« Nous sommes prêts » : Vladimir Poutine menace l’Europe d’une guerre
Persuadé de faire l’objet de provocations de la part des pays européens, Vladimir Poutine se dit prêt à entrer en guerre.
« Si l’Europe le souhaite et commence… »
Une guerre imminente ? Alors même qu’il assurait ne pas vouloir la guerre, Vladimir Poutine menace l’Europe de s’y engager sans attendre si elle « le souhaite et commence ». Une menace directe qui résonne avec l’atmosphère tendue en France, à l’heure où le service national est évoqué à tout-va, comme pour préparer les jeunes générations à combattre. « Nous n’avons pas l’intention de faire la guerre à l’Europe, mais si l’Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant », déclare le président russe face à un parterre de journalistes, ce 2 décembre.
Vindicatif, il accuse les Européens de vouloir « empêcher » les efforts américains supposément déployés pour mettre fin à la guerre en Ukraine. « Les Européens sont vexés d’avoir été écartés des négociations, mais […] ils se sont écartés eux-mêmes, c’était leur initiative », reprend Vladimir Poutine.
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Puis, il assène : « Ils n’ont pas de programme de paix, ils sont du côté de la guerre ».
Vladimir Poutine favorable aux négociations avec les États-Unis
Dans le même temps, il appelle les dirigeants européens à renoncer à « l’illusion » qu’ils peuvent infliger une « défaite stratégique à la Russie ». Il les encourage à « revenir à la réalité, en se basant sur la situation sur le terrain ». Dans tous les cas, la Russie « élargira sa gamme de frappes contre les navires qui entrent dans les ports ukrainiens », soutient-il.
Concernant le projet de paix américain, Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump et le gendre du président américain, Jared Kushner, s’apprêtaient alors à rencontrer Vladimir Poutine.
Nullement satisfait par les propositions de trêve, Volodymyr Zelensky appelle à la fin définitive de la guerre. « Notre but commun est de mettre fin à la guerre, pas seulement d’obtenir une pause dans les combats. Une paix digne est nécessaire », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse se tenant à Dublin.