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À 102 ans, elle attribue sa vitalité à cet ingrédient qu’elle consomme chaque jour

Publié par Killian Ravon le 11 Fév 2026 à 17:00

À 102 ans, une Jamaïcaine a surpris son médecin par sa forme générale et une énergie encore bien présente. Son “secret” n’a rien d’un complément miracle : un rituel du matin, simple, répété depuis des années, dont le point commun revient souvent dans les témoignages de centenaires. Le vinaigre de cidre à jeun fait partie de ces habitudes discrètes qui interrogent, surtout quand on cherche à rester mobile et alerte après 60, 70… ou 100 ans.

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Image d’illustration : femme âgée buvant un verre d’eau tiède au vinaigre de cidre dans une cuisine, au petit matin.
Image d’illustration — une personne âgée boit une eau tiède au vinaigre de cidre dilué, un rituel matinal souvent évoqué dans les témoignages de longévité.

Derrière l’anecdote, la question mérite mieux qu’un slogan : qu’est-ce que cette boisson peut réellement changer dans le corps, et à quelles conditions ? Entre effets mesurés sur la glycémie, promesses exagérées sur les réseaux et précautions très concrètes (dents, reflux, traitements), on a fait le tri.

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Le vinaigre de cidre contient de l’acide acétique, étudié pour son impact sur la glycémie. Crédit : Silar.
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Un verre tiède au réveil, et une question qui revient après 100 ans

Dans beaucoup de récits de centenaires, le détail qui frappe n’est pas un “super aliment” rare. On retrouve plutôt une régularité : se lever, boire quelque chose, puis commencer la journée sans brusquer l’organisme. Cette logique de routine calme, presque banale, revient encore dans une histoire relayée récemment par Mode & Travaux, autour d’une Jamaïcaine de 102 ans dont la vitalité a étonné son médecin.

Ce qui accroche, ce n’est pas uniquement l’âge. C’est l’idée qu’un geste minuscule, répété pendant des années, pourrait favoriser une meilleure stabilité métabolique. Or, quand on parle de longévité “en forme”, la stabilité (énergie, appétit, digestion, sommeil) compte souvent autant que les années affichées sur une carte d’identité.

Les études portent surtout sur la réponse glycémique après les repas, pas sur une “cure miracle”. Crédit : Veganbaking.net.
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Vinaigre de cidre à jeun : ce qui est généralement fait, et pourquoi ça plaît

Le protocole le plus cité est simple : une cuillère à soupe de vinaigre de cidre dans un grand verre d’eau, parfois tiède, au réveil. L’objectif n’est pas de “détoxifier” — terme flou et souvent marketing — mais de jouer sur un levier concret : la réponse glycémique après le premier repas. Autrement dit, limiter les montagnes russes de sucre, qui peuvent se traduire par un coup de fatigue, des fringales ou une sensation de “creux” rapide.

Du côté des habitudes virales, d’autres centenaires attribuent leur forme à des boissons végétales du matin. Top Santé a par exemple relayé le témoignage d’une grand-mère jamaïcaine devenue virale sur TikTok, décrivant les vertus d’un jus à base d’aloe vera, céleri, chou kale, gingembre et “greens”.

La nuance est importante : ces récits ne prouvent pas une causalité. En revanche, ils pointent souvent dans la même direction, celle d’une alimentation plus végétale, d’un rythme régulier et de choix cohérents sur le long terme.

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Certaines routines de longévité mises en avant en ligne reposent aussi sur des boissons végétales. Crédit : Ahmet Düz, Dreiländer- & Oberrheinfotograf.

Ce que la recherche observe : acide acétique, glycémie et insuline

Le composant clé du vinaigre, c’est l’acide acétique. Plusieurs essais cliniques et synthèses de la littérature se sont penchés sur son impact, notamment sur la glycémie après un repas. Une méta-analyse publiée dans Diabetes Research and Clinical Practice conclut que la consommation de vinaigre peut réduire la glycémie et l’insuline postprandiales, suggérant un intérêt comme “outil d’appoint” pour le contrôle glycémique.

Une revue parue dans Clinical Nutrition ESPEN va dans le même sens : l’ingestion de vinaigre (acide acétique) semble améliorer, de façon aiguë, le métabolisme du glucose, avec des effets souvent plus marqués chez les personnes ayant une résistance à l’insuline ou un diabète de type 2. Le fait de consommer ses aliments dans le bon ordre peut également décupler ces effets bénéfiques.

