de lourdes sanctions pénales. Sauf que ce n’est pas le tribunal qui l’inquiète le plus aujourd’hui.

Le club sort du silence : « Préserver l’honneur de l’institution »

Vestiaire de football vide avec maillot abandonné

La direction de Gimnasia de Jujuy n’a pas attendu longtemps pour réagir. Et le communiqué est sans détour. Le président du club a publiquement déclaré envisager la résiliation pure et simple du contrat du joueur. Le motif invoqué : « préserver l’honneur de l’institution ».

En clair, le club veut couper les ponts. Pas de suspension temporaire, pas de mise à pied symbolique. On parle bien d’un licenciement pur et dur, d’un contrat professionnel déchiré pour une blague de quinze secondes. Le genre de décision qui rappelle que certaines mauvaises plaisanteries coûtent très cher, même quand elles partent d’une intention « comique ».

Gimnasia de Jujuy évolue en deuxième division argentine. Pas exactement le club le plus médiatisé du pays. Mais cette histoire a propulsé le nom du club dans la presse nationale et internationale en quelques heures, et pas pour les bonnes raisons. Le bad buzz est total.

Une carrière qui risque de ne pas survivre au canular

Perdre son club, c’est une chose. Mais retrouver un employeur après un tel scandale en est une autre. Quel club, même en divisions inférieures, voudrait recruter un joueur connu pour avoir déclenché une alerte à la bombe dans un avion ? La réponse est probablement : aucun, du moins pas avant un très long moment.

Le football argentin a connu son lot de polémiques et de faits divers spectaculaires. Des bagarres sur le terrain, des clashs avec les dirigeants, des histoires de vestiaire qui tournent mal. Mais une fausse alerte terroriste dans un aéroport ? C’est du jamais-vu. Le joueur est passé du statut de défenseur anonyme en D2 à celui d’exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire quand on est sportif professionnel.

Ce qui interpelle aussi, c’est la rapidité de la sanction. Le club n’a pas tergiversé, pas temporisé, pas cherché à étouffer l’affaire. La réaction a été immédiate et publique. Dans un football sud-américain parfois critiqué pour sa tolérance envers les écarts de conduite, cette fermeté envoie un signal clair.

Une blague qui rappelle une règle simple

Dans un avion, il y a des mots qu’on ne prononce jamais. C’est la règle numéro un que tout voyageur régulier connaît. « Bombe », « explosif », « détournement » — même en rigolant, même entre amis, même à voix basse. Les compagnies aériennes et les réglementations aéroportuaires ne font aucune distinction entre une vraie menace et un canular.

Ce défenseur de Jujuy vient de l’apprendre de la manière la plus brutale qui soit. Menotté sur le tarmac, lâché par son club, exposé à des poursuites judiciaires. Tout ça pour deux mots criés dans une cabine d’avion. On a beau retourner l’histoire dans tous les sens, difficile de trouver un angle où cette blague en valait la peine.

Le joueur n’a pas encore communiqué publiquement. Aucune déclaration, aucune excuse officielle n’a filtré pour le moment. Face à l’ampleur du scandale, le silence est peut-être la seule option raisonnable qu’il lui reste. Mais si Gimnasia va au bout de la résiliation, ce silence ne suffira pas à sauver sa carrière.

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