« J’utilise la carte handicapé de ma mère » : le ras-le-bol des automobilistes face au prix du stationnement qui flambe
Le prix du stationnement qui ne cesse d’augmenter ne dissuade pas les usagers de se garer en ville, mais les décourage de payer.
Stationnement : les usagers crient à l’injustice
Ils refusent de payer. Encore plus en cette période où les frais s’accumulent et où les ménages peinent à s’en sortir. Ainsi, quand ils consentent à s’acquitter du loyer et des factures inhérentes à leurs consommations quotidiennes, certains Français refusent de dépenser davantage. C’est pourquoi ils rivalisent d’ingéniosité quand il s’agit de se garer dans les grandes villes où les prix du stationnement partent à la hausse.
Paris ne fait évidemment pas exception. Dans ses colonnes, RMC révèle que sur les 500 000 tickets de stationnement pris chaque semaine, 120 000 sont des tickets handicapés. Une donnée qui fait tiquer l’exécutif…
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Contrôlés à outrance depuis l’arrivée des « sulfateuses à PV », les conducteurs redoublent d’ingéniosité. Entre les feuilles collées sur la plaque d’immatriculation et carte handicapé empruntée à un proche, ils usent de toutes leurs ressources pour alléger leurs dépenses et grappiller quelques centaines d’euros supplémentaires à la fin du mois.
« Certains passent leur salaire dans le stationnement »
« J’ai décidé de travailler, bien gagner ma vie, je viens tous les jours, ça me coûte 400€ d’essence et 150 de péage et si je dois payer, je ne peux plus travailler. J’utilise la carte handicapée de ma mère », confie ainsi Hector, un automobiliste normand travaillant à Paris, auprès de RMC. Discours similaire du côté de Vincent qui, au fil du temps, est devenu champion du monde de non-paiement de stationnement. « J’habite Béthune, je ne paie jamais le stationnement. Je me gare simplement depuis 6 ans, je n’ai eu qu’un seul PV de 18€ et c’était à Lille. On a de la chance comparé aux Parisiens, on n’a pas tant de contrôles que ça. Ce matin je suis resté une petite heure, la borne était à côté, je n’ai pas payé ».
Quand certains se montrent critiques vis-à-vis des automobilistes récalcitrants, d’autres se rangent de leur côté. C’est le cas de la sophrologue Laura Warton-Martinez. « Ils ont complètement raison, on ne sait pas où va l’argent, c’est du racket pur et dur, c’est honteux. Certains passent quasiment leur salaire dans le stationnement », assure-t-elle dans l’émission Les Grandes gueules. Et la sophrologue d’ajouter : « Je préférerais voir des sulfateuses à PV dans les carrefours dangereux de Paris, pour contrôles les incivilités des trottinettes et vélos sur les trottoirs, des scooters qui grillent les feux et des voitures qui roulent à toute vitesse avec le téléphone. »
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Elle conclut : « C’est un frein pour travailler, ça devrait être gratuit et on devrait ‘bastonner’ ceux qui sont garés devant les passages piétons. »
En réalité, l’argent des procès-verbaux est assez facile à tracer. Il va d’abord dans les caisses du Trésor public, puis dans celles de l’État qui le rétrocède aux communes. À Lille, les PV ont rapporté 9,3 millions d’euros en 2024. Paris s’en sort largement gagnante avec 178 millions d’euros récoltés la même année.
- 24/01/2026 à 17:50C'est surement quelqu'un qui n'a pas d'handicapé dans sa famille ou son entourage qui fait ça. De toutes les façons on peux dire que c'est quand même un sale C..
- 24/01/2026 à 16:34Ça ne dérange pas ces gens d'usurper l'identité d'un handicapé qui en souffre,et on ne joue pas a ce petit jeu. Un handicap est un grand malheur pour les personnes qui le subissent. Je le suis moi même et j'e galère de plus en plus a pouvoir stationner sur des places qui sont réservées a nous. Il faudrait plus de contrôle sur ces cartes.Si vous payés trop de stationnements déplacez vous en transports en communs Honte a ceux qui profite de ce subterfuge pour ne pas payer
- 24/01/2026 à 14:21Autant je suis d’accord pour des places aménagées pour les handicapés. Mais pourquoi ne seraient elle pas payantes comme les autres.Cette gratuité n’est pas justifiée surtout si l'on considère qu'une place handicapés prend plus de place et nécessite un aménagement coûteux en supplément.
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