Coronavirus : que deviennent les corps des défunts ?

En ces temps d’épidémie, le nombre de morts augmente chaque jour surchargeant les pompes funèbres. De ce fait, les mesures se sont assouplies pour offrir un rituel funéraire et protéger les salariés du Coronavirus. Mais ces mesures font polémiques.

Coronavirus, que deviennent les corps

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L’épidémie du Coronavirus gagne du terrain

Avec l’épidémie de Coronavirus qui fait rage en France, les pompes funèbres, les thanatopracteurs et les opérateurs de crématorium sont surchargés de travail. Pour éviter d’être infectés, les salariés doivent prendre des mesures sanitaires particulières dont le port de masque, de gants, d’une blouse et de lunettes de protection.

Toutefois, le Haut Conseil de la Santé Publique a annoncé le 25 mars que la toilette mortuaire est autorisée et les proches peuvent voir une dernière fois le corps : « Il est permis d’entre-ouvrir la housse pour laisser apparaître le visage, tout en laissant les familles à bonne distance, sans les toucher ni les embrasser », annonce Mickael Curti, thanatopracteur.

Ces mesures inquiètent les salariés du secteur quant à leur santé et celle de leur entourage. Pour eux, les mesures ne sont pas assez strictes comme l’indique Claire Sarazin dans une tribune pour HuffingtonPost.

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Le Coronavirus augmente le nombre de crémations

« C’est un avis et pas un décret. C’est vraiment indigne: c’est faire prendre des risques aux pompes funèbres, aux familles. Si le HCSP veut jouer avec la vie des gens, c’est leur problème. On n’appliquera pas ces nouvelles recommandations », réagit Yann dans le HuffingtonPost. De fait, l’opérateur funéraire à Lyon préconise la mise immédiate en bière et la fermeture du cercueil sans la présentation à la famille pour éviter de propager le Coronavirus.

De plus, le secteur arrive bientôt en pénurie de protections médicales et de housses mortuaires affirme Yann : « Sans housses pour mettre les corps, on ne peut plus travailler ». Plus étonnant : « On fait des stocks de cercueils, en quantité suffisante, car on a peur que les usines de fabrication soient au chômage technique ». En effet, beaucoup de familles ont encore le choix de faire inhumer ou incinérer leurs proches. En ces temps de confinement, nombreux sont ceux qui optent pour la crémation.

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Publié par Justine le 27 Mar 2020
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