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Alerte rappel : du boudin noir contaminé retiré chez E.Leclerc, Intermarché, Système U et d’autres enseignes

Publié par Killian Ravon le 26 Jan 2026 à 14:27

Le rappel boudin noir du moment ne ressemble pas aux alertes habituelles qui circulent sur les réseaux. Cette fois, l’avertissement vient d’une fiche officielle publiée sur RappelConso.

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appel boudin noir : une consommatrice vérifie le lot sur un emballage sous vide devant son réfrigérateur.
En cas de rappel boudin noir, la vérification du numéro de lot et de la DLC sur l’emballage est le premier réflexe à adopter.

Et il concerne des lots vendus dans plusieurs enseignes très fréquentées. Avant de paniquer, il faut surtout comprendre ce qui est visé, comment vérifier votre achat et quels signaux doivent alerter.

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La maîtrise de la température est essentielle, mais certaines bactéries résistent au froid. Crédit : Wikimedia Commons.
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Les rappels alimentaires, un reflet de notre chaîne du froid

En hiver, les rayons frais tournent à plein régime. On cuisine plus, on reçoit plus, et l’on achète souvent « en avance » pour gagner du temps. Dans ce contexte, les produits réfrigérés, déjà sensibles par nature, subissent aussi davantage de contraintes. Transport, stockage, ouverture répétée des portes de frigo, repas repoussés au lendemain.

Or, sur ces aliments, tout se joue dans les détails. Une température un peu trop élevée, un délai trop long, une manipulation après cuisson, et le risque microbiologique grimpe. Le ministère de l’Agriculture rappelle d’ailleurs que certaines bactéries peuvent résister au froid et même se multiplier au réfrigérateur si les conditions s’y prêtent, ce qui complique la prévention au quotidien.

C’est précisément pour ça que les rappels ne sont pas « rares ». Ils sont le signe d’un système qui détecte, trace et retire. Mais encore faut-il que l’information arrive jusqu’aux consommateurs, au bon moment.

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Plusieurs enseignes sont citées dans la fiche de rappel officielle. Crédit : Wikimedia Commons.

RappelConso : une alerte utile, mais pas toujours visible

Sur le papier, tout est simple : RappelConso centralise les retraits et rappels, avec une fiche standardisée, des références produit, des lots, des dates et une conduite à tenir. Dans les faits, beaucoup de clients passent à côté. D’abord parce qu’on ne regarde pas toujours l’étiquette une fois rentré. Ensuite parce que les magasins ne peuvent pas prévenir individuellement chaque acheteur dans tous les cas, comme l’a déjà rappelé la rubrique conso de TF1 sur le sujet.

Alors, comment s’y retrouver sans devenir obsessionnel ? En pratique, un réflexe suffit : quand une alerte concerne un produit « du quotidien », il faut vérifier deux choses. D’un côté, la date limite. De l’autre, les numéros de lot et le code GTIN, ces chiffres qui identifient précisément une référence.

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C’est là que l’affaire du jour devient concrète, car l’alerte publiée fin janvier vise un produit que beaucoup achètent sans se poser de questions, surtout en période de plats réconfortants.

Le boudin noir fait partie des charcuteries les plus consommées en hiver. Crédit : Wikimedia Commons.

Un produit très courant, vendu sous vide, qui déclenche la vigilance

Dans les rayons traiteur et charcuterie, certaines spécialités semblent presque « inoffensives » car elles sont prêtes à cuire, prêtes à trancher ou déjà assaisonnées. Pourtant, ce sont parfois ces produits qui déclenchent les alertes les plus strictes, justement parce qu’ils finissent rapidement dans nos assiettes.

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Cette semaine-là, le signal vient d’un professionnel identifié sur la fiche officielle. La commercialisation a été nationale, ce qui change tout : quand la vente n’est pas limitée à une région, la probabilité que le produit soit déjà dans de nombreux réfrigérateurs augmente fortement. Et quand plusieurs enseignes sont citées, la diffusion est encore plus large.

C’est seulement en entrant dans les références exactes que l’on comprend pourquoi l’alerte mérite d’être prise au sérieux.

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Les lots concernés : ce que vous devez vérifier sur l’emballage

Le produit rappelé est du boudin noir, vendu en emballage sous vide d’environ 1,7 kg, sans marque affichée, et décliné en trois références : « boudin noir oignon VPF brassé 1,7 kg », « boudin noir à l’ancienne 1,7 kg » et « boudin noir crème brassé anc 1,7 kg env. », selon la fiche RappelConso publiée le 23 janvier 2026.

Toujours d’après RappelConso, la vente a eu lieu entre le 9 et le 22 janvier 2026, avec une conservation au réfrigérateur. Les distributeurs mentionnés sont E.Leclerc, Intermarché, Système U, Match, ainsi que des grossistes, pour une zone de vente indiquée « France entière ».

Pour identifier les lots, la fiche associe plusieurs codes GTIN à des numéros de lot et à des dates limites de consommation. Il s’agit des GTIN 3346650201112, 3700912303608 et 3346650201174, avec les lots 000011480281, 000011480848, 000011480853 et 000011481480, et des DLC comprises entre le 27 et le 29 janvier 2026, selon RappelConso. La fiche mentionne aussi une marque de salubrité : FR 35-004-002 CE.

