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Aux Ulis, une femme atteinte de trisomie violée en plein jour dans un parc — le suspect toujours en fuite

Publié par Elsa Fanjul le 11 Avr 2026 à 14:09

Un mot scotché à l’entrée d’un parc, quelques lignes glaçantes, et tout un quartier de l’Essonne bascule dans l’angoisse. Le 3 avril dernier, en pleine journée, une jeune femme porteuse de trisomie a été violée à l’intérieur du parc Nord des Ulis. Plus d’une semaine après les faits, l’agresseur présumé court toujours. L’enquête, confiée à une unité spécialisée, s’intensifie.

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Ce mot placardé qui a fait basculer le quartier

C’est d’abord une feuille de papier, collée à l’entrée du parc Paul-Loridant, qui a alerté les riverains. Le message, sans détour, prévenait qu’un viol avait été commis sur place « en plein jour, le 3/04 », avant d’appeler à la vigilance et à composer le 17 en cas de besoin. De quoi semer un trouble profond parmi les habitués du lieu.

Avant même toute confirmation officielle, la rumeur a circulé dans les allées et sur les réseaux. Le mot a depuis été retiré, mais l’inquiétude, elle, n’a pas disparu. Beaucoup se sont demandé s’il s’agissait d’une fausse alerte ou d’un fait avéré. La réponse des autorités a levé tout doute — et aggravé l’effroi.

Ce que révèle l’enquête ouverte pour viol

Selon des sources concordantes, une enquête a bien été ouverte pour « viol » après l’agression survenue le vendredi 3 avril, dans la partie haute du parc Nord des Ulis. La victime, une femme atteinte de trisomie dont l’âge exact n’a pas été communiqué, aurait été abordée puis agressée sexuellement par un homme au cours de la journée.

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C’est la victime elle-même qui a donné l’alerte. Mais le suspect a réussi à quitter les lieux avant l’arrivée des secours et des forces de l’ordre. L’enquête a été confiée à la DCT 91, la Division de la criminalité territoriale de l’Essonne, une unité spécialisée dans les affaires graves. Cette affaire rappelle d’autres agressions survenues en Île-de-France, comme celle d’une femme de 74 ans violée à Romainville quelques semaines plus tôt.

En milieu de semaine suivante, des enquêteurs ont été aperçus dans le parc, procédant à de nouvelles constatations sur les lieux du drame. Le parquet d’Évry-Courcouronnes, compétent pour cette affaire, n’était pas joignable au moment où les premiers éléments ont été rendus publics. Mais un détail inquiète plus que tout : le suspect, lui, reste introuvable.

Un agresseur toujours activement recherché

Plus d’une semaine après les faits, l’homme soupçonné du viol serait toujours en fuite. Les forces de l’ordre le recherchent activement, sans qu’aucune interpellation n’ait été annoncée à ce stade. Peu d’éléments ont filtré sur son signalement, les enquêteurs gardant la maîtrise de l’information pour ne pas compromettre leurs investigations.

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Entrée du parc Nord des Ulis en Essonne

Cette situation nourrit une angoisse palpable chez les riverains. « C’est très angoissant, ça fait peur de se dire qu’il s’est passé un tel acte ignoble », confie une habituée du parc qui le sillonne quotidiennement. Depuis l’agression, elle évite de s’y rendre en soirée et redouble de prudence. Son témoignage reflète un sentiment partagé par de nombreux habitants des Ulis et des communes voisines.

D’autres faits divers en Essonne ont récemment marqué les esprits, comme des explosions ayant semé la panique dans le département. Le sentiment d’insécurité grandit dans ce secteur du sud francilien, et cette agression ne fait que l’aggraver.

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Le parc Nord des Ulis, un lieu populaire au passé sombre

Avec ses grands espaces verts, ses allées arborées et ses tours d’habitation en toile de fond, le parc Nord des Ulis — officiellement parc Paul-Loridant — est souvent comparé à un petit Central Park à la française. Très prisé des familles et des sportifs, il accueille de grands rassemblements dès le retour des beaux jours.

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Mais ce cadre en apparence paisible cache un passé bien plus sombre. Au début des années 1990, un violeur en série y avait sévi pendant plusieurs mois, agressant neuf femmes et provoquant une vaste psychose dans la commune. L’homme n’avait été arrêté que dix ans plus tard. Pour les habitants les plus anciens, l’affaire actuelle réveille des souvenirs douloureux et un sentiment de déjà-vu terrifiant.

Cette répétition de l’histoire pose des questions sur la sécurisation des espaces verts urbains, en particulier pour les personnes vulnérables en Essonne. Et la réponse des élus locaux est attendue avec impatience.

La réaction du maire et l’attente des habitants

Contacté sur cette affaire, le maire (PS) des Ulis, Clovis Cassan, a déclaré apporter son « soutien total à la victime ». Il a également assuré veiller, en lien avec les services de police, « à la sécurisation du parc ». Des mots qui se veulent rassurants, mais qui laissent beaucoup de questions en suspens : quelles mesures concrètes seront prises ? Le parc sera-t-il davantage surveillé ? Des patrouilles supplémentaires sont-elles prévues ?

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Parc des Ulis où l'agression a eu lieu

Pour l’instant, aucune annonce précise n’a été faite. Le caractère particulièrement vulnérable de la victime — une femme porteuse de trisomie — amplifie l’indignation et le sentiment d’urgence. Dans un contexte où les victimes de violences sexuelles peinent souvent à obtenir une réponse rapide de la justice, cette affaire cristallise les frustrations.

Le sujet des agressions ciblant des personnes en situation de handicap reste largement sous-médiatisé. Selon une enquête de l’ONDRP, les personnes handicapées sont deux à trois fois plus exposées aux violences que le reste de la population. Un chiffre qui donne à cette affaire une dimension bien plus large que le seul périmètre du parc des Ulis.

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Une affaire qui interroge au-delà des Ulis

Au-delà de l’émotion légitime, ce drame met en lumière plusieurs failles. La première concerne la protection des personnes vulnérables dans l’espace public. La seconde touche à la rapidité de la réponse policière et judiciaire lorsqu’un suspect reste en liberté pendant des jours.

Des affaires récentes, comme celle d’un suspect accusé de viols sur mineurs ou celle d’une touriste agressée dans le métro parisien, montrent que la question des violences sexuelles reste brûlante en Île-de-France. La mobilisation citoyenne, elle, ne faiblit pas : le mot affiché à l’entrée du parc Nord, avant même que les médias ne s’emparent de l’affaire, en est la preuve.

Les habitants des Ulis attendent désormais des résultats concrets. L’identification et l’arrestation du suspect sont la priorité absolue de la DCT 91. En attendant, le parc Paul-Loridant, d’ordinaire si animé au printemps, vit sous une chape de plomb. Et une question hante les esprits : combien de temps encore ce parc restera-t-il le théâtre d’une peur que personne n’arrive à dissiper ?

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Mairie des Ulis en Essonne

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