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3 euros le litre : ce seuil que le gazole pourrait franchir pendant le week-end de Pâques

Publié par Elsa Lepic le 03 Avr 2026 à 7:53

2,18 euros le litre en moyenne nationale, 2,65 euros dans certaines stations. Le gazole n’a jamais coûté aussi cher en France. Et le timing ne pouvait pas être pire : le week-end de Pâques approche, avec ses millions de départs sur les routes.

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Alors que le précédent record historique de mars 2022 vient d’être pulvérisé, une question obsède les automobilistes : le litre de gazole pourrait-il atteindre la barre symbolique des 3 euros ?

Un record historique déjà explosé

Automobiliste inquiet devant un afficheur de prix de carburant élevé

Le précédent sommet datait de mars 2022, en pleine crise ukrainienne : 2,14 euros le litre. C’est désormais du passé. Le prix moyen national du gazole s’établit à 2,18 euros, selon les derniers relevés.

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Mais ce chiffre, c’est une moyenne. Certaines stations affichent déjà des prix bien plus élevés : jusqu’à 2,26 euros le litre, comme l’ont constaté les équipes de TF1 lundi 30 mars.

Côté sans-plomb, la situation n’est guère plus réjouissante. Le litre culmine à 1,97 euro en moyenne, en hausse de 3 centimes en une seule semaine. Une spirale qui ne semble pas vouloir s’arrêter.

« J’ai connu l’essence à 0,60 euro. Jamais je n’aurais pensé vivre ça », confie un conducteur à TF1, visiblement abasourdi devant l’afficheur de la pompe.

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Le week-end de Pâques, un départ sous haute tension

Le timing est cruel. Chaque année, le week-end pascal provoque l’un des pics de circulation les plus importants. Des millions de Français prennent la route pour rejoindre leur famille ou partir en vacances.

Faire le plein d’un SUV diesel avec un réservoir de 60 litres coûte désormais plus de 130 euros. Il y a trois ans, la même opération revenait à environ 90 euros. L’addition est salée, et le budget des ménages commence à sérieusement accuser le coup.

« Il faut que je fasse le plein maintenant, parce qu’apparemment, ça va encore augmenter », anticipe une conductrice interviewée par TF1. Un réflexe de survie financière que beaucoup partagent ces jours-ci.

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D’autant que les tarifs autoroutiers viennent s’ajouter à la facture. Le trajet Paris-Lyon en diesel, péages compris, dépasse désormais les 100 euros aller simple.

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Jusqu’à 2,65 euros dans certaines stations : qui paie le plus ?

Toutes les stations ne se valent pas. Et c’est là que le bât blesse. Certains points de vente, notamment sur autoroute ou en zone rurale isolée, pratiquent des tarifs qui flirtent avec les 2,65 euros le litre.

L’écart avec les grandes surfaces est parfois vertigineux. Les enseignes comme Leclerc ou Carrefour maintiennent généralement des prix plus bas, mais la marge de manœuvre se réduit. Les promesses de baisse se heurtent à la réalité du marché mondial.

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TotalEnergies maintient son plafonnement, mais celui-ci ne couvre pas le gazole dans toutes ses stations. Un dispositif utile, certes, mais qui ne suffit plus face à l’ampleur de la hausse.

Pour ceux qui envisagent des alternatives, le bioéthanol E85 attire de plus en plus de conducteurs. Mais encore faut-il disposer d’un véhicule compatible.

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Le baril à 115 dollars : pourquoi les prix continuent de grimper

Embouteillages sur autoroute française pendant le week-end de Pâques

Derrière cette flambée, un cocktail explosif. Le cours du baril de pétrole a atteint 115 dollars cette semaine. C’est un niveau qu’on n’avait plus vu depuis des mois, et les analystes ne prévoient pas de reflux immédiat.

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Première cause : les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit entre Israël et l’Iran perturbe les routes d’approvisionnement et fait flamber les marchés. Chaque escalade militaire se répercute directement sur le prix à la pompe.

S’ajoutent à cela des perturbations sur les marchés mondiaux du pétrole. Certains pays producteurs ont réduit leur offre, ce qui crée un déséquilibre entre l’offre et la demande.

Enfin, la France cumule des coûts logistiques et une fiscalité parmi les plus lourdes d’Europe sur les carburants. Taxes, marges de distribution, coûts de transport : tout s’empile.

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3 euros le litre : fantasme ou scénario réaliste ?

C’est LA question. Et la réponse est plus nuancée qu’on ne le croit. Salomée Ruel, enseignante-chercheuse en management de la chaîne logistique, a été interrogée par TF1 sur ce scénario.

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Son verdict : « Une moyenne nationale autour de 3 euros le litre, c’est très peu crédible. » La chercheuse estime que les mécanismes de marché et les dispositifs de régulation empêcheraient un tel niveau de se généraliser.

Mais elle ajoute aussitôt une nuance de taille. « Vous dire que ça n’existera jamais, c’est-à-dire qu’on n’aura pas, dans les mois à venir, dans quelques stations, ça et là, du 3 euros le litre, ce serait vous mentir. »

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En clair : la moyenne nationale ne devrait pas atteindre ce seuil. Mais localement, dans certaines stations isolées ou autoroutières, le cap pourrait bel et bien être franchi. Avec des tarifs déjà à 2,65 euros, il ne manque plus que 35 centimes.

Ce que le gouvernement met (ou ne met pas) sur la table

Face à la colère montante, le gouvernement reste sous pression. Sébastien Lecornu a annoncé des mesures ciblées pour les grands rouleurs, mais sans blocage généralisé des prix.

La question d’un contrôle des prix à la pompe revient régulièrement dans le débat public. Certains élus réclament un gel de la TICPE, la taxe intérieure sur les carburants. Pour l’instant, l’exécutif temporise.

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Côté aides directes, la prime carburant a été revalorisée pour 2025. Le chèque énergie de 153 euros bénéficiera aussi à des millions de foyers. Mais ces dispositifs compensent à peine la hausse cumulée des derniers mois.

Une chose est sûre : si vous prenez la route ce week-end de Pâques, comparez les prix avant de partir. Les écarts entre stations peuvent dépasser 40 centimes par litre. Sur un plein, c’est plus de 20 euros de différence. Et dans ce contexte, le calcul électrique vs thermique n’a jamais été aussi tentant pour certains automobilistes.

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