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Enfin, un remboursement est prévu, avec une fin de procédure indiquée au jeudi 12 février 2026. Un numéro de contact apparaît également sur la fiche : 06 15 85 21 40.

À ce stade, une question reste centrale : qu’est-ce qui motive ce rappel, et quel est le vrai risque si le produit a déjà été consommé ?

La listériose est rare, mais potentiellement grave chez les personnes fragiles. Crédit : Wikimedia Commons.
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Pourquoi ce rappel inquiète : la contamination évoquée et ses conséquences

Le motif du rappel mentionne une contamination potentielle par Listeria monocytogenes, la bactérie responsable de la listériose, selon RappelConso. Ce point change la nature de l’alerte : on n’est pas sur un simple défaut d’étiquetage ou un incident logistique, mais sur un danger sanitaire identifié.

La listériose est rare, mais elle peut être grave. Santé publique France indique qu’elle est potentiellement sévère chez les personnes fragiles, et estime que plusieurs centaines de cas invasifs sont déclarés chaque année en France. L’agence souligne aussi que la maladie touche surtout les personnes âgées, les personnes immunodéprimées, ainsi que les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Le ministère de l’Agriculture insiste sur un élément qui surprend souvent : Listeria peut résister au froid et se multiplier au réfrigérateur, ce qui explique pourquoi un produit correctement « gardé au frais » n’est pas automatiquement hors de danger. L’Institut Pasteur rappelle également que la bactérie peut contaminer des aliments prêts à consommer, sans modifier ni l’odeur ni le goût, rendant la détection impossible « à l’œil » dans la cuisine.

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Autre point clé : le délai d’incubation. La fiche RappelConso évoque un délai pouvant aller jusqu’à huit semaines. Le ministère de l’Agriculture parle, lui, de symptômes qui peuvent apparaître de quelques jours à plus de deux mois après ingestion, ce qui complique la vigilance. On comprend alors pourquoi un rappel publié « après la vente » reste pertinent, même si la DLC approche.

Les femmes enceintes font partie des publics les plus vulnérables face à la listériose. Crédit : Wikimedia Commons.

Les symptômes à surveiller et les personnes les plus exposées

La fiche RappelConso donne une consigne claire : en cas de consommation, et si vous présentez une fièvre, isolée ou accompagnée de maux de tête et de courbatures, il faut consulter un médecin en signalant cette consommation. La fiche mentionne aussi le risque de formes graves avec complications neurologiques, et des atteintes maternelles ou fœtales chez la femme enceinte.

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Sur ce point, les sources de santé concordent. Le ministère de l’Agriculture évoque des tableaux pouvant aller d’un syndrome grippal à des atteintes neurologiques. L’Institut Pasteur détaille également les formes invasives possibles, notamment septicémie et méningo-encéphalite, et rappelle que les femmes enceintes peuvent avoir des symptômes discrets, alors que le risque pour le fœtus peut être majeur.

Ce rappel n’implique pas que tous les consommateurs tomberont malades. Le ministère explique que l’ingestion de la bactérie ne provoque pas systématiquement une listériose, et que le risque dépend aussi de la sensibilité individuelle. Mais c’est précisément pour protéger les plus vulnérables que la consigne reste stricte : ne pas consommer et rapporter.

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Que faire si le boudin noir est dans votre frigo

Si vous avez acheté du boudin noir récemment, la première étape est de vérifier l’emballage. Cherchez le libellé, puis le GTIN et le numéro de lot. Si vous reconnaissez l’une des combinaisons indiquées sur la fiche RappelConso, la recommandation est de ne plus consommer le produit. Vous pouvez le rapporter au point de vente pour remboursement, comme le précise la procédure.

Ensuite, il est prudent de limiter les contaminations croisées. Le ministère de l’Agriculture conseille de séparer les aliments crus et prêts à consommer, et de nettoyer régulièrement le réfrigérateur. Si le produit a été ouvert, un nettoyage des surfaces de contact, planches et ustensiles est logique, surtout si d’autres aliments réfrigérés ont été manipulés juste après.

Enfin, si vous avez déjà mangé ce boudin noir, l’important n’est pas de céder à l’angoisse. Il faut simplement rester attentif dans les semaines qui suivent, et consulter en cas de symptômes évocateurs, en indiquant la consommation, conformément aux recommandations figurant sur la fiche.

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Une alerte qui rappelle une règle simple : vérifier, puis partager

Les rappels alimentaires sont parfois vécus comme une « mauvaise surprise ». Pourtant, ils servent aussi de garde-fou collectif. La fiche officielle le dit elle-même : « faites passer le message ». Car un produit peut avoir été offert, partagé lors d’un repas, ou acheté pour un proche.

Dans cette affaire, l’enjeu est justement là : un produit banal, vendu dans des enseignes populaires, avec une distribution nationale, et une bactérie qui ne se voit pas. Le bon réflexe est donc simple : vérifier les références, rapporter sans hésiter, et informer autour de soi. C’est souvent ce geste-là, plus que tout le reste, qui évite qu’une alerte sanitaire ne devienne un drame.

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