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Covid-19 : Immunité vaccinale ou naturelle, laquelle protège le plus ?

Publié par Brandon Clouchoux le 18 Août 2021 à 16:30
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Une grande majorité de la population française a reçu une ou deux doses du vaccin – Pfizer ou Moderna, en grande majorité -. Mais, des chercheurs se posent la question afin de savoir si l’immunité est meilleure après un vaccin ou une infection naturelle.

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Comment l’immunité est-elle la meilleure ?

Dans certains cas, les maladies entraînent une immunité stérilisante : ce qui veut dire, qu’une fois qu’on a eu la maladie, on ne peut pas être infecté une seconde fois. C’est le cas pour la rougeole, ou encore la varicelle, par exemple.

Dans ce genre de situation, le vaccin et l’infection offrent une immunité identique.  « En revanche, s’agissant des virus respiratoires comme les coronavirus à l’origine du rhume ou le virus respiratoire syncytial (VRS), on est fréquemment réinfecté » , explique le virologue Bruno Lina, directeur du CNR Lyon et membre du Conseil scientifique. L’exemple du rhume illustre bien cette théorie : on peut l’attraper quatre ou cinq fois dans la même saison.

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Pour ce qui est du Covid-19, on peut remarquer que l’immunité n’est pas stérilisante puisque plusieurs cas de réinfection ont été rapportés. Néanmoins, la réponse immunitaire naturelle reste très variable selon chaque individu : « Généralement, plus on a fait une forme sévère, plus l’immunité est forte » , assure le virologue. À noter que 2 à 8% des patients ayant été contaminés, n’ont pas développé d’anticorps du tout.

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A l’inverse, la réponse immunitaire avec le vaccin peut protéger des réinfections et des formes graves. D’après une étude de bioRxiv, le taux d’anticorps après deux doses du vaccin ARN est jusqu’à 10 fois supérieur à celui d’une infection naturelle.

>>> À lire aussi : Covid-19 : Ce nouvel outil pourrait bien chambouler la campagne de vaccination !

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En quoi c’est différent ?

« On pourrait penser qu’une infection fournisse une immunité plus forte, car elle s’appuie sur la totalité des antigènes du virus, alors que les vaccins reposent seulement sur l’antigène de la protéine de pointe. Mais ce n’est pas le cas. C’est comme si le système immunitaire mettait des œillères et se focalisait sur ce morceau du virus » , explique Sabra Klein, immunologue au Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, aux Etats-Unis. La production d’anticorps semble être dispersée dans des parties moins utiles, donc la réponse immunitaire naturelle serait moins efficace.

La différence entre l’immunité naturelle et l’immunité du vaccin peut également s’expliquer par les doses très importantes de protéines administrées dans les vaccins : jusqu’à 100 microgrammes d’ARN messager par dose, pour le vaccin Moderna. « En revanche, comme les vaccins sont administrés par voie musculaire, ils n’offrent pas de protection au niveau de la muqueuse » , signale Bruno Lina.

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Qu’est-ce que cela signifie ? La personne peut avoir le virus dans le nez ou la gorge. Ce qui veut dire, qu’elle reste potentiellement infectieuse, vaccinée ou pas.

Les personnes ayant déjà été infectées doivent-elles se faire vacciner?

La Haute Autorité de Santé (HAS) conseille aux personnes ayant déjà été infectées par le virus de se faire vacciner, mais avec une seule dose du vaccin et ce 6 mois environ après l’infection.  « Ce cas de figure est même de loin la meilleure chose qui puisse arriver. L’infection produit une réponse humorale et muqueuse qui sont toutes deux réactivées par la vaccination » , confirme Bruno Lina.

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Même si le niveau d’anticorps n’est plus visible chez une personnes infectée, le vaccin va venir stimuler les lymphocytes B mémoires qui vont refabriquer des anticorps ad hoc.

D’après des informations obtenues d’une étude parue dans Science, 95% des sujets immunisés naturellement contre le SARS-CoV-2 et ayant reçu une dose de vaccin ont développé une réponse cellulaire T dirigée contre la protéine spike, contre 70 % chez ceux qui n’avaient jamais été infectés par le SARS-CoV-2 — et ayant également reçu une seule dose.

On remarque alors que le nombre de lymphocytes B dirigé contre la protéine de pointe est même 63 fois plus élevé dans le premier cas.

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