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Bruno Le Maire découvre un sextoy en direct sur France 2 : « Ça ressemble à un inhalateur contre l’asthme ! »

Publié par Elsa Fanjul le 04 Mai 2026 à 7:30

Un ancien ministre de l’Économie, un plateau télé en prime time sur France 2, et un objet qu’il n’avait visiblement jamais vu de sa vie. La scène, diffusée dans Quelle époque, a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux. Bruno Le Maire a pris en main un Womanizer — le sextoy féminin le plus vendu au monde — avec la curiosité candide d’un enfant découvrant un gadget de cuisine. Et sa première réaction vaut de l’or.

bruno le maire @afp

« Ça ressemble à un inhalateur » : le moment qui a fait exploser Twitter

Le décor est posé : plateau sobre de Quelle époque, invités installés, caméras qui tournent. Et puis, on présente aux convives un objet arrondi, compact, au design soigné. Bruno Le Maire le prend dans ses mains, le retourne, l’examine avec une sincérité déconcertante. Son verdict tombe, sans filtre : « Ça ressemble à un inhalateur contre l’asthme ! »

La séquence a immédiatement enflammé les réseaux. Des milliers de partages, des détournements en pagaille, et un ancien locataire de Bercy devenu meme involontaire en quelques heures. Il faut dire que le contraste entre le sérieux habituel du personnage et la situation est presque trop beau pour être vrai. Certains internautes ont trouvé ça rafraîchissant, d’autres ont été moins tendres avec l’ex-ministre.

Mais au-delà du buzz, une question mérite qu’on s’y arrête : comment un sextoy a-t-il atterri sur le plateau d’une émission de France 2 un samedi soir ?

L’histoire derrière l’objet que Bruno Le Maire n’a pas reconnu

Le Womanizer n’est pas un gadget sorti de nulle part. C’est un stimulateur clitoridien qui utilise une technologie d’ondes d’air pulsé. Concrètement, il crée une sensation d’aspiration douce autour du clitoris, sans contact direct. Plus délicat qu’un vibromasseur classique, plus précis, et surtout — selon ses millions d’utilisatrices — redoutablement efficace.

Le Womanizer, stimulateur clitoridien au design épuré posé sur un coussin velours

Son histoire est romanesque. Un mari, frustré de ne pas réussir à procurer un orgasme à sa femme, décide de trouver une solution. Pas en lisant un livre. Pas en consultant un thérapeute. Non : en inventant un appareil. Le résultat est devenu un phénomène mondial, vendu à des millions d’exemplaires. C’est cette histoire que l’émission voulait raconter ce soir-là.

Le Womanizer fait partie de ces objets qui ont contribué à faire bouger les lignes sur le plaisir féminin dans l’espace public. Un sujet encore tabou il y a dix ans, désormais discuté sur un plateau de service public. Reste que pour Bruno Le Maire, la leçon était manifestement nouvelle.

Hugo Clément savait très bien ce que c’était — et il l’a prouvé

Si l’ancien ministre a offert un moment de candeur télévisuelle, Hugo Clément a lui joué dans un tout autre registre. Le journaliste et militant écologiste a avoué en direct que sa compagne, Alexandra Rosenfeld, possède un Womanizer. Et le détail qui tue : il lui avait demandé l’autorisation d’en parler avant l’émission.

« Elle l’a acheté à une soirée où elle était avec dix copines. Elles en ont toutes acheté en même temps », a-t-il raconté avec un naturel désarmant. Avant d’ajouter : « En fait, c’est un truc que des millions de femmes ont. C’est un vrai phénomène de société. » Un moment de télé à l’opposé exact de la gêne de Le Maire, et qui en dit long sur les différences générationnelles face au sujet.

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Hugo Clément, dont les activités avec France Télévisions sont régulièrement commentées, a cette fois fait parler de lui pour une raison nettement plus légère. Et les réseaux lui ont plutôt rendu hommage pour sa franchise.

Quand le service public parle de plaisir féminin en prime time

La séquence a aussi relancé un débat récurrent : jusqu’où la télé publique peut-elle — ou doit-elle — aller dans ces sujets ? D’un côté, des téléspectateurs ravis de voir le tabou du plaisir féminin s’effriter en direct. De l’autre, une partie du public qui a trouvé la scène déplacée, surtout avec un ancien ministre comme protagoniste involontaire.

Ambiance soirée chaleureuse entre amies, verres de vin à la lueur des bougies

Il faut reconnaître que la santé sexuelle reste un angle mort de la conversation publique en France. Selon plusieurs études récentes, une femme sur trois déclare ne pas atteindre l’orgasme régulièrement avec un partenaire. Le Womanizer et ses concurrents se sont engouffrés dans cette brèche, portés par une communication décomplexée et un bouche-à-oreille massif — comme la fameuse soirée entre copines d’Alexandra Rosenfeld.

L’émission Quelle époque a fait le pari de traiter le sujet sans gants blancs, en confrontant ses invités à l’objet physiquement. Le résultat est un moment de télévision brut, non scénarisé, où chacun révèle son rapport au sujet. Bruno Le Maire avec sa comparaison médicale, Hugo Clément avec son aisance décontractée.

Les réseaux ont adoré — et pas que pour rire

Sur X (ex-Twitter) et TikTok, la vidéo a été vue plusieurs millions de fois. Les montages n’ont pas tardé : Le Maire examinant l’objet avec la même concentration que devant un projet de loi de finances, sa phrase sur l’inhalateur transformée en meme. Certains internautes ont même ressorti des archives de l’ancien ministre en Conseil des ministres, en miroir avec sa posture studieuse face au Womanizer.

Mais au-delà de l’humour, beaucoup de commentaires féminins ont salué le fait que l’objet soit montré à la télé sans honte ni second degré grimaçant. « Enfin un sextoy pour femmes traité comme un sujet normal et pas comme une blague », a résumé une internaute très partagée. Un constat qui rejoint les discussions actuelles sur la place du plaisir féminin dans le débat public.

D’autres, en revanche, ont été plus acides. La présence de Bruno Le Maire sur un plateau de divertissement, quelques mois après avoir quitté Bercy avec un bilan économique très discuté, a fait grincer des dents. « On rigole avec le gars qui a participé à foutre la France par terre », pouvait-on lire dans les commentaires les plus virulents. Le service public essuie régulièrement ce type de critiques quand il invite des personnalités politiques dans des formats légers.

Un sextoy, un ministre et un instant de vérité télévisuelle

Ce qui restera de cette séquence, c’est peut-être moins le buzz que ce qu’elle révèle. Un ancien ministre de l’Économie, 55 ans, normalien, énarque, qui ne reconnaît pas l’objet intime le plus vendu aux femmes dans le monde. Face à lui, un journaliste de 35 ans qui en parle comme d’un grille-pain.

Le fossé entre ces deux réactions en dit plus qu’un long sondage sur l’évolution des mentalités autour de la sexualité féminine en France. Le Womanizer, lui, n’avait pas besoin de ce coup de pub. Mais il l’a eu quand même — grâce à un homme qui pensait sincèrement tenir un inhalateur.

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