Procès de Marine Le Pen : énorme coup de théâtre !
Le procès en appel des assistants parlementaires du Front national a connu un moment clé ce mardi 3 février 2026, avec les réquisitions du ministère public contre Marine Le Pen.
Une audience très attendue, tant les conséquences judiciaires pourraient peser lourd sur l’avenir politique de la cheffe du Rassemblement national, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle. Entre inquiétudes assumées et rebondissement de dernière minute, le dossier prend une tournure décisive…
Tous les yeux sont rivés vers le tapis de Marine Le Pen
Après onze jours de débats devant la cour d’appel de Paris, le ministère public a requis une peine lourde contre Marine Le Pen dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national.
Quatre ans de prison ont été demandés, dont un an ferme, ainsi que cinq ans d’inéligibilité.
A la sortie de l’audience, la députée RN n’a pas caché son inquiétude, confiant à TF1/LCI : « Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée » d’être candidate à l’élection présidentielle de 2027.
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Une perspective qui ravive le spectre d’une exclusion du prochain scrutin majeur, alors que la décision de la cour est attendue d’ici l’été.
Son avocat, maître Rodolphe Bosselut, a toutefois relevé un point qu’il juge positif, estimant que la défense n’était plus présentée comme un risque de récidive, soulignant que « le seul point que je vois aujourd’hui extrêmement positif dans ces réquisitions, c’est qu’il a été dit qu’une ligne de défense n’était plus une criminalisation et un risque de récidive pour le client ».
Un coup de théâtre de dernière minute
Mais l’audience a aussi réservé un véritable coup de théâtre. Contrairement à la première condamnation prononcée en mars dernier, le parquet n’a cette fois pas demandé l’exécution provisoire de la peine d’inéligibilité, selon les informations de France Info.
Un détail loin d’être anodin, puisqu’il laisserait à Marine Le Pen la possibilité de se présenter en 2027, au moins dans l’immédiat.
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L’avocat général Thierry Ramonatxo a toutefois insisté sur l’existence d’« une organisation frauduleuse afin de financer le FN », et évoque un « rôle central » de la dirigeante RN, présentée comme la « tête du système ».
Présente à l’audience, Marine Le Pen a choisi de garder le silence après les réquisitions, tout en contestant toujours l’idée d’un système généralisé.
Désormais, tout repose sur la décision de la cour d’appel, qui n’est pas tenue de suivre les demandes du parquet. Une attente lourde de conséquences, à la fois judiciaires et politiques.