« On va l’exécuter en direct » : Un élu menacé de mort après s’être félicité des résultats de la loi « anti-squat »
Menacé de nombreux internautes, Guillaume Kasbarian a porté plainte et a annoncé continuer son combat contre les squatteurs.
L’ancien ministre du Logement s’attire les foudres des internautes
Les intimidations ne l’empêcheront pas de poursuivre sur sa lancée. Fier du travail accompli, l’élu macroniste Guillaume Kasbarian se félicite du doublement des expulsions locatives en 2024 au travers d’un post publié sur X. Or certains internautes ne partagent pas sa satisfaction et le lui font savoir au travers de réponses… passibles de poursuites. Des réactions démesurées qui ne passent pas inaperçues dans la presse et sur les réseaux sociaux.
« On devrait l’exécuter en direct », « Guillotine ! », « Tu mérites tellement de caner dans un caniveau », répliquent-ils sous son post. Des menaces de mort que le député choisit de ne pas ignorer. Ainsi, non content de les dénoncer publiquement, il communique à ses électeurs son ambition de porter plainte et de poursuivre son combat contre les squatteurs.
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« Aucune menace ne m’empêchera jamais d’exprimer mes idées, de protéger la propriété privée et de défendre la liberté. Je sais que vous êtes nombreux à partager ces convictions. Nous ne lâcherons rien« , s’insurge-t-il sur le réseau social.
« Il n’y avait encore jamais eu d’épisodes aussi violents »
Au total, l’ex-ministre du Logement liste une dizaine de menaces de mort explicites et une quinzaine de menaces physiques. « En huit ans de mandat, j’ai déjà eu des épisodes de ce genre, notamment lors de ma loi anti-squat en 2024 où ma permanence parlementaire avait été taguée et où un compte X s’était fait renommer ‘Il faut tuer Guillaume Kasbarian’. Mais il n’y avait encore jamais eu d’épisodes aussi violents », concède-t-il.
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Non content de se vanter du travail accompli, Guillaume Kasbarian a proposé un amendement visant à mettre fin au financement des chambres d’hôte d’urgence occupées « aux deux tiers par des migrants en situation irrégulière pendant trois ans en moyenne ».
Aucune menace ne m’empêchera jamais d’exprimer mes idées, de protéger la propriété privée et de défendre la liberté.
Je sais que vous êtes nombreux à partager ces convictions. Nous ne lâcherons rien.
— Guillaume Kasbarian (@guillaumekasba) November 10, 2025