Paris : un riche diamantaire décède lors d’une chirurgie d’agrandissement du pénis
Un riche diamantaire est mort en 2019 lors d’une chirurgie d’agrandissement du pénis dans une clinique parisienne. Près de cinq ans plus tard, la justice a tranché : le chirurgien principal et sa remplaçante ont écopé de prison avec sursis et d’interdictions définitives d’exercer, pour des manquements graves.
Ce drame révèle les risques liés à la médecine esthétique de luxe et le non-respect des règles professionnelles.
Décès tragique à Paris
Le samedi soir fatidique de 2019 devait être une intervention comme une autre pour Guy H., chirurgien esthétique réputé à Paris.
Dans sa clinique Saint-Honoré-Ponthieu, il recevait l’un de ses clients les plus réguliers et fortunés : Ehud Arye Laniado, 65 ans, fondateur du groupe Omega Diamonds.
Le Belgo-Israélien venait plusieurs fois par an pour des actes esthétiques à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
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Ce soir-là, il devait subir des injections faciales, mais aussi une procédure visant à augmenter le volume de son pénis.
Peu après 22 heures, le milliardaire a été victime d’une crise cardiaque et est décédé sur place. Selon Le Parisien : « Lorsque les enquêteurs se sont penchés sur les causes de la mort, l’injection dans le pénis a été rapidement écartée ».
L’autopsie a montré une hypertrophie cardiaque, aggravée par la consommation de vasodilatateurs et autres substances facilitant l’érection, considérées comme à risque pour le cœur.
Le tribunal a rendu son verdict
Le jugement rendu par le tribunal de Paris le 29 janvier 2026 a été sévère. Guy H. a été condamné à 15 mois de prison avec sursis, une interdiction définitive d’exercer et 50 000 euros d’amende.
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Sa remplaçante, une chirurgienne non inscrite à l’Ordre des médecins et sans équivalence de diplômes français, a écopé de 12 mois de sursis et 20 000 euros d’amende.
« Restait à comprendre pourquoi la chirurgienne avait passé un premier appel à l’aide à 20 heures, avant un deuxième coup de téléphone, cette fois aux pompiers, deux heures plus tard », rapporte Le Parisien.
L’affaire met en lumière les dérives possibles de la médecine esthétique de luxe, où des patients fortunés paient des fortunes pour des actes parfois dangereux, réalisés par des praticiens dont la formation et les certifications ne sont pas toujours conformes aux règles françaises.
La famille de la victime, elle, a été déboutée de ses demandes d’indemnisation.