Wembanyama expulsé après un violent coup au cou : les Spurs s’inclinent dans le match 4
Soirée cauchemar pour Victor Wembanyama. Lors du match 4 entre les San Antonio Spurs et les Minnesota Timberwolves, le prodige français a été renvoyé au vestiaire après un geste d’une rare violence sur Naz Reid. Un coup de coude dans le cou, des ralentis en boucle sur l’écran géant, un public en furie : tout a basculé en quelques secondes au Target Center de Minneapolis.

La séquence qui a mis le feu au Target Center
Tout part d’un rebond offensif anodin. Wembanyama se retrouve pris à deux par la défense des Wolves, tente de s’extirper de la prise… et dégage violemment son coude dans le cou de Naz Reid. Le geste est net, brutal, impossible à manquer. Sur le parquet, Reid accuse le coup. Dans les tribunes, la réaction est immédiate.
L’écran géant du Target Center repasse la scène en boucle. Chaque nouvel angle déclenche une nouvelle salve de huées. Le public de Minneapolis ne réclame qu’une chose : l’expulsion du Français. Les arbitres, eux, se regroupent longuement autour de l’écran de contrôle vidéo. Mais compte tenu de la violence du contact, le verdict ne fait guère de doute.
Après plusieurs minutes de conciliabule, la sentence tombe : faute flagrante de type 2. En NBA, cette sanction désigne un contact jugé à la fois « non nécessaire et excessif ». Concrètement, cela signifie une chose : direction le vestiaire, sans possibilité de retour. Le genre de geste violent qui marque une rencontre sportive bien au-delà du score final.
12 minutes, 4 points : une soirée fantôme

Wembanyama n’aura passé que 12 minutes sur le parquet ce soir-là. Douze petites minutes pour un bilan famélique : 4 points inscrits. On est très loin des performances XXL auxquelles le n°1 de la draft 2023 nous a habitués cette saison. Pour San Antonio, perdre son franchise player aussi tôt dans un match de playoffs, c’est comme partir au combat avec une main attachée dans le dos.
Au moment de l’exclusion, les Spurs n’étaient pourtant pas distancés. Le score affichait 36-34 en faveur de Minnesota. Tout restait jouable. Mais sans leur tour de contrôle de 2,24 m, l’équation devenait infiniment plus compliquée. Cette situation rappelle d’autres soirées compliquées en NBA, comme celle de LeBron James face aux Rockets lors de ces mêmes playoffs.
Ce qui frappe, c’est la manière dont Wembanyama a accepté la décision. Pas de contestation, pas de geste d’agacement. Le Français a simplement quitté le terrain en prenant le temps d’encourager chacun de ses coéquipiers sur le banc de touche, un par un.
Seul dans le tunnel, conspué par 18 000 personnes
L’image restera. Wembanyama, seul, marchant vers le tunnel des vestiaires sous les huées de tout le Target Center. Chaque pas scandé par les cris hostiles de 18 000 fans de Minneapolis qui savouraient ce moment. Pour un joueur de 21 ans qui dispute seulement sa deuxième saison en NBA, ce genre d’épreuve forge un caractère ou laisse des traces.
Le prodige français avait déjà connu des moments difficiles cette saison, notamment lorsqu’il avait été victime d’une commotion cérébrale en playoffs. Sans oublier ses critiques publiques envers la ligue sur la gestion de cette blessure, un épisode où le son de la conférence de presse avait même été coupé. Mais une expulsion pour geste violent, c’est une autre dimension.
Reste la question que tout le monde se pose : ce coup de coude était-il intentionnel, ou simplement un réflexe maladroit pour se dégager d’une prise à deux ? Les ralentis ne permettent pas de trancher avec certitude. Ce qui est sûr, c’est que la NBA ne fera aucun cadeau au Français si elle estime que le geste mérite une sanction supplémentaire.
San Antonio a résisté, mais Minnesota a fini par craquer le verrou

Privés de leur meilleur joueur pendant plus de trois quart-temps, les Spurs ont pourtant montré du caractère. San Antonio a tenu tête aux Wolves pendant une bonne partie de la rencontre, refusant de sombrer malgré le handicap. Sur le banc, les coéquipiers de Wembanyama semblaient galvanisés par ses encouragements avant son départ.
Mais la profondeur de roster de Minnesota a fini par faire la différence dans le money time. Les Timberwolves ont accéléré dans le quatrième quart-temps pour arracher la victoire à domicile. Une défaite rageante pour San Antonio, qui sait que le scénario aurait pu être totalement différent avec un Wembanyama sur le terrain jusqu’au buzzer.
Cette défaite place les Spurs dans une position délicate dans la série. Et la question de la disponibilité de Wembanyama pour le match 5 ajoute une couche d’incertitude. En NBA, une faute flagrante de type 2 peut entraîner une amende, voire une suspension pour le match suivant si la ligue juge le geste suffisamment grave après examen vidéo. Le verdict de la NBA pourrait tomber dans les prochaines heures.
Un incident qui relance le débat sur la brutalité en playoffs
Ce n’est pas la première fois cette saison qu’un geste violent en plein match fait polémique. On se souvient notamment de Mbappé le visage en sang après un contact musclé, ou encore de cette agression ahurissante en plein match de rugby. La violence dans le sport, quel que soit le niveau, reste un sujet brûlant.
En NBA, les playoffs ont toujours été synonymes d’intensité décuplée. Les contacts sont plus durs, les enjeux plus élevés, et les nerfs plus à vif. Mais un coup de coude au cou dépasse largement le cadre de la « dureté normale » des phases finales. C’est précisément ce que sanctionne la faute flagrante de type 2 : un geste qui sort du jeu.
Pour Wembanyama, cet épisode constitue une tache sur une saison sophomore globalement remarquable. Le Français, considéré comme le futur visage de la NBA, devra montrer qu’il sait tirer les leçons de ce genre de moment. À 21 ans, les plus grands joueurs de l’histoire de la ligue ont tous connu des épreuves similaires avant de se construire une légende.
Le match 5 s’annonce déjà bouillant. Avec ou sans Wembanyama, San Antonio n’aura pas d’autre choix que de se battre.