Ils réalisent des dessins avec des aiguilles dans la peau : les jeux d’aiguilles se répandent dans le milieu BDSM

Autant le dire tout de suite, cette pratique risque d’en choquer plus d’un. Les images de la vidéo ci-dessus sont assez surprenantes et ne conviennent pas à tous les publics. Voici un groupe d’amateurs d’aiguilles qui transforment leurs séances d’acuponcture en moments de jouissance. Cette pratique est de plus en plus répandue et de plus en plus d’adeptes des aiguilles aiment se faire transpercer partout sur le corps. Cette pratique est à la fois physique, car la douleur est tout de même intense, mais aussi graphique, puisque les aiguilles plantées à travers la peau, réalisent des dessins. Parmi ces adeptes, découvrez Jilf, une Australienne de 43 ans qui détient le record du monde de 4 700 aiguilles qu’elle a plantées dans le corps de sa partenaire.

 

Le jeu des aiguilles est physique et mental

Pour la plupart d’entre nous, se faire piquer une seule fois par un médecin est déjà un difficile moment à passer. Alors imaginez ce que peuvent ressentir ces gens qui adorent se faire transpercer le corps par des centaines ou des milliers d’aiguilles à la fois. Les séances de « jeu d’aiguilles » sont une pratique appartenant à la sous-culture BDSM. Le jeu considéré comme érotique par certains, a une influence sur le mental des participants. Le but est aussi esthétique puisque les acuponcteurs placent les aiguilles de telle façon que des dessins se forment sur la peau. Des sortes de mandalas d’aiguilles sont réalisés avec des fils de laine qui peuvent aussi relier une aiguille à une autre.

 

Le résultat est aussi graphique

« J’ai commencé à jouer avec des piercings, puis je me suis mise à le faire à des amis, tout en apprenant des choses sur la peau, sur l’anatomie et comment arriver à une sorte de consentement mutuel », explique Jilf, une amatrice de la pratique depuis 20 ans. Cette experte en douleur et plaisir est considérée comme une maitresse de cette pratique. Elle a d’ailleurs réussi à recouvrir d’aiguilles le corps de sa partenaire, il y a 3 ans. Presque aucun bout de peau restait visible. Un étrange record qu’elles ont même fait homologuer. Pour arriver à un tel résultat, « il a fallu neuf mois d’organisation, de recherche et de science pour se démerder. Tous ceux qui étaient impliqués dans le projet était excités. Ce fut un tel accomplissement, je suis contente d’y être arrivée ». Même elle a découvert des limites à cette pratique. « Cette session-là m’a fait ressentir une sensation d’amour-haine. J’ai aimé voir ce qu’on était capable de faire mais j’ai détesté ce qu’on a fait endurer à notre corps. Il y a des choses auxquelles on ne s’attendait pas. Mais p*****, c’était une mission qui en valait la peine et on a repoussé nos limites ».

 

Ce jeu érotique est très dangereux

Comme le rappelle l’un des clients habituels de Jilf, qui se considère lui-même comme un sadomasochiste « pervers puissant », cette pratique n’est pas pour tout le monde. Ce qu’ils considèrent comme étant des « aberrations de chair magnifiquement décorées et assemblées par le sang », ne doivent être réalisées sous aucun prétexte par des amateurs non-initiés.

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Crédits : Jilf, Instagram/mz.asha.luna

Publié par Nicolas F le 26 Juin 2018
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