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TotalEnergies prolonge le plafonnement du carburant : ce que ça change pour votre plein

Publié par Elsa Lepic le 01 Avr 2026 à 15:47

Les automobilistes qui attendaient une bonne nouvelle peuvent souffler. TotalEnergies vient d’annoncer la prolongation de son plafonnement des prix à la pompe pour une semaine supplémentaire. Une décision qui tombe à pic, alors que les cours du carburant ne cessent de grimper.

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Et la différence sur votre facture, elle est loin d’être anodine.

Automobiliste faisant le plein avec prix plafonné

Des prix bloqués alors que tout monte

Depuis le 13 mars, les 3 300 stations-service TotalEnergies en France métropolitaine avaient décidé de geler leurs tarifs. L’essence plafonnée à 1,99 euro le litre, le gazole à 2,09 euros le litre.

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Dans les autres stations, selon Le Parisien, le litre de gazole avoisine les 2,25 euros en moyenne. Soit 16 centimes de différence par litre. Sur un plein de 60 litres, ça fait presque 10 euros d’économie.

Ce n’est pas anodin dans un contexte où la flambée des prix liée au conflit au Moyen-Orient pousse les cours à des niveaux historiques, dépassant même les pics enregistrés après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Pourquoi Total a décidé de prolonger

La mesure devait initialement prendre fin ces jours-ci. Mais dans un communiqué, TotalEnergies a évoqué un « contexte de forte remontée des cours du diesel » pour justifier sa décision de prolonger.

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L’argument affiché : « continuer à protéger ses clients en France pour le week-end de Pâques ». Le plafonnement est donc maintenu jusqu’au mardi 7 avril.

Le géant pétrolier en profite pour rappeler sa politique de prix : répercuter « sans délai toute fluctuation à la baisse, comme à la hausse, des cours internationaux ». Autrement dit, si les prix mondiaux baissent, vous le verrez à la pompe. Et inversement.

Une précision qui ressemble davantage à un avertissement qu’à une promesse. Car la question des prix du carburant est devenue brûlante politiquement, et la pression sur les distributeurs ne faiblit pas.

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Femme souriante à la pompe TotalEnergies

Le gouvernement sort le carnet de chèques

Le vendredi 27 mars, l’État a débloqué 70 millions d’euros pour soutenir les secteurs les plus touchés par la hausse. Dans le viseur : les transporteurs routiers, les agriculteurs et les pêcheurs.

Le ministre des Transports Philippe Tabarot a précisé sur Europe 1 que ces aides pourraient être « reconductibles si la situation perdure, en mai, en juin ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi affirmé être « prêt à aller plus loin si la guerre devait se poursuivre ».

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Mais une ligne rouge reste tracée côté gouvernement : pas question de toucher aux taxes sur les carburants. Ces taxes représentent aujourd’hui entre 50 et 55 % du prix que vous payez à la pompe. Une marge de manœuvre considérable que l’État ne veut pas ouvrir.

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Sébastien Lecornu a pourtant annoncé des mesures ciblées pour les grands rouleurs, mais sans aller jusqu’à la baisse de fiscalité que réclamaient de nombreux Français.

Une situation qui ne fait qu’empirer depuis des semaines

Ce plafonnement de TotalEnergies n’est pas tombé du ciel. Il est la réponse directe à une crise qui s’installe dans la durée. En mars 2026, plus de 1 057 stations se sont retrouvées à sec en France, conséquence directe de la ruée vers les stations pratiquant des prix plafonnés.

Car le phénomène a créé sa propre dynamique : certaines stations Total ont connu des ruptures de stock tellement la demande a explosé dès l’annonce du gel des tarifs.

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Du côté de la concurrence, Michel-Edouard Leclerc avait promis une baisse de 30 centimes par litre. Mais le patron de l’enseigne a lui-même admis ne pas avoir pu tenir cette promesse. Une situation qui illustre bien à quel point la pression sur les marges est intense.

Conducteur regardant les prix du carburant

Frontaliers et autres alternatives : des options à explorer

Certains automobilistes ont trouvé leur propre solution à la crise. En Italie notamment, il est possible d’économiser jusqu’à 10 euros sur un plein par rapport aux prix français. Une tendance qui s’observe aussi chez nos voisins espagnols, où certains frontaliers font le plein à -30 centimes.

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D’autres se tournent vers le bioéthanol E85. La flambée des carburants traditionnels accélère clairement la conversion vers l’E85, qui reste nettement moins cher à la pompe.

Et côté prix en Europe, le décalage entre la France et le reste du continent se creuse, alimentant un sentiment d’injustice chez de nombreux automobilistes français.

Et après le 7 avril ?

La vraie question, personne ne peut encore y répondre avec certitude. Que se passera-t-il à partir du 8 avril si les cours mondiaux du pétrole restent élevés ?

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TotalEnergies n’a pas communiqué sur une éventuelle nouvelle prolongation. La multinationale a simplement rappelé qu’elle répercutera les fluctuations de marché. Ce qui signifie que si les cours mondiaux restent au-dessus, les tarifs pourraient repartir à la hausse.

Des hausses supplémentaires à la pompe sont même déjà évoquées pour 2027. De quoi rendre le plein d’aujourd’hui encore plus précieux.

En attendant, le conseil est simple : si vous avez une station TotalEnergies proche de chez vous, profitez-en avant le 7 avril. Ce sont peut-être les derniers jours de ces prix plafonnés. Et si les stations-service se vident un peu partout en France, certains ont déjà eu le bon réflexe. Ne soyez pas le dernier à le prendre.

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