Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Vidéos

En plein spectacle, un humoriste se fait interpeller par la police (vidéo)

Publié par Hugo Plassot-Moizan le 11 Août 2022 à 9:04
Partagez ce contenu sur Facebook
Partagez ce contenu sur Whatsapp
Partagez ce contenu sur Twitter
Partagez ce contenu par mail

Alors qu’il était en représentation dans un festival à Sfax en Tunisie, l’humoriste Lotfi Abdelli a eu la surprise de voir des policiers souhaitant interrompre son spectacle. Selon eux, le spectacle était une « atteinte aux bonnes moeurs ». Un épisode qui fait craindre un retour de la censure en Tunisie comme à l’époque du dictateur Ben Ali.

La suite après cette publicité

Une intervention en plein spectacle

La scène se déroule à Sfax lors d’un festival en Tunisie un dimanche soir. Sur scène, on retrouve l’humoriste et acteur de 52 ans Lotfi Abdelli. Un comique extrêmement apprécié et réputé dans le pays. Il se produisait sur la scène et faisait rire son public. Mais à un moment, l’humoriste semble distinguer un mouvement dans la foule anormal.

La suite après cette publicité

En effet, un groupe de policiers, qui assuraient au départ la sécurité du festival, ont tenté d’arrêter le spectacle. Cela survient après une scène dans laquelle il critiquait les autorités et la police, en faisant plusieurs doigts d’honneur. Il a pris à témoin des spectateurs pour notifier le comportement « hostile » de « trois policiers » .

Le retour de la police des mœurs ?

La suite après cette publicité

Cette intervention de police en plein spectacle rappelle les mauvaises heures de la Tunisie, notamment lors de la dictature de Ben Ali. Pour se justifier, un syndicat de police a partagé mardi sur sa page Facebook « la scène du spectacle qui nous a irritées » , se disant « désolé » de publier de « telles futilités » et « bêtises« . Deux policiers ont déposé une plainte contre M. Abdelli à Sfax pour « atteinte aux bonnes moeurs ».

Au contraire, de nombreux Tunisiens ont critiqué l’attitude des policiers sur les réseaux sociaux. Ils ont aussi exprimé leurs craintes contre un retour des « répressions » des libertés en Tunisie.  Pour des avocats, la censure exercée par la police est une agression contre la liberté d’expression, la liberté d’opinion et la liberté des médias garantis dans la Constitution de 2022.

INSCRIPTION NEWSLETTER TDN

N'oubliez pas de cliquer sur l'email de validation pour confirmer votre adresse email. Si vous ne l'avez pas recu vérifiez dans vos spams.