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« Le pourcentage de fruits est remarquable » : Jean-Michel Cohen désigne la meilleure glace à acheter chez Picard

Publié par Cassandre le 14 Mai 2026 à 14:26

Avec le retour des beaux jours, les bacs à glaces des supermarchés redeviennent un terrain miné. Des dizaines de références, des emballages alléchants, des listes d’ingrédients souvent illisibles. Le nutritionniste Jean-Michel Cohen a pourtant identifié une référence vendue chez Picard qui se démarque nettement de toutes les autres — et sa composition est d’une simplicité presque déconcertante.

Pourquoi choisir une glace en supermarché relève du parcours du combattant

Cornets, bâtonnets, pots familiaux, sorbets artisanaux : l’offre de glaces en grande surface n’a jamais été aussi vaste. Mais derrière les photos appétissantes et les mentions « recette gourmande », la réalité nutritionnelle est souvent bien moins séduisante. Émulsifiants, arômes artificiels, sirop de glucose-fructose… La plupart des références alignent des listes d’ingrédients à rallonge.

Personne choisissant un sorbet au rayon surgelés

Pour y voir plus clair, des outils comme l’application Yuka permettent de scanner les produits en un clic. Mais tous les experts ne se contentent pas d’un score automatique. Dans son Guide d’achat pour bien manger, Jean-Michel Cohen a passé au crible des centaines de références vendues en France, rayon par rayon. Les pièges du supermarché sont nombreux, et le rayon surgelés n’y échappe pas.

Le nutritionniste ne se limite d’ailleurs pas aux glaces. Son travail couvre l’ensemble des rayons, de la charcuterie aux produits laitiers, en passant par les aliments surgelés indispensables que les professionnels de santé recommandent de toujours garder sous la main. Mais c’est bien sur le rayon desserts glacés qu’il a fait sa trouvaille la plus parlante.

Ce que Jean-Michel Cohen regarde en premier sur l’étiquette

Avant même le Nutri-score, le médecin s’attarde sur un critère précis : la proportion réelle de fruits dans les sorbets. Car c’est là que se joue la différence entre un produit qui mérite d’être consommé et un dessert glacé qui n’a de fruité que la couleur. Beaucoup de sorbets vendus en grande surface affichent à peine 25 à 35 % de fruits, complétés par de l’eau, du sucre et une batterie d’additifs.

Pot de sorbet framboise posé près de framboises fraîches

L’autre indicateur clé, c’est la longueur de la liste d’ingrédients. Plus elle est courte, mieux c’est. Cohen applique une règle simple : si vous ne pouvez pas acheter chaque ingrédient séparément dans un marché, le produit mérite la méfiance. Cette logique rejoint celle de nombreux diététiciens qui prônent une alimentation simplifiée pour préserver sa santé au quotidien.

Avec ces critères en tête, une enseigne sort régulièrement du lot dans les analyses du nutritionniste. Picard, spécialiste français du surgelé, a bâti sa réputation sur des recettes aux compositions courtes et transparentes. Mais parmi toutes les glaces et sorbets de la marque, une seule référence a véritablement impressionné le médecin.

Seulement trois ingrédients : la composition qui a bluffé le nutritionniste

La référence plébiscitée par Jean-Michel Cohen, c’est le Sorbet framboise pure sélection de Picard. Et quand on retourne le pot pour lire l’étiquette, on comprend immédiatement pourquoi. La liste des ingrédients tient en trois lignes : purée de framboise (60 %), eau, sucre. Point final.

« On ne peut pas faire plus simple et le pourcentage de purée de fruits est remarquable ! » s’est enthousiasmé le nutritionniste. Soixante pour cent de fruits dans un sorbet, c’est un chiffre que très peu de références concurrentes atteignent, y compris chez les marques premium vendues en épicerie fine. À titre de comparaison, certains sorbets de grandes marques ne dépassent pas 30 % de fruits, complétés par des épaississants et des correcteurs d’acidité.

Côté calories, le bilan est tout aussi convaincant : seulement 86 kcal pour 100 grammes. C’est nettement moins qu’une crème glacée classique, qui oscille généralement entre 180 et 250 kcal pour la même portion. Une différence significative pour ceux qui surveillent leur équilibre alimentaire au quotidien, surtout pendant l’été.

Nutri-score C : faut-il s’inquiéter ?

Le sorbet framboise de Picard affiche un Nutri-score C. À première vue, ce n’est pas un score qui fait rêver. Les consommateurs habitués à chercher du A ou du B pourraient passer leur chemin. Mais Jean-Michel Cohen invite à relativiser ce classement.

Dégustation d'un sorbet framboise dans une cuisine ensoleillée

Le Nutri-score pénalise mécaniquement les produits sucrés, même quand ce sucre provient en grande partie des fruits eux-mêmes. Un sorbet à 60 % de framboise contient naturellement du fructose, ce qui fait grimper la note. Le système ne distingue pas un sucre ajouté dans un produit ultra-transformé du sucre naturellement présent dans une purée de fruits. C’est une limite connue de cet outil, que de nombreux diététiciens ont déjà pointée sur d’autres catégories de produits.

En réalité, un Nutri-score C pour un sorbet est un excellent résultat. La majorité des glaces et crèmes glacées du commerce se situent entre D et E, plombées par les graisses saturées, les sucres ajoutés et les additifs. Le sorbet Picard, lui, compense son score par une composition irréprochable — trois ingrédients, zéro additif, zéro arôme artificiel.

La fraise Picard, l’autre bon choix selon Cohen

Jean-Michel Cohen ne s’est pas arrêté à la framboise. Dans son analyse, il mentionne également le sorbet à la fraise de la même gamme Picard, qu’il considère comme « un produit très bien composé ». La logique est identique : une forte teneur en fruits, une liste d’ingrédients minimaliste et l’absence totale d’additifs.

Pour les amateurs de repas estivaux équilibrés, le sorbet aux fruits constitue un dessert de fin de barbecue bien plus malin qu’un bâtonnet glacé industriel. Léger, rafraîchissant, et avec un apport calorique modéré, il permet de clore le repas sans alourdir la note nutritionnelle.

Cohen rappelle toutefois une règle de bon sens : même un bon sorbet reste un produit sucré. Une portion raisonnable — deux boules, soit environ 100 g — suffit pour se faire plaisir. Consommé dans le cadre d’une alimentation variée, il n’a aucune raison de poser problème. Les personnes qui surveillent leur santé de près peuvent l’intégrer sereinement à leur routine estivale.

Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter n’importe quel sorbet

Au-delà de la référence Picard, l’analyse de Jean-Michel Cohen fournit une grille de lecture utile pour tous les sorbets du commerce. Premier réflexe : vérifier le pourcentage de fruits. En dessous de 40 %, le produit est davantage un mélange d’eau sucrée aromatisée qu’un véritable sorbet fruité.

Deuxième critère : traquer les additifs. Émulsifiants (E471, E472), stabilisants (gomme de guar, carraghénane), arômes « naturels » qui n’ont de naturel que le nom… Ces ingrédients sont le signe d’un produit ultra-transformé, même s’il se présente comme artisanal. Un bon sorbet n’a besoin que de fruits, d’eau et de sucre — exactement comme celui recommandé par Cohen.

Enfin, le nutritionniste invite à ne pas se fier aveuglément aux allégations marketing. Les mentions « recette traditionnelle », « façon glacier » ou « pur fruit » n’ont aucune valeur réglementaire stricte. Seule la liste d’ingrédients dit la vérité. Une habitude qui vaut d’ailleurs pour bien d’autres produits que l’on consomme chaque jour sans y regarder de plus près.

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