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Grève des médecins libéraux à compter du 5 janvier : quelles conséquences pour les patients ?

Publié par Elodie GD le 05 Jan 2026 à 14:05

Agacés face à des mesures qu’ils jugent irréalistes, les médecins tapent du poing sur la table et envisagent dix jours de grève.

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Les médecins dénoncent des mesures répressives

Les médecins libéraux sont en colère ! La faute à plusieurs mesures de la loi de finances de la Sécurité sociale et à leur impact sur les soignants. Remontés, les syndicats de la profession appellent à la mobilisation du 5 au 15 janvier et envisagent une manifestation le samedi 10 janvier, à Paris. « La loi de finances de la Sécurité sociale 2026 acte un choix clair : celui d’étouffer la médecine libérale par des mesures répressives », s’indignent-ils.

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Parmi les mesures vivement contestées, on note le projet visant à réduire la durée des arrêts maladie et à imposer des quotas sur leurs prescriptions ainsi que sur les bons de transport des patients. « En Corse, on a plus de personnes âgées, donc on a besoin de plus de transports. Avec ce projet, on peut en arriver à se retrouver bloqués, à ne plus pouvoir les prescrire », déplore Cyrille Brunel, médecin généraliste à Furiani (Haute-Corse) dans les colonnes France 3 Corse Viastella.

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Autre sujet de discorde : le volet de la proposition de loi qui oblige les médecins à consulter 2 jours par mois dans des déserts médicaux sous peine de se voir infliger une amende de 24 000 euros par an. Là encore, les médecins voient rouge. Pour cause, s’ils se déplacent pour renforcer les effectifs des déserts médicaux, ils craignent de délaisser une partie de leur patientèle.

« Si je dois partir de ma zone d’activité pour aller renforcer les effectifs d’une zone qui serait encore plus carencée, aujourd’hui, il y aurait 20 à 30 patients par jour qui ne verraient pas de médecin généraliste« , explique Francescu Suzzarinni, médecin généraliste à Querciolo (Corse).

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Les urgences restent une priorité

Face au manque de clairvoyance de l’exécutif, des députés et des sénateurs, les médecins passent à l’action. Contre toute attente, le mouvement s’annonce très suivi par un corps médical qui déplore une pression grandissante doublée d’un manque de moyens.

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« Dans mon entourage, 80 % des médecins généralistes ont l’intention de rester fermés. Ça nous fend le cœur d’abandonner nos malades, mais il n’y a plus d’autre solution. Parce que sinon, on va être obligés de les abandonner pour de bon », estime Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général du syndicat MG France. Le mouvement trouve également écho en clinique où le président de la FHP, Lamine Gharbi, prévoit la fermeture de 80 % des blocs opératoires.

Un mouvement qui s’annonce très suivi et dont les conséquences seront non négligeables sur les patients. Toutefois, les médecins grévistes gardent un œil sur leurs téléphones et leurs boîtes mail. « Si votre rendez-vous concerne une urgence, évidemment que vous serez pris en charge aujourd’hui, bien sûr », assure la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dans les colonnes de Franceinfo.

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