Trois policiers violemment attaqués sur les Champs-Elysées obligés de prendre la fuite (vidéo)

Publié par Elsa le 22 Déc 2018

L’acte 6 des gilets jaunes a mal tourné en fin d’après-midi sur les Champs-Elysées. Si la manifestation avait commencé dans le calme, elle a dégénéré en fin de journée et certains policiers en ont fait les frais.

Des policiers violemment attaqués sur les Champ-Elysées

Dans cette vidéo largement relayée sur les réseaux-sociaux, on peut voir trois motards de la police nationale violemment pris à partie par des gilets jaunes. L’un d’eux a même dégainé son arme pour tenir les manifestants agressifs à l’écart. Malgré leurs tentatives pour se défendre, les policiers ont du prendre la fuite à moto et sont partis sous une pluie de projectiles.

 

MAJ : Stéphanie Roy et Clément Lanot, journalistes ont par la suite diffusé les vidéos en version longue dans lesquelles ont voit 4 policiers qui lancent des grenades de dispersion. La question se pose de savoir si ces tirs de grenade étaient justifiés. Interrogé par Le Parisien, Clément Lanot explique :  « Il y avait eu des tirs des lacrymos juste avant, c’est pour ça que je me suis dirigé dans cette direction. J’ai alors vu ces motards prendre position au bout de l’avenue Georges V, comme pour bloquer d’éventuels manifestants qui désireraient sortir du cortège, c’était un peu ridicule vu leur nombre, j’ai senti que ça allait mal se passer. Ça ne se voit pas à l’image, mais il n’y avait pas que des Gilets jaunes, derrière moi, il y avait des individus cagoulés, vêtus de noir ». « Après, je suis bien incapable de dire si les tirs de grenade étaient justifiés. »

 

Mais l’opinion se demande pourquoi les vidéos en version longue ont été dévoilées si tard (21h30 hier soir). Clément Lanot répond au Parisien à ce sujet : « Je filmais avec ma caméra, mais quand la situation a vraiment dégénéré, j’ai également sorti mon portable pour filmer l’affrontement dans le but de pouvoir la diffuser rapidement. Le réseau était pourri mais j’ai pu poster cette première version, qui démarre juste avant que l’un des policiers ne sorte son arme, moins de dix minutes après la scène. Ensuite, je suis resté encore un peu sur les Champs, puis je suis rentré chez moi pour dérusher mes images. »

 

Il n’y a donc pas eu de volonté du journaliste de couper la vidéo pour orchestrer quoi que ce soit. Et vous, pensez-vous que cette version longue change la donne ? Découvrez la vidéo version longue ci-dessous :

 

 

 

Sources : Le Parisien et Le Monde

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