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Cette compagnie aérienne fait payer 150 euros aux passagers en surpoids

Publié par Ambre Détoit le 06 Avr 2026 à 13:04

Depuis fin janvier 2026, Southwest Airlines applique une règle qui fait grincer des dents : si vous ne tenez pas entre les deux accoudoirs, vous devez payer un deuxième siège. Une passagère a raconté son expérience humiliante dans une vidéo vue des millions de fois. La polémique enfle, et la compagnie ne recule pas.

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La « règle des accoudoirs » qui change tout

Accoudoir abaissé dans un siège d'avion Southwest Airlines

Pendant plus de 30 ans, Southwest Airlines avait une politique plutôt souple. Les passagers de forte corpulence pouvaient demander un siège supplémentaire gratuit à la porte d’embarquement. Ils pouvaient aussi en acheter un à l’avance et se faire rembourser ensuite. C’était discret, peu contraignant, et ça fonctionnait sans trop de remous.

Tout a changé le 27 janvier 2026. La compagnie américaine a instauré une nouvelle règle, comme le rapporte le New York Post : chaque passager doit désormais pouvoir s’asseoir dans l’espace délimité par les deux accoudoirs de son siège. Si ce n’est pas le cas, le personnel de bord peut exiger l’achat d’une place supplémentaire. Pas de négociation, pas d’exception. Cette politique de règles imposées aux passagers selon leur gabarit n’est d’ailleurs pas une première dans le secteur aérien.

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« J’étais complètement sous le choc » : le témoignage viral d’Erika

Passagère choquée assise dans un avion en classe économique

Le 6 février dernier, Erika embarque sur un vol Southwest à destination de Las Vegas. Une hôtesse s’approche d’elle et lui demande si elle a besoin d’espace supplémentaire. La passagère répond non. Mais très vite, elle comprend qu’on ne lui laisse pas vraiment le choix.

« Elle m’a dit que c’était nécessaire pour la sécurité et le confort des autres passagers. J’étais complètement sous le choc », raconte Erika dans une vidéo postée sur TikTok. Résultat : 176 dollars de plus à débourser, soit un peu plus de 150 euros, relate 7 sur 7.

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Dans cette vidéo devenue virale, la jeune femme ne mâche pas ses mots. « J’ai baissé l’accoudoir et je tenais parfaitement dans mon siège. Vous nous humiliez », lance-t-elle face caméra. Selon elle, la décision était totalement arbitraire, et rien ne justifiait ce surcoût.

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Une « taxe sur le gras » dénoncée par des milliers d’internautes

L’affaire a rapidement pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux. L’influenceuse Samyra Miller a qualifié cette politique de « taxe sur le gras ». Une expression choc qui résume bien le ressenti de nombreux voyageurs. « C’est une forme de discrimination qui dépend de l’arbitraire et de la grossophobie de la personne qui est de service ce jour-là », a-t-elle déclaré.

Le problème, c’est justement cette part de subjectivité. Qui décide qu’un passager « ne tient pas » entre les accoudoirs ? Sur quels critères ? L’appréciation repose entièrement sur le personnel présent au moment de l’embarquement. Ce flou alimente la colère et le sentiment d’injustice exprimé par des milliers de personnes en ligne.

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Pour ceux qui voyagent régulièrement en avion, les règles changeantes des compagnies aériennes sont une source constante de stress. Mais celle-ci touche à quelque chose de bien plus intime que la taille d’un bagage cabine.

Southwest Airlines ne recule pas

Avion Southwest Airlines sur le tarmac au coucher du soleil

Malgré l’ampleur de la polémique, la compagnie n’a pas l’intention de faire marche arrière. Southwest Airlines défend sa « règle des accoudoirs » en invoquant deux arguments : le confort et la sécurité de l’ensemble des passagers. Point final.

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Il faut dire que le sujet divise bien au-delà des réseaux sociaux. Certains voyageurs témoignent de situations inconfortables vécues à bord. Un internaute raconte ainsi un vol de plus de 10 heures vers La Réunion où sa voisine, en net surpoids, avait retiré l’accoudoir et débordait largement sur son espace. Elle tenait en plus un enfant de 5-6 ans sur les genoux, qui a fini par dormir sur les deux passagers. Des trajets interminables dans des conditions difficiles, beaucoup de voyageurs en ont vécu.

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D’autres rappellent que le poids est la contrainte technique la plus importante dans le transport aérien. Sur certaines lignes, les passagers montent sur une balance avec leurs bagages, et au-delà de 100 kg, un surplus est appliqué. Un argument qui, pour certains, rend la politique de Southwest Airlines parfaitement logique.

Un débat bien plus profond que le prix d’un siège

Derrière cette polémique, c’est un vrai débat de société qui se joue. D’un côté, des passagers qui estiment avoir le droit de voyager sans être comprimés par leur voisin. De l’autre, des personnes en surpoids qui refusent d’être traitées différemment et de payer le double pour un service identique.

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Southwest Airlines est un transporteur low-cost. Ses tarifs attractifs attirent des millions de voyageurs chaque année. Doubler le prix pour certains passagers sur la seule base de leur corpulence pose une question éthique que l’industrie aérienne dans son ensemble va devoir affronter. D’autant que les hôtesses de l’air elles-mêmes reconnaissent que la gestion des places à bord est souvent source de tensions.

Pour l’instant, aucune autre grande compagnie américaine n’a annoncé vouloir adopter la même règle. Mais le sujet est sur la table. Et vu la viralité de cette affaire, il ne risque pas d’en sortir de sitôt.

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