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C’est officiel : le printemps météorologique débute ce week-end sous la douceur

Publié par Killian Ravon le 27 Fév 2026 à 12:00

Le calendrier change, et l’ambiance suit. À la charnière entre fin février et début mars, la France entre dans le printemps météorologique (du 1er mars au 31 mai), un découpage utilisé par les prévisionnistes pour comparer plus facilement les statistiques d’une année à l’autre, comme le rappelle Météo-France.

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Paysage de montagne au printemps météorologique, douceur et ciel lumineux au-dessus d’un village
Un air de printemps s’installe : éclaircies, douceur et neige encore présente sur les sommets.

Pour ce week-end, les signaux restent plutôt favorables. Samedi s’annonce plus mitigé, avec un ciel souvent chargé et quelques gouttes possibles au passage d’une perturbation peu active. Dimanche, en revanche, la tendance est à l’éclaircie, avec un ressenti plus lumineux et des températures qui restent au-dessus des normales de saison, selon Météo-France et La Chaîne Météo.

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Sur les reliefs, la neige résiste encore par endroits malgré une ambiance plus douce. Crédit : P-90.
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Un week-end “respiration” après les excès des dernières semaines

Depuis plusieurs jours, l’Hexagone sort d’une période humide et agitée, avec des sols saturés et des cours d’eau encore surveillés par endroits. Dans ce contexte, le retour d’un temps plus calme n’a rien d’anecdotique : moins de pluie, c’est souvent ce qui permet aux niveaux de baisser plus franchement, même si la décrue peut rester lente selon les bassins.

Ce week-end ressemble donc à une parenthèse utile. L’air demeure doux, l’activité pluvieuse s’annonce limitée, et les éclaircies devraient gagner du terrain au fil des heures. Le tableau n’est pas “plein soleil” partout, mais l’ensemble fait plutôt penser à une transition de saison, sans brutalité.

Autre signe de bascule : en montagne, la neige commence à souffrir à basse altitude. La fonte se poursuit sous environ 1500 mètres, tandis que les gros stocks en altitude continuent de tenir… avec une contrepartie : un manteau encore instable et un risque d’avalanche qui impose de rester prudent, comme le souligne Météo-France dans ses communications et ses bulletins dédiés.

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Samedi, le ciel peut rester chargé, avec un risque de quelques gouttes très éparses. Crédit : Stephane Mignon.

Samedi : un ciel souvent nuageux, mais une perturbation “faiblarde”

La journée de samedi sera marquée par le passage d’une faible perturbation d’ouest en est. Sur le papier, le scénario est classique : plus de nuages, parfois quelques ondées, puis un ciel qui redevient variable derrière le front. Dans les faits, l’épisode s’annonce surtout peu actif, avec de rares gouttes et peu dimpact sur les activités en extérieur, d’après La Chaîne Météo.

Au sud-est, l’ambiance pourrait rester plus voilée, sans vraie dégradation franche. Ailleurs, les éclaircies auront tendance à jouer à cache-cache, mais les pluies durables ne semblent pas au programme. Si vous espériez un samedi complètement lumineux, il faudra sans doute composer… mais on est loin d’un week-end “lessive” généralisé.

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Côté températures, une légère baisse est attendue après les excès de la semaine. La Chaîne Météo évoque des valeurs de l’ordre de 5 à 8°C le matin et 11 à 15°C l’après-midi sur une large partie du pays, ce qui reste encore au-dessus des normales de saison.

Dans certaines grandes agglomérations, la sensation pourrait être un peu plus fraîche dès que le ciel reste compact et que le vent se lève. Malgré tout, le ressenti global demeure doux pour une fin février, surtout si l’on compare à ce que peuvent réserver les dernières semaines de l’hiver lors des années plus froides.

Quand l’anticyclone domine, les éclaircies reviennent vite et l’air devient plus agréable. Crédit : Stephane Mignon.
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Dimanche : le “vrai” début du printemps météorologique, avec un net mieux

Dimanche 1er mars, c’est donc l’entrée dans le printemps météorologique. Et, cette fois, la météo colle assez bien au symbole : davantage d’éclaircies, un ciel plus dynamique, et un flux de sud qui favorise une sensation plus agréable. Météo-France évoque une journée plus ensoleillée sur une diagonale allant du Sud-Ouest au Nord-Est, après le temps plus mitigé de la veille.

