« Je ne suis pas ta boniche » : la tension monte entre Rachida Dati et Sébastien Lecornu
L’ambiance serait de plus en plus tendue autour de Rachida Dati. Selon Le Canard Enchaîné, la ministre de la Culture serait sur la sellette, alors que sa succession agite déjà les couloirs de l’Elysée.
Si plusieurs noms circulent, celui d’Aurore Bergé revient avec insistance. En coulisses, les rivalités s’intensifient et les relations se crispent au sommet de l’Etat.
Rachida Dati bientôt remplacée ?
En interne, la question de l’après-Dati serait déjà largement ouverte. D’après Le Canard Enchaîné, Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu estimeraient que le maintien de Rachida Dati rue de Valois touche à sa fin, même si le chef de l’État renverrait officiellement la décision au Premier ministre.
Plusieurs profils seraient évoqués pour lui succéder, dont celui de Catherine Pégard, actuelle conseillère culture de l’Elysée.
Mais une autre candidature, bien plus politique et médiatique, se détacherait nettement : celle d’Aurore Bergé.
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L’actuelle ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes verrait dans ce poste une occasion stratégique de renforcer son poids au sein du gouvernement.
Elle mettrait notamment en avant sa capacité à faire avancer le projet de loi sur l’audiovisuel public, là où Rachida Dati aurait échoué. Un argument qui, selon l’hebdomadaire, pèserait lourd dans les discussions en cours.
La tension monte entre les deux
Mais si la succession fait débat, c’est aussi parce que le climat serait devenu explosif entre Rachida Dati et l’exécutif. Toujours selon Le Canard Enchaîné, Sébastien Lecornu aurait récemment suggéré à la ministre de quitter le gouvernement « après le vote du budget », une proposition qui aurait déclenché une vive réaction.
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Agacée par ce qu’elle aurait perçu comme une mise à l’écart brutale, Rachida Dati aurait répondu sans détour : « Je ne suis pas ta boniche ».
Une phrase cinglante qui résumerait l’état de tension actuel. Invité de Télématin sur France 2 le mardi 3 février, le journaliste Olivier Beaumont (Le Parisien) a confirmé que son départ semblait désormais inévitable, évoquant même un calendrier rapide.
« Ce réajustement, je pense qu’on peut l’attendre dans les quinze jours, peut-être même avant ». De quoi alimenter encore un peu plus les spéculations autour d’un remaniement qui s’annonce électrique.