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On parle ici d’un effet modeste, pas d’un “switch” spectaculaire. Malgré tout, sur des organismes qui supportent mal les pics glycémiques, même une petite atténuation peut compter au quotidien : moins de variations, parfois moins de fringales, et une énergie plus stable sur la matinée.

Pourquoi l’idée “anti-pics” parle autant après 60 ans

Avec l’âge, la tolérance au glucose peut se dégrader. Le sommeil se fragmente davantage, l’activité physique baisse parfois, et la masse musculaire — qui aide à capter le glucose — diminue si elle n’est pas entretenue. Résultat : le petit-déjeuner peut devenir un moment à risque de pic, surtout s’il est riche en sucres rapides.

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En toile de fond, il y a aussi un concept souvent évoqué : la glycation, ce phénomène où l’excès de sucre contribue à “rigidifier” certaines protéines, avec un impact sur le vieillissement des tissus. Certains pratiquent même le jeûne pour tenter de réguler ce système. Les études sur le vinaigre se concentrent surtout sur la glycémie et l’insuline, pas sur une promesse directe de “rajeunissement”. Mais l’idée de limiter les pics s’inscrit dans une logique métabolique cohérente.

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Ce qui change tout, c’est le contexte global. Une personne qui boit du vinaigre mais petit-déjeune chaque jour avec des viennoiseries et du jus industriel ne verra probablement pas la même “stabilité” qu’une personne qui combine fibres, protéines, marche quotidienne et sommeil régulier.

La longévité s’explique rarement par un seul ingrédient : environnement et hygiène de vie comptent aussi. Crédit : Oleg Yunakov.
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Comment l’adopter sans se faire mal : le point crucial, ce sont les dents et l’estomac

Là où les réseaux sociaux vont trop vite, c’est sur la sécurité. Le vinaigre est acide, et l’acidité abîme l’émail si on s’expose trop souvent, trop longtemps, ou trop concentré. Une étude expérimentale sur la déminéralisation d’émail confirme que des boissons acides, dont le vinaigre, peuvent avoir un effet érosif marqué en laboratoire.

Des médias santé grand public rappellent aussi les effets indésirables possibles en cas d’abus : irritation de la gorge, brûlures d’estomac, reflux, érosion dentaire, et interactions potentielles avec certains traitements. On peut aussi se tourner vers un légume spécifique ou d’autres nutriments pour accompagner cette routine sans agresser l’organisme.

La règle d’or tient en une phrase : jamais pur. La dilution réduit le risque, même si elle ne l’annule pas. Boire rapidement, éviter de garder le liquide en bouche, et rincer ensuite à l’eau sont des réflexes simples qui limitent l’exposition de l’émail.

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Ce qu’on peut raisonnablement attendre, et ce qu’il vaut mieux oublier

Le vinaigre de cidre à jeun n’est pas un “secret de centenaire” au sens strict. Une personne peut atteindre 100 ans avec d’autres habitudes, et quelqu’un peut en boire tous les jours sans jamais régler ses problèmes de fatigue ou de poids. En revanche, la littérature scientifique donne une piste plausible : un effet sur la réponse glycémique, surtout autour des repas, et un intérêt potentiel chez les profils à risque métabolique.

La meilleure façon de le voir, c’est comme un petit outil. Il peut s’inscrire dans une hygiène de vie plus large, aux côtés de repas plus riches en fibres, d’un apport protéique suffisant, d’un peu de mouvement et d’un sommeil plus régulier. Tout ce qui renforce la stabilité métabolique a tendance à se faire sentir sur la durée, pas en trois jours.

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Dernier point, souvent oublié : si vous êtes diabétique, sous traitement, ou sujet au reflux, l’avis médical n’est pas une formalité. Le vinaigre peut modifier la réponse glycémique, et donc interagir indirectement avec l’équilibre recherché par votre prise en charge.

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Séance de yoga en détente. Photo by thegoodindex.

Conclusion : un rituel simple, mais pas une baguette magique

L’histoire de cette Jamaïcaine de 102 ans fascine parce qu’elle remet l’attention sur des gestes minuscules, tenus dans le temps. Le vinaigre de cidre, lui, a au moins un point pour lui : son effet sur la glycémie postprandiale est documenté, même s’il reste modeste.

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À la fin, la question la plus utile n’est pas “quel ingrédient miracle ?”. C’est plutôt “quelle routine je peux tenir sans risque, tous les jours, et qui m’aide à rester stable ?”. Si le vinaigre de cidre à jeun vous convient, qu’il est bien dilué, et que vous n’avez pas de contre-indication, il peut être un petit levier parmi d’autres — pas le cœur du moteur.

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