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Des scientifiques parviennent à créer des hybrides hommes-moutons en laboratoire

Publié par Claire JONNIER le 16 Nov 2020 à 20:33
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On dirait une fable tirée d’un roman de science-fiction ! Et bien pas du tout, puisqu’en 2018, des scientifiques sont parvenus à créer des hybrides hommes-moutons en laboratoire. Le but ? Pouvoir prélever des organes nécessaires à de la transplantation. Alors, avancée majeure ou véritable catastrophe d’un point de vue éthique ?

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Les hybrides hommes-moutons sont parmi nous !

Ce qu’il y a de bien avec les scientifiques, c’est qu’ils repoussent toujours plus loin les limites de l’être humain. Pour preuve ? Hiro Nakauchi qui parvient à mélanger des espèces pour obtenir des hybrides hommes-moutons. Alors pour le moment, il faut tout de même noter que cet embryon possède 99 % des cellules du mouton et que la part humaine reste vraiment minime. « La contribution des cellules humaines est pour l’instant très faible. Seule une cellule sur 10.000 environ de l’embryon de mouton est humaine.»

En tous les cas, beaucoup de chercheurs se tournent vers cette nouvelle technique pour pallier le manque de greffes d’organes. En effet, il faut savoir qu’aujourd’hui, les donneurs sont encore rares et que la majorité du temps, les greffes ne tiennent pas sur la longueur. Or, en manipulant les cellules biologiques, ces chercheurs espèrent pouvoir offrir une solution à ce type de problème. Mais à quel prix ?

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De gros problèmes d’un point de vue éthique

Le gros souci de ce genre d’expérience, c’est que ces hybrides hommes-moutons ne seront destinés qu’à une seule chose : être dépouillés de leurs organes pour des greffes. Pour autant, s’agit-il d’êtres vivants ? Quel est leur statut ? Voici le genre de problème éthique que peut soulever cette expérience.

Pour le moment, les scientifiques restent prudents même si certains n’hésitent pas à prendre le parti de cette nouvelle découverte ! « Nous devons explorer toutes les alternatives possibles pour fournir des organes aux personnes malades. » En sachant tout de même que d’ores et déjà, les embryons sont détruits au bout de 28 jours pour éviter ces questions délicates.

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