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Croquignolesque, Une menterie… : 10 mots que seuls nos aînés connaissent !

Publié par Sabine le 05 Déc 2021 à 5:33

Chaque année, le dictionnaire s’enrichit de nouveaux mots. Ceux-ci sont tout d’abord usités par les locuteurs puis sont ensuite admis ou non à pénétrer dans la grande famille des mots du dictionnaire. À l’inverse, certains mots tombent en désuétude. Ils ne sont plus employés que par une frange très congrue de la population.

D’ailleurs, le mot « congru » et son antonyme « incongru » n’en font-ils pas partie ? Voyageons dans le temps pour rencontrer 10 de ces mots laissés à l’abandon.

mots-anciens

Abracadabrantesque

Si on attribue généralement ce néologisme à Jacques Chirac, qui était, entre autres, un amoureux des mots, son origine est plus ancienne encore. Ce serait le poète Arthur Rimbaud qui l’aurait créé à partir de la célèbre formule magique « Abracadabra ». Cet adjectif sert à qualifier des choses ou des actions totalement merveilleux. La difficulté à le prononcer le condamne à être très peu employé. Il permet néanmoins de pratiquer des exercices de diction.

Croquignolesque

Parmi les mots qui sont employés pour désigner de manière imagée certaines situations, notre lexique va chercher des mots formés à partir d’adjectifs anciens. Croquignolesque veut dire ridicule, risible. Il serait formé à partir d’un des noms des personnages de la bande dessinée Les Pieds Nickelés. C’est un trio de filous à qui il arrive continuellement des problèmes, car ils commettent de nombreuses bévues, tiens en voilà un autre mot oublié !

Billevesée

Toujours dans un vocabulaire très imagé, ce mot désigne un discours à propos de chimères, des idées qui n’ont pas lieu d’être ou pas d’existence. Il était encore très employé au 17e, car on le trouve dans de nombreuses pièces de théâtre de Molière. Malheureusement, lui aussi a disparu des radars.

Galimatias

S’il désigne un discours confus, sa définition est tout à fait claire. Son synonyme, embrouillamini n’a pas non plus résisté aux assauts du temps. Il a sombré dans un oubli sans doute dû à la difficulté de son orthographe et à sa prononciation. C’est dommage, car ces deux mots sont très imagés et on peut les comprendre facilement.

Tourner casaque

Encore une expression qui a tout pour elle, mais qui pour autant n’a pas su résister au temps, contrairement à l’expression similaire retourner sa veste. Sans doute la mode des casaques, ce manteau d’homme porté par les Turcs ou les Casaques, a-t-elle fait long feu. Cette tenue, après avoir été portée par les jockeys et largement commentée par certains journalistes sportifs, semble vraiment être remisée dans la garde-robe de peu de personnes ou alors dans des vitrines de certains musées.

Piquer un fard

Cette expression est aussi très imagée et on la comprend instantanément. Néanmoins, elle aussi a perdu de sa superbe. Il s’agit d’une époque où hommes et femmes se poudraient le visage avec des fards. Pour marquer sa bonne santé, on n’hésitait pas à mettre du rouge. Cette définition veut donc bien dire rougir, mais sans fard cette fois-ci !

Ad libitum

Comme de nombreuses expressions latines qui étaient courantes dans le langage de tous les jours, celle-ci a pratiquement disparu des radars. Pour cause, sans doute le peu de latinistes qui se plaisent à utiliser encore ces expressions qui sont vraiment un héritage très ancien. Pour celle-ci, qui veut dire à volonté ou jusqu’à une pleine satisfaction, elle n’est plus employée que par certains amoureux de la langue. D’autres locutions latines, comme ad patres ou ex nihilo, sont encore employées à l’écrit principalement par certains journalistes.

Une menterie

C’est une expression qui ne semble plus avoir la cote. Le mensonge, un fake, semblent avoir complètement remplacé cette expression qui est restée assez longtemps populaire. Dans les campagnes, on peut encore l’entendre. Si elle paraît moins grave que le mensonge, elle désigne tout de même un fait erroné.

Présentement

Encore une fois, si c’est un adverbe qui permet de le comprendre immédiatement, il est tout de même tombé en désuétude. On le rencontre encore au Québec, mais son emploi en France est quasiment caduc. Il faut le dire avec l’accent québécois pour vraiment s’imprégner de cette expression qui veut dire « à l’instant présent ». On le rencontre également dans les anciennes colonies africaines.

Avoir de la misère

Encore une expression qui dit bien ce qu’elle veut dire. Malgré cela, elle a été mise au placard avec de nombreuses autres qui manquent peut-être de références. La misère, c’est plutôt une condition, et on parle aujourd’hui plutôt de miséreux que de la misère en général. Encore une fois, ce sont les Français du Québec qui continuent de l’utiliser pour exprimer les difficultés qu’ils peuvent rencontrer pour faire quelque chose.

Ils sont donc nombreux ces mots ou expressions qui dorment dans une vieille malle au grenier. Ouvrez-la et époussetez-les. Ils vous seront sans doute reconnaissants de ce regain d’activité.

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