Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Automobile

Cette citadine électrique Renault à moins de 14 000 € va bousculer le marché

Publié par Elsa Lepic le 05 Avr 2026 à 14:02

Renault frappe un grand coup avec le retour de sa citadine mythique. La nouvelle Twingo passe au 100 % électrique et affiche un tarif que personne n’attendait aussi bas. De quoi redistribuer sérieusement les cartes sur le marché français, surtout face aux constructeurs chinois.

Publicité

Un prix catalogue de 19 490 €… qui peut fondre de moitié

Femme souriante devant la nouvelle Twingo électrique Renault

Sur le papier, la nouvelle Twingo E-Tech s’affiche à 19 490 euros en France. Mais ce tarif ne raconte qu’une partie de l’histoire. Comme le précise Grégoire Ginet, responsable produit chez Renault, à La Nouvelle République, le bonus écologique de l’État (environ 3 500 euros) fait déjà tomber la facture autour de 16 000 euros.

Mais le plus spectaculaire concerne les foyers les plus modestes. Grâce aux aides cumulées, la petite citadine peut descendre sous la barre symbolique des 14 000 euros. À ce niveau de prix, on parle d’un véhicule électrique neuf moins cher que certaines occasions thermiques récentes. Un argument massue alors que le coût de l’électrique reste un frein majeur pour beaucoup de Français.

Publicité

La guerre des prix avec la Chine est lancée

Renault n’a pas fixé ce tarif au hasard. La marque au losange veut couper l’herbe sous le pied des constructeurs chinois — BYD, MG, Leapmotor — qui tentent d’inonder l’Europe avec des citadines à petit prix. Problème pour eux : leurs modèles fabriqués en Chine ne sont pas éligibles aux bonus écologiques français.

Résultat : même sans aide, la Twingo est déjà moins chère que les entrées de gamme chinoises. Avec les bonus, l’écart devient un gouffre. Elle se positionne aussi en dessous de la Citroën e-C3 électrique, sa rivale directe côté européen. Sur un marché automobile neuf qui stagne en France, Renault espère clairement relancer la dynamique de l’électrique chez les particuliers.

Face à la stratégie agressive des marques chinoises en Europe, le constructeur tricolore mise sur un atout de taille : la fabrication en Slovénie, qui garantit l’éligibilité aux aides européennes et françaises. Un choix industriel qui fait toute la différence au moment de signer le bon de commande.

À lire aussi

Publicité

Développée en deux ans : le pari de la vitesse

Bureau de conception automobile avec prototype de citadine électrique

L’autre surprise de cette Twingo, c’est la rapidité avec laquelle elle a vu le jour. Le véhicule a été développé en seulement deux ans, soit deux fois moins que la durée habituelle chez Renault. Pour y parvenir, la conception a été réalisée en Chine, une collaboration assumée par le constructeur.

Sous le capot — enfin, sous le plancher — on retrouve une batterie signée CATL, le leader mondial des batteries pour véhicules électriques. Ce partenariat permet à Renault de bénéficier d’une technologie éprouvée à moindre coût. Après le succès de la Renault 5 électrique, devenue l’un des modèles les plus vendus d’Europe, la marque reproduit sa recette : un design nostalgique porté par une technologie moderne.

Publicité

263 km d’autonomie et un équipement qui surprend

Côté performances, la Twingo E-Tech embarque un moteur de 60 kW (82 chevaux) et promet jusqu’à 263 km d’autonomie. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais c’est largement suffisant pour un usage urbain et périurbain quotidien. Pour les longs trajets sur autoroute, il faudra évidemment prévoir des pauses recharge, mais ce n’est pas la cible de ce véhicule.

Publicité

Ce qui impressionne davantage, c’est l’équipement embarqué à ce tarif. La Twingo intègre le système multimédia OpenR Link avec Google intégré, ainsi que des aides à la conduite issues des segments supérieurs. Des technologies qu’on retrouve habituellement sur des véhicules vendus 10 000 euros plus cher.

Renault insiste aussi sur la modularité de l’habitacle. Malgré son gabarit de citadine compacte, elle propose cinq portes, deux sièges arrière indépendants et coulissants de série, et un dossier de siège passager rabattable. De quoi transporter un meuble en kit sans louer un utilitaire. La marque parle d’une « polyvalence inédite au vu du tarif du véhicule », et pour une fois, ce n’est pas du simple discours marketing.

À lire aussi

Un design fidèle à la Twingo originale

Intérieur spacieux et modulable de la nouvelle Twingo E-Tech
Publicité

Le constructeur a tiré les leçons du succès de la R5 : jouer la carte de la nostalgie, ça fonctionne. La nouvelle Twingo reprend les lignes rondes et le regard espiègle de l’originale, tout en les modernisant. On retrouve cette bouille sympathique qui avait fait craquer la France dans les années 90.

Mais Renault ne se contente pas de recycler un design vintage. L’habitabilité a été repensée pour coller aux usages actuels. L’espace intérieur est optimisé, les rangements pensés pour le quotidien. Sur le segment des citadines qui se raréfient, cette approche a le mérite de proposer une vraie alternative aux SUV urbains.

Faut-il craquer pour la nouvelle Twingo ?

À moins de 14 000 euros pour les foyers modestes (et autour de 16 000 euros pour les autres), la Twingo E-Tech change la donne. Elle est moins chère que ses concurrentes directes, mieux équipée que la plupart des citadines électriques du marché, et bénéficie d’un réseau après-vente Renault que les marques chinoises ne peuvent tout simplement pas offrir en France.

Publicité

Le marché de la voiture électrique reste en pleine mutation. Les nouvelles taxes européennes sur les modèles importés de Chine renforcent encore l’avantage compétitif de la Twingo. Avec ce modèle, Renault ne cherche pas à révolutionner l’automobile. La marque veut simplement rendre l’électrique accessible au plus grand nombre. Et à ce prix-là, le pari semble bien parti pour être gagné.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *