Booder miraculé : l’humoriste a frôlé la mort
Booder, l’humoriste aux sketches irrésistibles a eu une enfance particulièrement compliquée. Né au Maroc avec de graves problèmes respiratoires, il a été rapatrié en France pour recevoir des soins vitaux.
Dans le documentaire Les nouveaux Français, 100 d’immigration diffusé ce lundi 9 février sur M6, il raconte comment il a échappé à une issue dramatique et pourquoi il se considère aujourd’hui comme un véritable miraculé.
Booder, un humoriste qui revient de loin
Booder revient de loin, très loin. Né à l’été 1978 dans un petit village marocain, l’humoriste a failli ne jamais survivre à ses premières semaines de vie.
« Quand je suis arrivé au monde, le docteur du village, qui était aussi électricien, plombier et placoplatre, a dit à ma mère que je ne passerais pas l’hiver, parce que je suis né avec des problèmes de respiration, une bronchiolite aiguë, un asthme très prononcé« , confie-t-il dans le documentaire Les nouveaux Français, 100 d’immigration, diffusé ce lundi 9 février sur M6.
Face à cette situation dramatique, ses parents ont pris une décision radicale : le rapatrier en France pour le soigner.
Une espérance de vie très courte
« On est en plein été, on est au Maroc, on est dans un village. La ville la plus proche est à cinq heures de route. Donc j’avais une espérance de vie de 3-4 mois », se souvient l’humoriste.
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Grâce à ce geste, il a atterri à l’hôpital Necker de Paris et a survécu. « Vous avez devant vous un ‘miraculé’. Je remercie la France pour ça, ma maman remercie aussi la France d’avoir sauvé son bébé », souligne Booder.
Les années qui ont suivi ont été tout aussi déterminantes. Arrivé en France, Booder a passé six ans à l’hôpital, avec des « allers-retours » constants pour recevoir les soins nécessaires.
Une période difficile, mais qui l’a profondément marqué et l’incite aujourd’hui à soutenir les jeunes patients qu’il rencontre.
« Moi aussi j’ai été un enfant hospitalisé et la vie est belle, quoi qu’il arrive. Ça leur fait beaucoup de bien à eux, mais ça me fait énormément de bien à moi », confie-t-il, heureux de pouvoir partager son expérience et, surtout, son humour avec ceux qui traversent des épreuves similaires.