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Les poussins toujours broyés malgré l’interdiction ? L214 tire la sonnette d’alarme

Publié par Victor Adan Vergara le 01 Jan 2023 à 18:33
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Cette année, une loi prévoyant la fin du broyage et du gazage des poussins mâles a vu le jour en France. Elle devra être appliquée dès le 1er janvier 2023. Cependant, ce décret laisserait la porte ouverte à certaines exceptions.

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La France, champion d’Europe du broyage de poussins

Chaque année, ce sont 300 millions de poussins mâles qui sont tués dans l’Union Européenne. Certaines histoires liées à la maltraitance animale indignent les Français. Et pourtant, la France est championne d’Europe en broyage de poussins… La France en compte à elle seule 50 millions. Mais l’enfer des poussins va-t-il continuer dans l’hexagone ? Au vu de la nouvelle loi qui sera mise en place en 2023, la mise à mort de masse des poussins devrait se stopper.

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En effet, le gouvernement a affirmé qu’à partir du 1er janvier 2023, plus aucun poussin mâle, destiné à la production des œufs coquille, ne sera éliminé. La filière française des œufs est, avec l’Allemagne, la première au monde à mettre fin à cette pratique. L’initiative devrait être portée au niveau européen dans les prochaines années. Cela afin de respecter la réglementation sur le bien-être animal annoncée par la Commission européenne pour 2023.

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L’ovosexage

La France impose alors à ses couvoirs de s’équiper d’une machine d’ovosexage avant le 31 décembre. Le sexage dans l’œuf permet d’éliminer dès l’œuf ceux contenant des embryons de sexe masculin. Ainsi, les mâles ne naîtront pas et ne pourront pas être broyés.

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Ce changement majeur coûte cher. Il induit des coûts annuels qui sont estimés à 50 millions d’euros pour la filière. L’État a subventionné une partie des investissements des couvoirs. Cela à hauteur de 10.5 millions d’euros.

Une loi qui serait un écran de fumée

Une loi qui semble parfaite pour sauver des millions de poussins du broyage de masse. Cependant, des associations de défense des animaux crient à la trahison du gouvernement. Au micro du Parisien, la cofondratice de l’association L214, Brigitte Gothière, s’est indigné : « On ne s’est pas méfiés. Ils sont en train de nous le faire à l’envers ! » .

Elle a souligné : « Lors des discussions entre les professionnels de la filière et le ministère ont été évoquées des dérogations pour les œufs destinés à être transformés pour ‘raisons de compétition européenne’. C’est jusqu’à 50 % du total d’œufs produits en France ! » .

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Une dérogation qui enverrait tout de même la moitié des poussins au broyeur… Le décret prévoit aussi une exception pour l’alimentation animale. La cofondatrice de l’association a dénoncé : « C’est le problème de ce qu’on appelle les petites portes’, des détails et des exceptions qui peuvent virtuellement signifier la fin de l’interdiction du broyage » . La supposée fin du broyage, un écran de fumée ?

Des poussins pour nourrir les rapaces et reptiles

Alors que Brigitte Gothière a affirmé, auprès de la Fondation 30 millions d’Amis, que « le gouvernement ment sciemment » , le Comité National pour la Promotion de l’Œuf tente de tempérer. Au micro du Parisien, pour eux, la dérogation « ne concerne certainement pas 25 millions d’œufs comme le clame L214 » .

La dérogation s’appliquerait en fait pour « nourrir les rapaces et les reptiles, dans les zoos notamment » . Leur plus gros client ? Le Puy du Fou. Brigitte Gothière attend du gouvernement « qu’il tienne ses engagements et apporte toutes les garanties pour que cessent ces souffrances animales insupportables » .

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