Jordan Bardella comparé à Hitler sur France 5 : le RN saisit l’Arcom
L’évocation de l’effet von Papen pour illustrer son cas ne plaît pas à Jordan Bardella qui ne cache plus son aversion pour le service public.
Jordan Bardella trop proche des patronats ?
Une comparaison douteuse ? Plus elles sont visibles, plus les personnalités politiques suscitent le débat. Ainsi, à l’image de son mentor, Jordan Bardella fait l’objet de discussions animées réunissant aussi bien ses alliés que ses détracteurs. Cité dans l’émission C dans l’air du 3 novembre, Jordan Bardella est cité pointé du doigt pour ses relations avec les chefs d’entreprises. Une proximité que la grande reporter du Nouvel Obs, Caroline Michel-Aguirre, ne voit pas d’un bon œil.
« Le patronat prend un risque parce qu’une partie (des chefs d’entreprise) multiplie les contacts avec Jordan Bardella et se dit : ‘On va prendre le contrôle de son cerveau. Il est jeune, il n’y connaît rien, on va lui donner un programme libéral », analyse-t-elle.
Puis la journaliste d’invoquer l’essayiste libéral Alain Minc en ces termes : « C’est ce qu’il appelle l’effet von Papen ; c’est-à-dire qu’au nom d’une potentielle stabilité, on va prendre ce risque parce qu’on va le contrôler« . Franz von Papen est un chancelier allemand, qui en 1932 a facilité l’accès au pouvoir d’Adolf Hitler en croyant être en mesure de le manipuler.
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« De mieux en mieux ! »
Un parallèle qui n’est pas du goût du RN, ni principal concerné, qui fait part de son indignation sur les réseaux sociaux. « L’effet von Papen, de mieux en mieux ! La conception du débat selon le service public : quatre intervenants, tous d’accord pour me comparer à Hitler, sans aucune nuance ni modération de la part de la présentatrice, au regard approbateur », s’insurge-t-il. Et de poursuivre : « À travers moi, ce sont des millions de Français qui sont insultés, avec leur argent. Vivement la privatisation ! ».
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Marine Le Pen ne tarde pas à y mettre son grain de sel : « Les insultes envers Jordan Bardella sont inadmissibles. Elles outragent aussi onze millions d’électeurs. Quelle autorité va enfin ramener de la neutralité dans ce service public de l’audiovisuel en pleine dérive ? ».
Une attitude qu’adoptent d’autres membres du parti, qui se rangent aux côtés de Jordan Bardella et dénoncent un service public qui ne cache plus son orientation politique.