Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Société

2026 : Les interdictions qui vous attendent

Publié par Gabrielle Nourry le 16 Jan 2026 à 14:10
La suite après cette publicité

En 2026, plusieurs mesures françaises et européennes vont modifier le quotidien des consommateurs. Certaines sont largement approuvées, d’autres ne sont pas populaires.

Mobilité : de nouveaux Crit’Air de circulation

La vidéo du jour à ne pas manquer

Les zones à faibles émissions se généralisent. Les véhicules Crit’Air 4, 5 et non classés sont déjà bannis de plusieurs villes. A partir de 2026, certaines villes excluront aussi les Crit’Air 3 (représentant environ 420 000 véhicules concernés), dont notamment Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nice, Nantes, Strasbourg, Rennes, Reims, Saint Étienne, Toulon, Le Havre, Dijon, Angers, Nîmes et plusieurs autres grandes agglomérations. Cette mesure vise principalement les diesels d’avant 2011 et les essences d’avant 2006. Pour beaucoup d’automobilistes, cela posera un dilemme : accepter des restrictions de circulation ou investir plusieurs milliers d’euros dans un véhicule mieux classé.

PFAS : ce qui va disparaître des rayons

La suite après cette publicité

Les PFAS, ces « polluants éternels » présents dans de nombreux produits du quotidien, sont progressivement interdits. Concrètement, les cosmétiques, vêtements et chaussures contenant ces substances ne pourront plus être vendus à partir de 2026, avant un élargissement à la majorité des produits textiles à l’horizon 2030, hors usages essentiels comme les tenues de pompiers.

À lire aussi

Pour les consommateurs, cela signifie la disparition de certaines références connues, notamment dans quelques gammes de maquillage ou de soins (Sephora, Avène, Kiko, MAC, Charlotte Tilbury, Natasha Denona…) ainsi que parmi les vestes, parkas, coupe vent et chaussures déperlants utilisant des membranes fluorées, comme les anciennes membranes Gore Tex à base de PFAS, ce qui impose une attention accrue aux étiquettes et peut entraîner des hausses de prix si les alternatives sont plus coûteuses à produire.

Plastiques : Feu de pailles

La sortie du plastique à usage unique ne se joue plus seulement dans les textes, mais dans les gestes de tous les jours. Pailles, couverts, gobelets et une partie de la vaisselle jetable sont remplacés par des versions en carton, bois ou papier, voire par du réutilisable imposé dans certains contextes. Commander un café à emporter, manger dans la rue ou organiser une fête ne se fait plus avec les mêmes objets qu’hier.

La suite après cette publicité

Cette évolution répond à une exigence de réduction des déchets. Mais nombreux sont ceux qui constatent que les alternatives sont parfois moins pratiques ou plus fragiles, tandis que restaurateurs et organisateurs d’événements évoquent un surcoût.

À lire aussi

Tabac : Plus d’alternatives

Sur le front de la nicotine, le débat se déplace également. L’interdiction annoncée des sachets et autres produits oraux de la nicotine, alors que la cigarette reste en vente, brouille les repères de nombreux consommateurs. Ceux qui avaient adopté ces produits comme substitut à la cigarette voient cette option disparaître du jour au lendemain, avec le risque de recommencer à fumer.

Les pouvoirs publics mettent en avant la protection des plus jeunes et la volonté de freiner de nouvelles formes de dépendance. A l’inverse, de nombreux fumeurs, représentant 12 millions d’usagers, ont le sentiment de voir leur liberté encore restreinte, après l’interdiction récente des puffs et de fumer dans certains endroits de l’espace public. Moins de choix, plus de règles.

La suite après cette publicité

En 2026, les interdictions vont donc redessiner certaines habitudes du quotidien des Français au nom de la santé, de l’environnement et de la protection des consommateurs. Si ces mesures sont supposées aller dans le sens d’une société plus encadrée et plus durable, elles imposent des adaptations rapides et parfois coûteuses avec des contraintes bien réelles pour les consommateurs. Surtout, elles représentent par nature des restrictions de libertés aux citoyens, exigeant une réelle justification qu’il s’agirait dans certains cas d’évaluer plus en profondeur pour éviter des privations inutiles voire contreproductives.