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Elle emmène son fils de 9 ans au canal à l’aube, le pousse dedans et s’en va

Publié par Elsa Fanjul le 01 Avr 2026 à 18:23

Ce mardi matin du 25 mars, à 7h30, un garçon de 9 ans se retrouve à l’eau dans un canal industriel près de Manosque. Personne autour. Sa mère vient de le pousser et de partir. L’enfant doit s’en sortir seul.

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Ce fait divers glaçant, révélé par La Provence, a conduit à la mise en examen de la mère pour tentative d’assassinat sur son propre enfant. Une affaire qui soulève des questions profondes et sans réponse pour l’instant.

Un canal industriel à l’aube, une scène impensable

Jeune garçon choqué enveloppé dans une couverture

Ce matin-là, la zone industrielle de Sainte-Tulle, dans les Alpes-de-Haute-Provence, est silencieuse. Il est à peine 7h30. Les entreprises du secteur n’ont pas encore ouvert.

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C’est dans ce contexte isolé qu’une femme de 45 ans, originaire de Manosque, emmène son fils au bord du canal EDF. Un canal qui longe la zone industrielle, loin des regards à cette heure matinale.

Puis vient l’impensable. Selon le procureur de la République de Digne-les-Bains, Antoine Pesme, la mère aurait poussé son fils dans le canal. Elle a ensuite quitté les lieux sans se retourner.

Le garçon nage jusqu’à la berge, seul

Canal industriel au lever du soleil près de Manosque
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L’enfant tombe dans l’eau. Il a 9 ans. Il est seul.

Mais il nage. Il réussit à rejoindre la berge par ses propres moyens, selon les précisions apportées par le procureur Pesme. Un détail qui tient du miracle au regard de la situation.

Un tiers qui passait à proximité le prend en charge et l’amène à la gendarmerie. Le garçon est sain et sauf. Son pronostic vital n’est pas engagé. Ces mots du procureur résonnent comme un soulagement immense dans une affaire qui aurait pu se terminer bien différemment.

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Ce type de fait divers familial aux conséquences potentiellement tragiques rappelle d’autres affaires qui ont marqué l’opinion, comme cet homme qui s’était défenestré avec son enfant dans les bras, ou encore cette affaire de l’Aveyron où un père avait forcé son fils de 12 ans à assister à un double meurtre.

Interpellée le jour même, placée en détention provisoire

Les gendarmes n’ont pas tardé. La suspecte, inconnue de la justice jusqu’alors, a été interpellée et placée en garde à vue le jour même, le 25 mars.

Le lendemain, le jeudi 26 mars, elle a été présentée à un juge d’instruction du Tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Elle a été mise en examen pour tentative d’assassinat sur son fils.

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La qualification retenue est lourde. La tentative d’assassinat implique une intention homicide caractérisée, et non un simple geste impulsif. Les magistrats ont également décidé de la placer en détention provisoire. Elle n’est pas libre.

Une mère de quatre enfants, dont trois mineurs

Policière accompagnant un enfant en sécurité

Ce qui rend l’affaire encore plus difficile à appréhender, c’est le profil de la suspecte. Cette femme de 45 ans est mère de quatre enfants, dont trois sont encore mineurs.

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Le garçon poussé dans le canal est le plus jeune de la fratrie. Il a 9 ans. C’est le petit dernier.

Aucun antécédent judiciaire. Aucun dossier ouvert à son encontre. Le procureur le confirme : elle était inconnue de la justice. Ce détail rend la scène encore plus déroutante pour les enquêteurs.

La question des autres enfants se pose naturellement. Quelles mesures ont été prises pour leur protection ? Pour l’heure, les autorités n’ont pas communiqué sur ce point.

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Les raisons du geste restent un mystère

Menottes sur les poignets d'une suspecte
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C’est l’angle qui interroge le plus dans cette affaire. Pourquoi ? Que s’est-il passé dans la tête de cette femme ce matin-là ?

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Le procureur Antoine Pesme parle lui-même de « raisons encore inconnues ». L’enquête est en cours. Le juge d’instruction va devoir démêler les circonstances exactes de cet acte.

Plusieurs pistes restent à explorer : état psychologique de la mère, contexte familial, antécédents médicaux éventuels. Rien n’a filtré pour l’instant. La mise en examen ouvre une instruction judiciaire qui pourrait durer plusieurs mois.

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Des affaires similaires ont parfois révélé des contextes de détresse psychologique profonde, comme dans le cas de la mort du petit Émile, ou encore dans l’affaire Jubillar, où les enfants ont été au cœur de traumatismes familiaux dévastateurs.

Manosque, une ville sous le choc

Manosque est une ville d’environ 22 000 habitants, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elle n’a pas l’habitude de faire les manchettes pour des affaires de cette nature.

Le canal EDF de Sainte-Tulle se trouve dans une zone industrielle en périphérie. Un lieu peu fréquenté à l’aube. Ce choix de lieu et d’horaire soulève des questions sur la préméditation éventuelle de l’acte.

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C’est précisément ce que devra trancher l’instruction judiciaire. La qualification de tentative d’assassinat, par opposition à une tentative d’homicide involontaire ou à un acte commis sous l’empire d’un trouble mental, sera au cœur des débats.

Un enfant résilient face à l’impensable

Enfant seul assis au bord d'un canal

Au milieu de cette affaire sombre, il y a lui. Un garçon de 9 ans qui a nagé jusqu’à la berge après avoir été poussé dans un canal industriel par sa propre mère.

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Les autorités confirment qu’il est sain et sauf physiquement. Mais le traumatisme psychologique d’un tel événement, vécu à cet âge, est une réalité que personne ne peut ignorer.

Une prise en charge adaptée sera nécessaire, pour lui comme pour ses frères et sœurs. Des affaires comme celle de victimes innocentes prises dans des engrenages judiciaires ou familiaux rappellent à quel point les enfants sont les premières victimes des drames adultes.

On ne sait pas encore ce que le garçon a dit aux gendarmes ce matin-là. On ne sait pas ce qu’il a ressenti en voyant sa mère partir. Ces éléments feront partie du dossier d’instruction.

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La suite de la procédure judiciaire

La mise en examen n’est pas une condamnation. C’est l’ouverture formelle d’une instruction judiciaire. La suspecte bénéficie de la présomption d’innocence.

Mais la détention provisoire décidée par le juge indique que les magistrats ont estimé qu’elle présentait un risque ou que sa liberté pouvait compromettre l’enquête.

Le dossier va désormais être instruit par le Tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Des expertises psychiatriques seront vraisemblablement ordonnées. Elles seront déterminantes pour la suite.

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La question de la protection des mineurs en situation de danger dans le cadre familial reste centrale dans ce type d’affaire. Les services de protection de l’enfance seront probablement saisis pour les autres enfants de la fratrie.

Pour l’heure, une chose est certaine : ce 25 mars au bord d’un canal industriel des Alpes-de-Haute-Provence, un enfant de 9 ans a survécu à quelque chose d’inimaginable. Et une instruction judiciaire doit maintenant répondre à la seule question qui reste sans réponse : pourquoi ?

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