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Suicide assisté : un vétérinaire relaxé pour avoir aidé son ami à mourir

Publié par Gabrielle le 09 Mai 2022 à 20:46
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Le lundi 2 mai, le tribunal d’Angers a relaxé un vétérinaire qui avait aidé son ami malade à se suicider. L’homme avait été accusé d’avoir délivré de fausses ordonnances. Atteint de la maladie de Charcot, son ami a pu mettre fin à ses jours.

Un homme soupçonné d’aide au suicide relaxé

En 2019, un vétérinaire originaire d’Angers est sollicité par un ami atteint de la maladie de Charcot qui souhaite mettre fin à ses jours. L’homme de 59 ans avait exprimé à plusieurs reprises sa volonté de mourir, sans que le vétérinaire n’accepte de l’aider. Mais après trois tentatives de suicide, il finit par accompagner le malade dans son suicide assisté.

Lundi 2 mai, le vétérinaire a été jugé pour avoir rédigé et fourni de fausses ordonnances à son ami. Ce dernier a été retrouvé mort le 21 mai 2019. L’autopsie avait révélé la présence d’une molécule mortelle issue de produits euthanasiant vétérinaires.

L’ex-femme de la victime était présente à l’audience mais elle ne s’est pas constituée partie civile. Elle avait précisé que son mari avait toujours indiqué « qu’il mettrait fin à ses jours avant que la maladie ne l’emprisonne dans son corps » .

Vers une dépénalisation de l’euthanasie suite à ce procès ?

La représentante du ministère public souhaitait la condamnation de l’accusé à 4 mois de prison avec sursis. Les juges ont retenu « l’état de nécessité » relaxant ainsi le vétérinaire, jugé pour faux et usage de faux.

Alors que le suicide assisté et l’euthanasie sont interdits en France, cette décision du tribunal remet en question ces lois. Emmanuel Macron avait fait une déclaration sur la fin de vie, nous dirigeons-nous vers une dépénalisation du suicide assisté ?

Après quatre jours de réflexion, le parquet d’Angers a finalement fait appel de la relaxe. « Le tribunal a annoncé lors du prononcé fonder sa décision sur l’état de nécessité. Mais les éléments qui font l’état de nécessité ne paraissent pas réunis » , a expliqué le procureur Eric Bouillard à l’AFP.

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