Pessac : un enfant de 2 ans chute du 5e étage et s’en sort avec un bras cassé
Samedi 4 avril, en fin d’après-midi, un petit garçon de deux ans est tombé du cinquième étage d’un immeuble à Pessac, dans l’agglomération bordelaise. Pris en charge en urgence absolue et transporté au CHU Pellegrin, l’enfant a miraculeusement survécu. Selon les premiers éléments, il ne souffrirait que d’un bras cassé. Une enquête a été ouverte pour comprendre les circonstances exactes de cet accident.
Une chaise, une fenêtre et un drame évité de justesse
Les faits se sont produits aux alentours de 17h30, dans un appartement situé au cinquième étage d’un immeuble de Pessac. D’après les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, le petit garçon se trouvait dans la cuisine au moment de l’accident. Il jouait avec une chaise à proximité d’une fenêtre lorsqu’il a basculé dans le vide.
La hauteur de la chute — environ quinze mètres — laissait craindre le pire. Les secours, alertés rapidement, sont intervenus sur place et ont pris en charge l’enfant en urgence absolue. Il a ensuite été transporté vers le CHU Pellegrin de Bordeaux, centre hospitalier de référence pour ce type de traumatisme.
Un diagnostic qui défie toutes les probabilités
Contre toute attente, l’état de santé du petit garçon s’est révélé bien moins grave que redouté. Malgré la violence de l’impact après une chute de cinq étages, l’enfant ne souffrirait finalement que d’un bras cassé. Un bilan qui tient du miracle aux yeux des professionnels de santé qui l’ont pris en charge.
Les chutes d’étage chez les jeunes enfants figurent parmi les accidents domestiques les plus redoutés. À une telle hauteur, les conséquences sont généralement dramatiques. Plusieurs facteurs peuvent expliquer que l’enfant ait survécu : le poids très léger d’un bambin de deux ans, la nature du sol sur lequel il a atterri, ou encore une éventuelle amortissement par de la végétation ou un auvent. Les enquêteurs devront déterminer ces éléments avec précision.

Plusieurs personnes présentes dans l’appartement
Au moment des faits, le petit garçon n’était pas seul dans le logement. Plusieurs personnes se trouvaient dans l’appartement, dont un adolescent de 13 ans. Ce dernier a également été conduit à l’hôpital pédiatrique de Bordeaux Pellegrin, mais en urgence relative cette fois. Les raisons de son hospitalisation n’ont pas été précisées à ce stade.
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Une jeune femme de 18 ans, elle aussi présente dans l’appartement au moment de la chute, a été prise en charge par les policiers sur place. Elle n’a cependant pas nécessité d’hospitalisation. La question de la surveillance de l’enfant au moment de l’accident fait naturellement partie des interrogations des enquêteurs.
Une enquête ouverte, la piste accidentelle privilégiée
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises de cet accident. À ce stade, la piste d’une chute accidentelle est privilégiée par les enquêteurs. L’hypothèse la plus probable reste celle d’un enfant qui, en grimpant sur la chaise, a pu accéder à la fenêtre et basculer par-dessus le rebord.
Les auditions des personnes présentes dans l’appartement permettront d’éclaircir le déroulé exact des événements. Les policiers chercheront notamment à comprendre si la fenêtre était ouverte en grand, si elle disposait d’un système de sécurité, et dans quelles conditions l’enfant a pu se retrouver sans surveillance à proximité de cette ouverture.

Un drame qui rappelle l’importance de sécuriser les fenêtres
Ce type d’accident survient chaque année en France, principalement entre le printemps et l’été, lorsque les fenêtres restent ouvertes plus longtemps. Selon les données de Santé publique France, les défenestrations accidentelles d’enfants connaissent un pic entre avril et septembre. Les victimes sont majoritairement des enfants de moins de six ans.
Les autorités sanitaires rappellent régulièrement plusieurs mesures de prévention essentielles. Ne jamais laisser un enfant seul dans une pièce avec une fenêtre ouverte ou entrebâillée. Éloigner systématiquement les meubles — chaises, tables, lits — des rebords de fenêtres. Installer des dispositifs de sécurité adaptés comme des entrebâilleurs, des bloque-fenêtres ou des barreaux.
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Un mobilier placé sous une fenêtre constitue un marchepied naturel pour un enfant curieux. En quelques secondes, un bambin peut grimper et se retrouver en situation de danger sans que l’adulte présent dans la pièce voisine ait le temps de réagir. Le drame de Montmorency ou d’autres faits divers similaires rappellent tragiquement cette réalité.
Un dénouement heureux, mais un rappel brutal
L’histoire de ce petit garçon de Pessac a connu une issue que personne n’osait espérer. Un bras cassé après une chute de cinq étages, c’est un scénario que les médecins urgentistes qualifient d’exceptionnel. Mais derrière ce soulagement se cache un rappel brutal : chaque année, des enfants n’ont pas cette chance.
Les accidents domestiques restent la première cause de mortalité chez les enfants de un à quatre ans en France. La vigilance des adultes et l’aménagement sécurisé du logement constituent les deux piliers de la prévention. Quelques dizaines d’euros investis dans un bloque-fenêtre peuvent suffire à éviter un drame irréversible.
L’enfant est toujours hospitalisé au CHU Pellegrin. Son état est jugé rassurant. L’enquête se poursuit.
