« Nous n’excluons pas une annexion territoriale par la Russie » : Vladimir Poutine prêt à envahir à un autre pays européen ?
Le conflit russo-ukrainien soulève des craintes chez les pays frontaliers de la Russie qui n’excluent pas attaques armées et tentatives d’annexion.
La Russie inarrêtable ? Tandis que la guerre suit son cours en Ukraine, les pays frontaliers de la Russie se préparent au pire. Intranquilles, ils craignent l’irruption des troupes russes sur leur territoire et préfèrent, pour la plupart, être en mesure de riposter. C’est le cas de la Norvège, dont un général souligne l’imminence et l’ampleur de la menace russe.
La Russie prête à tout pour ses ressources nucléaires
Face au Guardian, Eirik Kristoffersen ne cache pas son inquiétude. La raison ? La présence d’installations nucléaires russes à l’extrême nord du pays. Ces dernières pourraient, selon lui, constituer une raison suffisante à ce que Moscou s’en prenne à la Norvège.
« Nous n’excluons pas une annexion territoriale par la Russie dans le cadre de leur plan visant à protéger leurs propres capacités nucléaires, qui sont la seule chose qui leur reste et qui menace réellement les États-Unis », explique-t-il face aux journalistes britanniques.
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Ses craintes se portent surtout sur la péninsule de Kola, où se trouve une grande partie de l’arsenal nucléaire de la Russie et qui se trouve à la frontière norvégienne. Il évoque des sous-marins nucléaires, des missiles terrestres ou encore des avions à capacité nucléaire.
« Contrer le sabotage et les menaces hybrides »
S’il reconnaît que le Kremlin n’a pas encore d’objectif de conquête comparable à celui de l’Ukraine, le général Eirik Kristoffersen se prépare à toute éventualité. « Nous n’écartons pas cette possibilité, car la Russie peut toujours recourir à cette stratégie pour protéger ses capacités nucléaires et sa capacité de seconde frappe. C’est le scénario que nous envisageons pour le Grand Nord », poursuit-il.
« Se préparer au pire permet également de contrer le sabotage et les menaces hybrides. » Pour illustrer son propos, il évoque les récentes actions de Donald Trump à l’encontre du Groenland.
Concernant la Russie, « jusqu’à présent, les violations d’espace aérien que nous avons constatées dans notre zone relèvent de malentendus », tempère-t-il. Selon ses propres dires, les deux pays maintiennent des canaux de communication directs incluant notamment des rencontres régulières entre les représentants des armées.