Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Politique

« Probablement qu’il y a une forme de racisme impensé qui perdure » : retour sur les propos de Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement !

Publié par Salomee le 16 Juin 2020 à 23:33
Partagez ce contenu sur Facebook
Partagez ce contenu sur Whatsapp
Partagez ce contenu sur Twitter
Partagez ce contenu par mail

Avec les manifestations contre les violences policières et un débat en ébullition sur le racisme en France, Sibeth Ndiaye a décidé de livrer son ressenti sur la situation actuelle ! La porte-parole du gouvernement a accordé un véritable moment de vérité aux journalistes de France Inter, ce lundi 15 juin 2020 : « on n’a pas en France des lois qui séparent les individus, mais malheureusement, on a une société qui produit de la discrimination«  . Selon elle, il est nécessaire de « partager un constat commun » pour construire une nation plus respectueuse et inclusive ! Retour sur ses propos émouvants ! Découvrez son intervention dans la vidéo ci-dessous :

Publicité

À lire aussi : Omar Sy et sa femme victimes d’un tweet extrêmement raciste ! Hélène Sy monte au créneau !

Pour Sibeth Ndiaye, la société française doit s’avouer être discriminante

Publicité

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a livré son ressenti sur la situation de tensions actuelle ! Depuis la mort de George Floyd, décédé suite à une interpellation violente, des manifestations anti-racisme et anti-violences policières parsèment la France.

Pour Sibeth Ndiaye, « la réalité » c’est que « quand vous êtes black, vous mettez plus de temps à trouver un emploi, à trouver un appartement, à vous insérer dans la société. Vous avez plus de barricades autour de vous » . En effet, dans une société qui « n’a pas l’image d’une société discriminante, probablement qu’il y a une forme de racisme impensé qui perdure » . 

Cette représentante politique n’est donc absolument pas dans la négation des problématiques révélées par la population française. Au contraire, elle les révèle : « on n’a pas en France des lois qui séparent les individus, mais malheureusement, on a une société qui produit de la discrimination » .

Publicité

Pour elle, bien qu’elle n’obtempère pas avec la destruction de statue, elle admet notamment que certains « personnages historiques (…) compte tenu des choix qu’ils ont faits (…) n’ont plus leur place autre part que dans les livres d’histoire » .

Au contraire, elle ne croit pas en une police raciste en France

Bien que la porte-parole observe du racisme en France, elle ne donne pas raison aux détracteurs de l’institution policière. En effet, elle est heurtée lorsque l’on « dit que la police est une institution raciste » car elle a « l‘intime conviction que ce n’est pas le cas » . 

Publicité

Mais, elle ne nie pas le fait que certain(e)s policier(è)s puissent avoir des comportements et des propos racistes : « et oui, on a des policiers et des gendarmes racistes, mais comme sans doute, il y a des journalistes racistes, comme sans doute, il y a des enseignants racistes. C’est ça qu’on doit combattre : ce sont les comportements individuels qui, à un moment donné, forment une sorte de système dans la société qui produit cette restriction du champ des possibles pour nos compatriotes de couleur » .

Abonnez vous à la Newsletter TDN

Pour elle, une chose est claire : il faut que la France « se réconcilie avec son histoire ». Pour cela, elle croit profondément « qu’il faut avoir pour certaines personnalités une discussion qui soit une discussion historiographique » afin de diminuer la place qui leurs est faite dans la société ! Elle explique ce qu’elle a pu percevoir dans son histoire de vie : « au Sénégal, j’avais appris la lutte avec les héros contre les envahisseurs et arrivée en France, j’ai appris la décolonisation : deux histoires qui ne se rencontraient quasiment pas. Il faut que la France se réconcilie avec son histoire »

Pour elle, une chose est claire : des discriminations perdurent, gâchent la vie de nombreuses personnes et doivent absolument disparaître. Or, elles ne représentent pas la France et ne sont pas perpétuées par l’état français ! La société doit juste en prendre conscience, « objectiver les choses » en utilisant des « statistiques ethniques » qui « permettraient de « décider des actions qu’on veut mener ensemble » , main dans la main, sans s’opposer les uns aux autres.

Publicité

À lire aussi : Féminisme, couleur de peau ou homosexualité : si l’année 2020 se plaçait sous le signe de l’ouverture d’esprit ?