Électricité : cette astuce toute simple peut faire baisser la facture dès ce mois-ci
On a tous déjà tenté de gagner quelques minutes en lançant une machine à laver juste avant de passer sous la douche. Sur le papier, le combo paraît efficace. Dans la réalité, il peut créer un vrai inconfort… et une facture d’électricité moins sympa, surtout si votre installation d’eau chaude est un peu juste. Les plombiers préviennent d’ailleurs des risques pour votre équipement.
Derrière cette astuce très simple à appliquer, il y a un élément central du logement : le chauffe-eau. Et quand on lui demande trop, trop vite, il réagit. Explications, et pistes concrètes pour faire mieux sans changer toute la plomberie.
Pourquoi douche + lave-linge posent problème dans beaucoup de logements
Le point de départ est assez basique : dans de nombreux logements, douche et lave-linge peuvent solliciter la même production d’eau chaude. Boursorama, reprenant un article de Grazia, résume l’idée ainsi : deux gros débits en même temps, et un chauffe-eau qui doit “suivre” sans respirer.
Ce n’est pas une règle universelle, car certains lave-linge sont alimentés uniquement en eau froide et chauffent l’eau eux-mêmes. Pourtant, dès qu’un appareil tire réellement de l’eau chaude (ou quand plusieurs points d’eau chaude fonctionnent en même temps), la réserve peut chuter vite, surtout avec des ballons de capacité moyenne. L’Internaute rappelle d’ailleurs que, dans ces situations, les variations de pression et de température deviennent presque inévitables.
Dans les faits, on se retrouve avec un chauffe-eau qui bascule plus tôt en phase de réchauffage. La résistance (ou le système de chauffe) se met à tourner au moment où vous utilisez déjà beaucoup d’eau chaude, au lieu de “récupérer” tranquillement après. Sur une installation électrique un peu limitée, ça peut aussi augmenter la facture appelée à un instant T, ce qui n’est jamais idéal.
Le confort prend souvent la première claque
Avant même de parler euros, beaucoup le sentent sous la douche. La pression peut devenir irrégulière, et la température hésiter entre chaud et tiède, voire carrément froid selon la configuration. Grazia cite des plombiers évoquant précisément ce type de douche “en montagnes russes”.
Le phénomène est encore plus visible quand l’eau chaude arrive avec une pression fluctuante ou lorsque la réserve du ballon est entamée rapidement. En clair : vous consommez plus vite que le chauffe-eau ne peut reconstituer une réserve stable.
Facture d’électricité : ce qui peut vraiment changer (et ce qui ne change pas)
Dire “ça fait exploser la facture” mérite un peu de nuance. L’énergie nécessaire pour chauffer une quantité donnée d’eau reste globalement la même : si vous prenez une douche de 8 minutes, elle demandera à peu près la même énergie, que le lave-linge tourne ou non.
Là où ça peut jouer, en revanche, c’est sur les conditions de fonctionnement. En tirant fort sur l’eau chaude, vous déclenchez plus tôt le réchauffage du ballon, parfois au pire moment (en pleine période d’usage, et pas forcément au tarif le plus intéressant si vous avez des heures creuses). Le chauffe-eau peut aussi perdre en “rendement d’usage” si l’installation est entartrée, mal isolée, ou surdimensionnée/mal dimensionnée, car les pertes augmentent dès qu’on chauffe plus souvent. Sur ce dernier point, l’ADEME rappelle qu’une part des dépenses liées à l’eau chaude est évitable et insiste sur les gestes qui limitent les surconsommations.
Un indice utile : l’eau chaude pèse lourd dans un foyer
L’ADEME souligne que l’eau chaude sanitaire peut représenter jusqu’à environ 20% de la consommation d’énergie d’un ménage, ce qui explique pourquoi le sujet revient autant dès qu’on parle économies.
Le chiffre varie selon le type de logement, le nombre d’occupants, l’isolation, et la technologie utilisée. Des acteurs comme ENGIE ou Thermor rappellent aussi que le chauffe-eau fait partie des gros postes de consommation domestique, avec des ordres de grandeur qui montent vite selon les habitudes.
L’astuce la plus simple : décaler, tout simplement
Le geste le plus efficace est aussi le moins spectaculaire : éviter la simultanéité. Prendre sa douche, puis lancer la machine (ou l’inverse), suffit souvent à retrouver une température stable et à laisser le chauffe-eau fonctionner dans des conditions plus “calmes”.
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Ce décalage est particulièrement intéressant le matin, quand plusieurs usages s’enchaînent déjà (douches, vaisselle, toilette). En répartissant la demande, vous limitez le risque de vider la réserve trop vite et vous réduisez la probabilité que le ballon se remette à chauffer en plein pic d’activité. Pour les foyers équipés d’un contrat heures creuses, la logique va dans le même sens.
Les solutions si le problème revient souvent
Quand l’inconfort est régulier, décaler ne suffit pas toujours. À ce stade, il faut regarder l’installation, sans forcément partir sur de gros travaux.
Mitigeur thermostatique : une piste pour stabiliser la température
Un mitigeur thermostatique aide à maintenir une température constante malgré les variations de pression, en ajustant automatiquement le mélange eau chaude/eau froide. Plusieurs sites spécialisés et enseignes de salle de bain expliquent ce principe, avec un objectif clair : éviter les “coups de chaud” et les “coups de froid”.
Cela ne crée pas d’eau chaude “magique”, mais ça rend la douche plus confortable quand la pression bouge. En bonus, la stabilité limite aussi les réglages incessants, qui finissent souvent par faire couler plus longtemps.
Température du chauffe-eau : viser la bonne plage
Régler le chauffe-eau trop haut augmente la consommation et l’entartrage. Le ministère de la Transition écologique conseille 55°C, et insiste sur l’intérêt de consommer moins d’eau chaude au quotidien. Avant l’hiver, vérifiez ce détail sur votre équipement.
TotalEnergies donne la même fourchette “confort + économies” (en rappelant aussi l’enjeu sanitaire si on descend trop bas).
Taille, entretien, isolation : les gains “silencieux” qui comptent
L’ADEME rappelle qu’une partie des chauffe-eau est surdimensionnée et qu’adapter la taille du ballon à ses besoins peut faire économiser des centaines de kWh par an dans certains cas. Notez qu’il y a 7 appareils qui pèsent lourd sur votre facture si vous n’y prenez pas garde.
L’entretien revient aussi régulièrement, notamment le détartrage et la vérification des organes de sécurité. Un chauffe-eau entartré chauffe moins bien, plus lentement, et finit souvent par coûter plus cher à l’usage.
Le bon réflexe à retenir
Derrière une habitude anodine, il y a un principe très simple : un chauffe-eau n’aime pas les “sprints” répétés. En évitant de lancer une lessive au moment précis où vous tirez déjà beaucoup d’eau chaude, vous retrouvez du confort et vous réduisez les situations où l’équipement doit compenser dans l’urgence.
Au fond, l’astuce n’est pas de tout faire en même temps. Elle consiste plutôt à étaler intelligemment, et à régler le chauffe-eau pour qu’il travaille mieux, pas plus.
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