« Mes enfants ne rentreront pas à Dubaï » : Manon Tanti séparée de Julien en pleine crise au Moyen-Orient

Depuis plus de 45 jours, le conflit qui oppose l’Iran, les États-Unis et Israël au Moyen-Orient bouleverse le quotidien de milliers d’expatriés. Parmi eux, la famille Tanti vit une situation inédite : Julien est reparti seul à Dubaï, tandis que Manon reste en Thaïlande avec leurs deux enfants. Sur Snapchat, elle a livré un témoignage sans filtre sur cette séparation géographique imposée par la peur.
Une famille éclatée entre Bali, la Thaïlande et Dubaï
Tout a commencé quand la situation sécuritaire dans les Émirats arabes unis a poussé plusieurs influenceurs français de Dubaï à quitter temporairement le pays. Julien et Manon Tanti ne font pas exception. Après avoir récupéré leurs enfants Tiago et Angelina, initialement bloqués sur place, le couple avait d’abord pris la direction de Bali.
De Bali, la famille s’est ensuite installée en Thaïlande, cherchant un point de chute plus stable loin de la zone de tensions. Mais ce 13 avril 2026, Manon a annoncé un tournant majeur dans leur organisation : Julien est reparti seul vers les Émirats.
« Julien est parti à Dubaï. Il rentre pour un petit moment. Il voulait rentrer mais moi et les enfants on ne rentre pas », a-t-elle confié à ses abonnés. La mère de famille a précisé avoir préparé des valises pour plusieurs destinations, signe que l’incertitude reste totale. Pendant ce temps, d’autres figures des Marseillais comme Jessica Thivenin ou Stéphanie Durant ont fait un choix différent : rester vivre dans la ville émiratie malgré le contexte.
Cette divergence entre expatriés illustre bien le dilemme auquel font face les Français installés à Dubaï. Mais pour Manon, la question ne se pose même pas quand il s’agit de ses enfants.
« Je suis parano quand je suis avec mes enfants »
Installée à Phuket puis en route pour Bangkok avec Tiago et Angelina, Manon Tanti assume pleinement sa décision. Et elle l’explique avec une franchise rare. « Si j’avais été seule, je serais rentrée à Dubaï avec Julien… mais seule, sans les enfants. Moi je ne veux pas que les enfants pour le moment aillent à Dubaï », a-t-elle déclaré sur ses réseaux.

L’ancienne star de téléréalité ne remet pas en cause la capacité défensive de la ville. Elle le dit clairement : « Non pas que ce ne soit pas safe, ils ont une des meilleures défenses du monde. » Mais son ressenti personnel prend le dessus sur toute analyse rationnelle. « Il n’empêche que mon ressenti à moi d’être à Dubaï avec les enfants, je trouve ça oppressant, angoissant. C’est hyper anxiogène. »
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Cette distinction entre sécurité objective et angoisse maternelle traverse tout son témoignage. Beaucoup de parents expatriés vivent exactement ce tiraillement depuis que les tensions au Moyen-Orient se sont intensifiées. Savoir qu’un système de défense antimissile fonctionne ne suffit pas à calmer l’instinct de protection quand on a deux enfants en bas âge à ses côtés.
Sa phrase la plus révélatrice résume tout : « Je suis parano quand je suis avec mes enfants. » Un aveu brut qui explique pourquoi aucun argument logistique ou sécuritaire ne la fera changer d’avis. Mais cette séparation familiale soulève une question pratique : combien de temps cette organisation peut-elle tenir ?
Les grands-parents en renfort, le « business » en ligne de mire
Car si la décision est ferme côté enfants, elle n’est pas sans conséquences pour le couple. Julien Tanti, de retour à Dubaï, doit gérer leurs activités professionnelles sur place. Manon, elle, jongle entre la logistique du quotidien en Thaïlande et l’éducation de Tiago et Angelina loin de leur environnement habituel.
La position de Manon est d’ailleurs sans ambiguïté : « Mes enfants et moi on ne rentrera pas à Dubaï tant que le conflit ne sera pas réglé à 100 %. » Pas à 90 %, pas quand les tensions diminueront. À 100 %. Une ligne rouge qui pourrait signifier des semaines, voire des mois de séparation géographique avec Julien.
Pour gérer cette situation dans la durée, le couple a déjà anticipé un plan B. « Ce sera très certainement les grands-parents qui prendront le relais à un moment parce que je devrai retourner à Dubaï pour le business », a précisé Manon. Les parents des deux côtés pourraient donc venir en Thaïlande garder les enfants pendant que Manon effectue des allers-retours vers les Émirats.

Cette organisation familiale à distance rappelle celle d’autres influenceurs français qui ont dû fuir Dubaï avec leurs enfants ces dernières semaines. Kelly Massol avait elle aussi raconté un départ précipité « du jour au lendemain » avec ses enfants.
Un dilemme partagé par des milliers de Français expatriés
La situation des Tanti n’est pas un cas isolé. Depuis le début du conflit, la question du rapatriement des Français du Moyen-Orient fait régulièrement l’actualité. Entre ceux qui restent par conviction, ceux qui partent par précaution et ceux qui n’ont pas les moyens de s’organiser autrement, le spectre des réactions est large.
Certains ont même été sanctionnés financièrement pour avoir tenu des propos anxiogènes sur les réseaux. D’autres, comme Vincent Moscato bloqué à Dubaï, ont publiquement critiqué la communauté des influenceurs. Le débat est vif, et chaque prise de parole est scrutée.
Pour Manon Tanti, le calcul est simple : tant qu’une bombe peut potentiellement tomber dans un rayon de quelques centaines de kilomètres, ses enfants resteront à l’autre bout du monde. Quitte à vivre séparée de Julien pendant des semaines. Quitte à mobiliser les grands-parents. Quitte à faire des milliers de kilomètres pour un aller-retour professionnel.
Le conflit au Moyen-Orient, qui dure depuis plus de 45 jours, a transformé Dubaï et le quotidien de ses résidents étrangers. Pour la famille Tanti, la parenthèse thaïlandaise ne fait que commencer. Et personne ne sait quand elle se refermera.