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La contrepartie se situe plutôt près des côtes de la Manche, où les nuages peuvent s’accrocher et apporter par moments un peu de bruine. Ce n’est pas forcément la grisaille partout, mais l’amélioration pourrait être moins spectaculaire sur les littoraux exposés. Même logique dans quelques zones de relief, où l’évolution dépendra de la nébulosité résiduelle.

Pour les températures, le thermomètre reste bien orienté. La Chaîne Météo évoque 3 à 7°C au lever du jour et 13 à 20°C l’après-midi selon les régions, avec une hausse sensible sous les éclaircies.

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Le contraste sera surtout visible entre les endroits qui accrochent les nuages et ceux qui profitent de belles périodes ensoleillées. Dans le second cas, la sensation peut vite devenir “printanière” au soleil, même si l’air reste encore frais à l’ombre en matinée.

Pourquoi parle-t-on de “printemps météorologique” le 1er mars ?

Beaucoup confondent deux calendriers. Le printemps astronomique, lui, démarre autour de l’équinoxe (souvent le 20 ou 21 mars). Le printemps météorologique, en revanche, commence toujours le 1er mars : c’est une convention pratique, utilisée pour raisonner en mois entiers (mars-avril-mai) et comparer plus facilement les statistiques d’une année sur l’autre.

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En clair, ce n’est pas une “date magique” qui garantit des bourgeons partout. C’est plutôt une façon de lire la saison à travers la climatologie et les tendances. Et, cette année, la météo donne un petit coup de pouce à cette bascule, avec une douceur qui s’installe souvent plus durablement qu’un simple pic de 24 heures.

Un temps calme et lumineux s’installe, avec les sommets blanchis en arrière-plan. Crédit : Florian Pépellin.

Montagne : fonte en dessous, manteau encore lourd au-dessus… et prudence obligatoire

En station, le week-end a un double visage. Sous 1500 mètres, la neige continue de fondre, ce qui peut compliquer la tenue du manteau sur les versants exposés et aux heures les plus douces. Au-dessus, les quantités accumulées restent importantes et permettent de conserver des conditions favorables, notamment sur les domaines d’altitude.

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Pour autant, “beau temps” ne veut pas dire “risque nul”. Météo-France rappelle que le danger d’avalanche peut persister même quand l’anticyclone revient, surtout après de forts cumuls et avec un redoux qui fragilise certaines couches. Les bulletins d’estimation du risque d’avalanche (BERA) sont justement faits pour ça : décrire la stabilité du manteau et les pièges du moment, massif par massif.

Dans ce type de configuration, la montagne peut être trompeuse. La neige porte le matin, puis se transforme vite dès que le soleil chauffe, tandis que des plaques plus anciennes restent parfois sensibles dans des secteurs précis. Si vous partez hors-piste ou en randonnée, c’est le moment où l’information locale (bulletin, massif, orientation, altitude) fait vraiment la différence.

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Et après ? Une douceur qui pourrait s’étirer sur la semaine

La suite intéresse forcément ceux qui scrutent un vrai “basculement” de saison. D’après Météo-France, le temps calme et plutôt sec devrait persister au moins en début de semaine, avec une ambiance souvent douce.

La Chaîne Météo, de son côté, évoque aussi un scénario durablement anticyclonique sur le mois de mars, même si la fiabilité diminue logiquement quand on s’éloigne dans le temps.

Ce qu’il faut retenir, c’est surtout l’idée d’un tempo plus stable : moins de perturbations actives, davantage de plages ensoleillées, et des températures qui restent fréquemment au-dessus des moyennes. Pour les sols et les rivières, c’est une bonne nouvelle à court terme, à condition de ne pas en tirer des conclusions hâtives sur “un printemps forcément sec” : météo et climat n’obéissent pas à un simple effet domino.

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Entre deux passages nuageux, les trouées de soleil peuvent transformer le ressenti. Crédit : Stephane Mignon.

Transition en cours vers le printemps

Le week-end du 28 février et 1er mars coche beaucoup de cases d’une transition réussie vers le printemps météorologique. Samedi sera plus nuageux, parfois ponctué de rares gouttes, mais sans vraie dégradation durable. Dimanche, la lumière revient plus franchement sur une partie du pays, avec une douceur qui s’affirme, tandis que la montagne profite encore d’une belle réserve de neige… sous surveillance côté avalanches.

Rien n’est totalement uniforme à l’échelle de la France, surtout près de la Manche où les nuages peuvent résister. Malgré ces nuances, l’impression générale est celle d’un week-end agréable pour la saison, et d’une semaine prochaine qui pourrait rester dans la même tonalité.

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