Un bébé naît grâce à une donneuse d’utérus morte

Publié par Leslie le 09 Déc 2018

Une prouesse chirurgicale vient d’être réalisée au Brésil en donnant naissance à un bébé issu d’un utérus transplanté chez une femme stérile et provenant d’une donneuse morte.

Une première mondiale en termes de bébé né par la greffe d’un utérus d’une donneuse morte

Voilà une première mondiale dans le domaine de la médecine : un bébé est né au Brésil grâce à un utérus qui a été prélevé sur une donneuse morte et transplanté dans le corps d’une femme stérile. D’après  une étude publiée le mardi 4 décembre dans la revue scientifique The Lancet, ce bébé a vu le jour le 15 décembre 2017 grâce à une greffe réalisée en 2016 par l’Hôpital universitaire de Sao Paulo. A ce jour, la petite fille se porte comme un charme et pèse même 7.2 kilos. Cette prouesse médicale a pu être réalisée grâce au don d’une femme décédée d’un AVC et âgée de 45 ans. La jeune femme stérile car, née sans utérus a donc pu connaître le bonheur de la grossesse et de la maternité. L’opération a duré 1h30 et a été suivi d’un traitement précis pour éviter le rejet du greffon. Sept mois après cette greffe, la jeune femme est tombée enceinte après un premier transfert d’embryon unique, réalisé par fécondation in vitro. A la naissance le bébé pesait 2.5 kilos et l’utérus greffé a été retiré pour éviter un lourd traitement à la maman.

Un bébé né grâce à un miracle de la médecine

Un bébé né grâce à la transplantation d’un utérus d’une donneuse décédée

Un espoir pour les femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé

C’est donc la première fois qu’un bébé naît grâce à la transplantation d’un utérus d’une femme décédée. Pour le professeur Andrew Shennan, obstétricien à Kings College London, cette naissance réussie « ouvre la voie au don d’utérus post-mortem, comme c’est le cas pour d’autres organes ». Et cela est une incroyable avancée qui « permettrait aux femmes qui ne peuvent concevoir un bébé du fait d’un utérus défaillant de porter leur propre enfant plutôt que de dépendre de donneurs vivants, ou de recourir à l’adoption ou à une mère porteuse« .

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