Trump est-il fou ? 61 % des Américains pensent que oui, un psychologue évoque une démence
Lundi soir, Donald Trump tenait une conférence de presse. Et pendant que le monde entier regardait, une question revenait dans les coulisses : le président américain a-t-il encore toutes ses facultés ? Aux États-Unis, le sujet n’est plus tabou. Des psychologues prennent la parole publiquement, un sondage révèle que 61 % des Américains jugent leur président « mentalement instable », et un spécialiste reconnu va même jusqu’à poser un diagnostic lourd. Voici ce qu’on sait.

Des confusions répétées qui alertent les spécialistes
Le signal d’alarme n’est pas nouveau, mais il devient de plus en plus difficile à ignorer. Il y a deux mois, lors du forum de Davos, Donald Trump a confondu le Groenland avec l’Islande. Pas une fois. Quatre fois. Face aux caméras du monde entier.
Pour le commun des mortels, ça pourrait passer pour une simple bourde. Mais pour les professionnels de la santé mentale, ce type de confusion répétée à 79 ans est un marqueur classique de déclin cognitif. Et ce n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, les exemples s’accumulent : phrases inachevées, digressions incompréhensibles, pertes du fil en plein discours.
Ce qui a changé, c’est que des spécialistes osent désormais en parler ouvertement. Un professionnel interrogé par la presse américaine a même lâché cette phrase glaçante : « Des personnes comme Trump, on les assomme de calmants pour les empêcher de quitter leur lit d’hôpital psychiatrique. » Le ton est posé.
Un célèbre psychologue pose le diagnostic de « démence frontotemporale »
Parmi les voix qui s’élèvent, celle de John Gardner pèse particulièrement lourd. Ce psychologue américain est une figure respectée de la communauté médicale outre-Atlantique. Et son analyse ne laisse aucune place au doute, du moins selon lui.
Gardner affirme que Donald Trump souffre d’une démence frontotemporale. En clair, le lobe frontal de son cerveau — celui qui gère le contrôle de soi, la prise de décision raisonnée et l’empathie — serait endommagé. Le psychologue relie cette dégradation à une thrombose que Trump aurait subie l’an dernier.
Et les indices physiques sont là , selon le spécialiste. La démarche chaloupée du président serait un signe visible de cette atteinte neurologique. Mais c’est surtout sur le plan comportemental que Gardner tire les conclusions les plus sombres. Selon lui, cette pathologie expliquerait pourquoi Trump semble éprouver un « plaisir sadique » à créer le chaos, à humilier ses adversaires et à détruire ce qui l’entoure. Sa propre nièce avait déjà exprimé des inquiétudes similaires.
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Pire encore : Gardner estime que cette démence va s’aggraver dans les mois qui viennent. Ce qui, pour le dirigeant de la première puissance mondiale, pose un problème qui dépasse largement le cadre médical.
61 % des Américains le pensent « mentalement instable »

Les psychologues ne sont pas les seuls à s’inquiéter. L’opinion publique américaine a basculé. Selon un sondage récent, 61 % des citoyens américains considèrent que leur président est mentalement instable. Un chiffre vertigineux, qui traduit une défiance profonde envers l’homme censé diriger le pays.
Et le problème ne s’arrête pas là . Dans l’entourage de Trump, personne n’ose le rappeler à l’ordre. La raison est simple : quiconque émet une réserve prend le risque d’être viré dans l’heure. C’est la loi du silence, version Maison-Blanche. On a d’ailleurs vu la présidence démentir en catastrophe certaines rumeurs sur l’état de santé du président.
Résultat : un homme que des dizaines de spécialistes jugent inapte continue de prendre des décisions qui impactent la planète entière. Et les inquiétudes sur sa santé ne font que grandir, sans que personne dans son cercle ne semble en mesure d’agir.
Le 25e amendement : une procédure prévue, mais quasi impossible à déclencher
La Constitution américaine a pourtant prévu ce scénario. Le 25e amendement, adopté en 1967, permet de destituer un président jugé inapte à exercer ses fonctions. Concrètement, il faut que le vice-président et une majorité des membres du cabinet se prononcent pour écarter le chef de l’État.
Sur le papier, la procédure existe. Dans les faits, elle est quasiment impossible à enclencher. L’entourage de Trump lui est loyal — ou terrorisé. Et surtout, il faudrait un consensus politique qui, dans l’Amérique polarisée d’aujourd’hui, relève du fantasme. Comme le souligne le journaliste belge Christophe Deborsu, Trump « ne semble pas encore assez fou » pour que quelqu’un ose appuyer sur le bouton.
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C’est peut-être là le paradoxe le plus cruel de cette situation. Le dispositif existe, les signaux sont là , les professionnels alertent… mais le système est conçu de telle manière qu’il faudrait presque une crise gravissime en direct pour que les choses bougent. D’autres dirigeants mondiaux ont fait l’objet d’interrogations similaires, comme Vladimir Poutine ou encore Joe Biden.
Des symptômes physiques qui renforcent les doutes
Au-delà des analyses psychologiques, ce sont aussi les images qui parlent. Des photos récentes des mains de Donald Trump ont suscité l’inquiétude. Certains observateurs y ont vu des symptômes similaires à ceux d’Elizabeth II avant sa mort.
Sa démarche, de plus en plus instable, est analysée en boucle par les médias américains. Ses moments de confusion verbale sont compilés en vidéos qui cumulent des millions de vues. Chaque apparition publique est passée au crible, chaque hésitation est disséquée.
Le débat sur la santé mentale d’un président en exercice n’est pas nouveau aux États-Unis. Mais il n’a jamais atteint une telle ampleur. Et surtout, il n’a jamais été porté aussi ouvertement par des professionnels de santé prêts à y associer leur nom et leur réputation.
La question n’est plus de savoir si Donald Trump va bien. La question, c’est de savoir ce qui se passe si personne ne fait rien. Et pour l’instant, la réponse est aussi simple qu’effrayante : rien n’est prévu.